Musée des confluences

Des droits pour la nature ?

Jeudi 8 novembre | 19h      

Avec Valérie Cabanes, juriste

D’ores et déjà, les dérèglements en cours attisent injustices et tensions géopolitiques tandis que les saccageurs de la planète restent impunis.

Aussi est-il urgent de revendiquer de nouvelles formes de responsabilité et de solidarité. Urgent de redéfinir un nouveau sens et de nouveaux cadres à l’action humaine au sein des limites planétaires. Le droit international doit se métamorphoser et s’universaliser autour d’une nouvelle valeur pivot, l’écosystème Terre, en reconnaissant un cinquième crime international, le « crime d’écocide » et en permettant que des écosystèmes deviennent des sujets de droit. Ce basculement normatif mais aussi philosophique concernant le droit de la nature à exister pour elle-même et à maintenir ses cycles et systèmes écologiques pourrait sans doute encourager l’humanité à jouer un rôle plus protecteur vis-à-vis des autres formes de vie car il aurait la responsabilité de défendre leur valeur intrinsèque au-delà de ses intérêts immédiats.

Valérie Cabanes est juriste en Droit International spécialisée dans les Droits de l’Homme. Elle est impliquée dans la défense des droits des peuples autochtones et mène un plaidoyer pour la reconnaissance des droits de la nature et du crime d’écocide. Elle a publié Un nouveau Droit pour la Terre, pour en finir avec l’écocide (Seuil, 2016) et Homo Natura, en harmonie avec le vivant (Buchet/Chastel, 2017).

Dédicace à la boutique à l'issue de la conférence.