Musée des confluences

Femme sapiens (reconstitution)

 

description

Cette représentation d'une femme sapiens, entre 16 à 18 ans, qui aurait vécu il y a -20 600 ans, fait partie d’un ensemble de trois reconstitutions d’hominidées réalisées entre 2011 et 2013 pour le musée des Confluences. Elle constitue une hypothèse d'Elisabeth Daynès et de son équipe à partir de moulages de restes fossiles, en faisant appel à l’expertise de Jean-Noël Vignal, anthropologue médicolégal à l'institut de recherche criminelle et d’autres spécialistes (anthropologues, archéologues, paléontologues, anatomistes, criminologue). Le travail de l’Atelier Daynès est également basé sur des traités d’anatomie et de l’imagerie en 2D et en 3D des fossiles.

Les moulages des restes fossiles donnent la base osseuse du modèle, sur laquelle Elisabeth Daynès sculpte les muscles puis la peau, dont l’épaisseur reste au plus près des muscles afin de rester dans une reconstitution la plus probable possible. Cette base est ensuite moulée avec du silicone pour produire le modèle final, auquel on ajoute des pigments pour la couleur de la peau, de vrais cheveux et poils, des yeux artificiels et des vêtements selon les cas.

Ces reconstitutions très réalistes permettent au public de s’imaginer et de s’approprier les différentes espèces humaines plus facilement qu’à partir de restes humains (fragments de squelettes, tombe reconstituée, momies, etc.). Elles peuvent donner matière à débat auprès des scientifiques, mais aussi mettre mal à l’aise du fait même du réalisme des reconstitutions.

Les restes fossiles d'Homo sapiens proviennent de l'abri Pataud aux Eyzies-de-Tayac-Sireuil en Dordogne (France).

Ces trois reconstitutions sont des femmes. La femme florès est à l’origine de ce parti pris : en effet à ce jour, la reconstitution de l’espèce est basée sur la découverte du squelette et du crâne d’un individu féminin. Ce parti pris est également un clin d’œil à l’ADN mitochondrial qui permet la détermination des espèces, et se transmet par la femme.

exposition

La reconstitution de la femme sapiens est présentée dans l’exposition Origines, aux côtés de celles d'une femme néanderthalienne et d’une femme florès.

L’histoire de nos origines montre que, comme pour toute autre espèce, notre évolution est buissonnante et a connu plusieurs rameaux. Ainsi, ces trois femmes, reconstituées à partir de leurs restes osseux fossiles, représentent les trois espèces humaines qui coexistaient encore il y a 25 000 ans. Notre espèce, Homo sapiens, est arrivée en France il y a près de 40 000 ans. Elle est, entre autres, à l’origine de l’art pariétal. Six autres individus ont été retrouvés dans le même abri sous roche occupé à partir de -35 000 ans.

As with every other species, the history of our origins shows that our evolution sprouted many offshoots. These three women, reconstructed from their fossilised bones, are examples of the three human species that coexisted 25,000 years ago.Our species, Homo sapiens, arrived in France almost 40,000 years ago. They were responsible for the earliest cave paintings, amongst other things. Six other individuals were found in the same rock shelter which was occupied around 35,000 years ago.

sources complémentaires

bibliographie sélective

  • Hublin J.-J. et Seytre B., 2008 - Quand d'autres hommes peuplaient la Terre : nouveaux regards sur nos origines. Flammarion.
  • Otte M., 2010 - Cro Magnon : aux origines de notre humanité. Perrin.
  • Otte M. (Dir.), 2014 - Néandertal - Cro Magnon : la Rencontre. Errance.
  • Picq P., 2003 - Au commencement était l'homme, de Toumaï à Cro-Magnon. Odile Jacob

liens

 

 

 

 

 

Éditeur : 
Musée des Confluences (Lyon, France)
Modifié le : 
27 Avril 2015
Crédits : 
Musée des Confluences (Lyon, France), © 2013 Elisabeth Daynès /Atelier Daynès