l'égyptologie

La collection d’égyptologie compte environ 4 900 objets.

L'essentiel provient des prospections en Egypte du muséum d'histoire naturelle de Lyon, avec Louis Lortet (directeur entre 1870 et 1909) et Claude Gaillard (directeur entre 1909 et 1939). Des fouilles ont lieu en 1906 avec Gaillard et Lortet, en 1907-1908 à Karnak avec Lortet, en 1923 à Kom Ombo. Ernest Chantre, sous-directeur du muséum de 1879 à 1909, enrichit ainsi la collection égyptienne de silex.

Des collaborations étroites se nouent entre Louis Lortet et l'égyptologue Gaston Maspéro, directeur du Service des Antiquités égyptiennes, qui permettent à chacun d'étudier leurs fouilles respectives. A l'issue de ses fouilles à Antinoë, Albert Gayet procure quant à lui au musée une centaine de tissus et une dizaine de momies humaines. La collection s’enrichit également grâce à quelques dons et achats.

La collection égyptienne du musée Guimet concerne davantage la période de l'Ancien et du Nouvel Empire : certaines pièces proviennet des fouilles de Koptos effectuées 1910-1911 par R. Weill et Adolphe Reinach. Lors du partage des collections Guimet en 1978, une majorité de pièces revient au Musée des Beaux-Arts de Lyon, tandis que restent au msuée des Confluences des pièces tardives de la Basse Époque.

C'est grâce à ces fouilles et à ces collaborations que le musée des Confluences possède aujourd'hui environ 2 500 momies animales, qui constituent la collection la plus importante au monde après le musée du Caire : cette collection fait l'objet aujourd'hui du projet de recherche MAHES, qui a notamment impliqué de radiographier l'ensemble des momies. Le musée conserve également une belle collection prédynastique issue des fouilles des nécropoles d'Abydos et de Nagada : vases en céramique rouge, palettes à fard, statuettes d’hommes et de femmes « dansants », sans oublier les deux célébrités que sont les deux hommes barbus.

Cette collection d'égyptologie a fait l'objet de nombreux prêts et expositions : un des hommes barbus a ainsi été exposé récemment au Louvre-Lens dans l'exposition Formes. Elle a également donné lieu à de nombreuses recherches : la collection d'une cinquantaine de momies humaines permet par exemple de brosser l’évolution des techniques de momification, de la période prédynastique (momies desséchées naturellement) jusqu’aux Ve-VIIe siècles après J.-C. avec les momies d’Antinoé.