Musée des confluences

Voir en grand | société et environnement

Le samedi 24 mars | de 11h à 18h45

« Des films documentaires qui cherchent l’homme » (Edgar Morin), est ce qui caractérise le mieux le travail du réalisateur documentariste Florian Geyer. Depuis 2002, il filme le quotidien de ses semblables, en France comme à l’étranger, en pratiquant une démarche associant cinéma et ethnologie. Une démarche complexe et exigeante, qui l’oblige à renouveler constamment sa curiosité, à développer une approche respectueuse et empathique, ainsi qu’une écoute et une rigueur, un art précis du récit en images et en mots… Lors de discussions en compagnie de Florian Geyer et le public seront abordées les différentes étapes de la fabrication de deux de ses films les plus récents.

A 11h : Garçon boucher de Florian Geyer (France), France, 2013, 49 min, VF
Miguel, 17 ans, entre en contrat d’apprentissage. Fils d’immigré portugais, la dégaine des quartiers, il est à l’opposé de l’image que cherchent à perpétuer les bouchers. Au programme de sa formation, à l’école et en boutique, une «rééducation» quasi militaire : port de l’uniforme, polissage du langage, maîtrise de l’anatomie et des techniques de découpe. Miguel devra surmonter différentes épreuves pour être admis dans les ordres de la corporation. Échec ou réussite, sa métamorphose est en marche.
Festival international Jean Rouch 2014 : prix du Patrimoine culturel immatériel - Mission à l’ethnologie, Ministère de la Culture et de la Communication

A 15h : Plaquages de Florian Geyer (France), France, 2017, 52 min, VOSTF
Ils sont jeunes et puissants. Ce sont des rugbymen professionnels. Une carrière courte. Un engagement physique et mental extrême. Le LOU est un club de rugby lyonnais où l’on prépare, où l’on façonne et répare les joueurs. La caméra s’immisce dans les rouages de la machine sportive, mondialisée et commerciale. Elle capte la petite musique des corps des athlètes que l’on forme au combat, sans jamais perdre de vue qu’ils sont des hommes.
Festival international Jean Rouch 2017 : sélection à la compétition internationale. Rencontre avec le réalisateur Florian Geyer

A 17h : Armastuse maa (La Terre de l’amour) de Liivo Niglas (Estonie), Estonie, 2016, 78 min, VOSTF
Louri Vella appelle « Terre de l’amour » une forêt de la toundra sibérienne où ses rennes s’accouplent à l’automne. C’est aussi un territoire de chasse pour les employés de la compagnie pétrolière Lukoil. Louri lutte, depuis longtemps, pour les faire partir car le bruit des voitures et des tirs dérange les animaux. Que ce soit en écrivant des poèmes ou en filmant les intrus, Louri défend le territoire nénètse avec passion et détermination.
Festival international Jean Rouch 2017 : prix Fleury doc. – Spip Essonne, Drac île de France, Ethnoart


En partenariat avec le Festival international Jean Rouch du film ethnographique.

Extrait du film Plaquages de Florian Geyer