Musée des confluences

Femme florès (reconstitution)

 

description

Cette représentation d'une femme florès d’une trentaine d’années, qui aurait vécu il y a environ -18 000 ans, fait partie d’un ensemble de trois reconstitutions d’hominidées réalisées entre 2011 et 2013 pour le musée des Confluences. Elle constitue une hypothèse d'Elisabeth Daynès et de son équipe à partir de moulages de restes fossiles, en faisant appel à l’expertise de Jean-Noël Vignal, anthropologue médicolégal à l'institut de recherche criminelle et d’autres spécialistes (anthropologues, archéologues, paléontologues, anatomistes, criminologue). Le travail de l’Atelier Daynès est également basé sur des traités d’anatomie et de l’imagerie en 2D et en 3D des fossiles.

Les moulages des restes fossiles donnent la base osseuse du modèle, sur laquelle Elisabeth Daynès sculpte les muscles puis la peau, dont l’épaisseur reste au plus près des muscles afin de rester dans une reconstitution la plus probable possible. Cette base est ensuite moulée avec du silicone pour produire le modèle final, auquel on ajoute des pigments pour la couleur de la peau, de vrais cheveux et poils, des yeux artificiels et des vêtements selon les cas.

Ces reconstitutions très réalistes permettent au public de s’imaginer et de s’approprier les différentes espèces humaines plus facilement qu’à partir de restes humains (fragments de squelettes, tombe reconstituée, momies, etc.). Elles peuvent donner matière à débat auprès des scientifiques, mais aussi mettre mal à l’aise du fait même du réalisme des reconstitutions.

Les restes fossiles d'Homo floresiensis proviennent de la grotte de Liang Bua sur l’île de Florès, en Indonésie.

Ces 3 reconstitutions sont des femmes. La femme florès est à l’origine de ce parti pris : en effet à ce jour, la reconstitution de l’espèce est basée sur la découverte du squelette et du crâne d’un individu féminin. Ce parti pris est également un clin d’œil à l’ADN mitochondrial qui permet la détermination des espèces, et se transmet par la femme.

exposition

La reconstitution de la femme florès est présentée dans l’exposition Origines, les récits du monde, aux côtés de celles d’une femme néanderthalienne et d’une femme sapiens.

L’histoire de nos origines montre que, comme pour toute autre espèce, notre évolution est buissonnante et a connu plusieurs rameaux. Ainsi, ces trois femmes, reconstituées à partir de leurs restes osseux fossiles, représentent les trois espèces humaines qui coexistaient encore il y a 25 000 ans.

L’espèce Homo floresiensis vécut en Indonésie sur l’île de Florès à partir de -95 000 ans. Dotée d’un cerveau évolué, capable de concevoir des outils en pierre, elle chasse et maîtrise l’usage du feu. Cette femme, d’un mètre de haut environ, pesait une trentaine de kilos. La petite taille de son espèce s’explique par un isolement insulaire.

As with every other species, the history of our origins shows that our evolution sprouted many offshoots. These three women, reconstructed from their fossilised bones, are examples of the three human species that coexisted 25,000 years ago.

The species Homo floresiensis lived on the Indonesian island of Flores around 95,000 years ago. Their brains were more highly developed, so they were able to design stone tools, hunt and master the use of fire. This woman was about a metre tall and weighed thirty kilos. The species are small in size because they lived in isolation on an island.

sources complémentaires

bibliographie sélective

liens

 

Éditeur : 
Musée des Confluences (Lyon, France)
Modifié le : 
6 Octobre 2015
Crédits : 
Musée des Confluences (Lyon, France), © 2011 Elisabeth Daynès /Atelier Daynès