Musée des confluences

Des cabinets de curiosités au musée et à la science moderne

Autour de l'exposition Dans la chambre des merveilles

Table ronde
Gratuit, sans réservation

Pascal Duris, Professeur en épistémologie et histoire des sciences, Université de Bordeaux
Myriam Marrache-Gouraud, professeur en littérature, Université de Poitiers
Krzysztof Pomian, philosophe et historien
Antonella Romano, historienne des sciences, directrice d’études à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales, Paris, directrice du Centre Alexandre Koyré, CNRS- EHESS- MNHN

Animation : Dominique Moncond’Huy, professeur de littérature, Université de Poitiers

Séances de dédicaces à la librairie du musée à 21h

Apparus en Italie, les cabinets de curiosités sont d’abord l’apanage de quelques érudits illuminés et curieux qui collectionnent toutes sortes d’objets. Le cabinet est alors une sorte de miroir du monde en réduction, un lieu de contemplation solitaire, dévolu à la mélancolie, dont les rares spectateurs sont choisis. Au 18e siècle, on assiste à une spécialisation des collections et à une disposition plus rationnelle de leur présentation. On délaisse l'entassement d'objets hétéroclites pour s'orienter vers leur classement par discipline, comme le suggérait Diderot, dans un souci d'encyclopédisme. Puis au 19e siècle, le classement scientifique se substitue aux classements aléatoires. Se séparent ainsi les domaines de la raison et de l'imagination, de la science et du merveilleux, qui aboutiront à des collections artistiques dans les musées d’art et scientifiques dans les muséums.

 

légende : frise de papillons dans l'exposition Dans la chambre des merveilles, musée des Confluences, crédit photo Olivier Garcin