Musée des confluences

Voir en grand 2018 | en lien avec les expositions

Le vendredi 23 mars

A 11h : La Vie contaminée de David Desramé et Dominique Maestrali (France), France, 2000,54 min, VOSTF
En lien avec l’exposition Venenum, un monde empoisonné

Le 26 avril 1986, la centrale de Tchernobyl explosait. Coincée entre la Pologne, la Russie et l’Ukraine, la Biélorussie est le pays qui a le plus été touché par le nuage radioactif. Frappée par la crise économique des années 1990, soumise à un pouvoir politique centralisateur qui l’a isolée des États occidentaux, la Biélorussie a dû affronter, seule, les conséquences de cette catastrophe, dont on dit encore, quinze ans plus tard, qu’elle « est un arbre qui pousse ». Guidé par le témoignage de sa population, ce film propose de dresser l’état des lieux d’un pays dont la terre et les eaux distillent un poison redoutable pour les corps comme pour les esprits. Un pays où la catastrophe est encore à venir.
Festival international Jean Rouch 2001 : Mention spéciale du jury international, Grand prix du festival du film sur l'environnement 2001 et Grand Prix de l'UNESCO 2001.

Rencontre avec les réalisateurs David Desramé et Dominique Maestrali.
Discussion avec Roland Desbordes et Sylviane Poulenard, CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité, Valence).


A 14h : La Terre abandonnée de Gilles Laurent (Belgique), Belgique, 2016, 73 min, VOSTF
En lien avec l’exposition Venenum, un monde empoisonné

Cinq ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, le village de Tomioka est toujours vide de ses quinze mille habitants. Pourtant quelques rares individus sont revenus sur cette terre brûlante de radiations. Alors que les travaux de « décontamination », orchestrés par le gouvernement nippon, semblent dérisoires et vains face à l'étendue du séisme tant humain qu'écologique, l'existence apparemment déraisonnable mais paisible de ces irréductibles nous rappelle qu'un bout de terre est, en dernière analyse, notre lien le plus sûr au monde.
Festival international Jean Rouch 2017 : Mention spéciale du jury international

Discussion avec Roland Desbordes et Sylviane Poulenard, CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité, Valence).


A 17h : La Colère dans le vent d'Amina Weira (Niger), France, 2016, 54 min, VOSTF
En lien avec l’exposition Touaregs

« Dans ma ville d’origine, Arlit, au nord du Niger, Areva exploite l’uranium depuis 1976. Aujourd’hui, une bonne partie de cette région est contaminée. La radioactivité ne se voit pas et la population n’est pas informée des risques qu’elle encourt. Mon père, travailleur de la mine d’uranium en retraite, est au cœur de ce film. Il dépoussière les souvenirs des trente-cinq années de son passage à la mine. Grâce à lui, je vais aussi à la rencontre d’autres travailleurs. » (Amina Weira)
Festival international Jean Rouch 2017 : sélection à la compétition internationale.

Discussion avec Roland Desbordes et Sylviane Poulenard, CRIIRAD (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité, Valence)


En partenariat avec le Festival international Jean Rouch du film ethnographique.

Affiche du film