l'iconothèque

L'iconothèque du musée des Confluences est riche de plus de 120 000 documents. Elle est conservée au Centre de conservation et d'étude des collections et rassemble plusieurs typologies de documents : photographies, estampes et dessins, affiches, cartes et plans.

Bien que largement numérisé, cet ensemble a été peu diffusé et reste assez largement méconnu. Dans le respect des droits existants, mais aussi dans une perspective d'ouverture des données culturelles, le musée des Confluences met progressivement en ligne ces images.

photographies

Avec plus de 100 000 pièces des années 1860 à nos jours, les photographies constituent l'essentiel des fonds iconographiques. Elles ont pour la plupart été réalisées dans le cadre des activités du musée : inventaire, chantier des collections, expositions, restaurations, fouilles paléontologiques et archéologiques, missions ethnographiques, etc.

Elles se présentent sous forme de plaques de verre positives et négatives, de tirages papier noir et blanc et couleur, de négatifs sur film souple, de diapositives couleur et, depuis plus de 10 ans, de supports numériques (Cd-rom, disque dur, serveur).

portrait d'Ernest Chantre

Parmi les fonds publics, on peut citer :

  • le fonds du musée des Confluences, produit en majorité par les différents photographes du musée qui se sont succédé pour documenter les objets de collections et les différents événements : citons parmi eux Patrick Ageneau, Benoît Lapray, Jennifer Plantier, Mathias Benguigui et Quentin Lafont. Olivier Garcin, iconographe du musée depuis 2013, est également l'auteur de près de 20 000 photographies consacrées à l'inventaire des objets de collection, aux derniers mois du chantier du musée, ainsi qu'aux montages d'expositions permanentes et temporaires.
  • le fonds du muséum d'histoire naturelle de Lyon, qui comporte plusieurs photographies isolées et 3 albums : il est pour partie conservé aux Archives départementales du Rhône, en sous-série 4T et dans le versement 3757W. Le reste du fonds est conservé au CCEC et permet de documenter l'histoire des bâtiments, du personnel, des collections, des activités et de la muséologie.
  • le fonds du musée colonial de Lyon, qui compte de nombreux tirages papier sur l'Afrique du Nord et le Proche-Orient. Lorsqu'elles étaient exposées entre 1927 et 1968, ces photographies ont souvent été collées sur des panneaux en masquant les légendes, ce qui rend leur provenance et leur description difficile.
  • le fonds Ernest Chantre, sous-directeur du muséum d'histoire naturelle de Lyon à la fin du XIXe siècle : de ses missions archéologiques réalisées entre 1879 et 1904 en Syrie, Haute-Mésopotamie, au Kurdistan, en Arménie russe, en Asie mineure et en Egypte, Chantre a rapporté plus de 2 000 photographies sur plaques de verre, tirages papier contrecollés et albums reliés de photo-cartes. Elles représentent des fouilles, des paysages et de nombreux portraits anthropologiques. Chantre a également donné 40 photographies sur le Japon qui ont été publiées, en lien avec l'exposition les trésors d'Emile Guimet.
  • le fonds Blaise Adilon : ce photographe a été missionné par le département du Rhône pour suivre le chantier du musée des Confluences entre février 2011 et décembre 2013 : en résultent près de 4 200 photographies de grande qualité sur l'architecture du musée en cours de réalisation. Ce fonds a été récemment complété par 130 prises de vues de matières et d'objets pour alimenter la charte graphique du musée. Il peut être utilement complété par le forum du site international consacré à l'architecture, skyscrapercity, qui a ouvert depuis septembre 2009 un sujet consacré au musée : il compte aujourd'hui 143 pages !
  • le fonds Pierre-Olivier Deschamps, agence VU' : 1 200 photographies de 300 objets ont été réalisées par ce photographe en 2014, notamment pour illustrer le guide papier du musée.

Ces fonds publics sont complétés par des dons et acquisitions de diverses natures : fonds privés qui accompagnent l'entrée d'une collection, fonds historiques qui complètent des fonds existants, ensembles documentaires sur un domaine ou une thématique du musée, etc.

Parmi ces fonds privés, on peut citer :

  • le fonds Roland Bonaparte, qui se compose de 167 photographies anthropologiques de la fin du XIXe siècle réunies en 5 albums : Asie, Peaux-rouges, Hottentots, Laponie, Afrique. Ce fonds est complémentaire des 200 albums que la Société de géographie a déposés à la BNF.
  • le fonds Louis Desplagnes (1878-1914) : ce fonds, donné en 2009, témoigne de la mission archéologique et ehtnographique menée en Afrique par ce lieutenant de l'infanterie coloniale. En 1904-1905, Desplagnes visite notamment le Niger, la Haute-Volta et le Dahomey où il prend des photographies du pays Dogon, dont il est le découvreur occidental. Son parcours a été retracé par Ferdinando Fagnola dans son ouvrage Voyage à Bandiagara, qui reproduit 380 photographies.
  • la collection Goudal comprend 25 photographies sur plaque de verre de l'expédition arctique du duc d'Orléans en 1905. Elles ont été mises en ligne en lien avec l'exposition A la conquête du pôle Sud, car Amundsen et le duc d'Orléans ont utilisé un même navire, la Belgica, lors de leurs explorations en Arctique et en Antarctique.
  • le fonds Charles Renel : enseignant à Madagascar au début du XXe siècle, il a réalisé de nombreuses photographies sur plaque de verre qui portent sur l'histoire des religions, mais aussi sur l'installation d'écoles et d'autres équipements par l'administration coloniale.
  • le fonds Aldo Lo Curto : ce médecin italien a réalisé de véritables reportages lors de ses missions humanitaires en Amérique du Sud et en particulier au Brésil. Près de 1 600 diapositives couleur témoignent de la vie quotidienne de plusieurs ethnies dans les années 1990-2000. Ce fonds accompagne et documente des collections de parures de plumes et d'autres objets.
  • le fonds ARgile : il accompagne 2 donations de céramiques africaines effectuées en 2013 et 2014 par l'association ARgile à l'initiative de Camille Virot. Il comprend des ourvages, des dossiers documentaires, mais aussi 1 149 photographies qui documentent le quotidien dans les villages africains et le travail des potières. Une partie de ces photographies est présentée dans l'exposition Potières d'Afrique et certaines ont été mises en ligne parmi les ressources de l'exposition.

Bateau la Belgica lors de l'expédition arctique de 1905

estampes et dessins

Les estampes sont pour l'essentiel issues des recueils de planches de la bibliothèque, qui compte plusieurs dizaines de milliers d'eaux-fortes, burins, lithographies et autres aquatintes. La bibliothèque ayant toujours été conçue pour accompagner et documenter les collections, il est logique qu'on y retrouve des représentations leur correspondant : oiseaux, mammifères, insectes, mollusques, paysages, portraits ethnographiques, relevés archéologiques, etc.

10 000 environ ont été numérisées et sont progressivement mises en ligne.

Il n'est pas plus étonnant de retrouver nombre de dessins naturalistes dans les fonds du musée. La plupart accompagnent des collections qui sont entrées au muséum d'histoire naturelle de Lyon puis au musée des Confluences. On peut citer par exemple les dessins de crânes par Ernest Chantre, ceux d'insectes par Lepesme, ou encore les quelques dessins de coquilles par Terver.

D'autres dessins isolés ont été réalisés par des amateurs de la grande salle du muséum ou du parc de la Tête d'Or voisin.

Il faut enfin signaler que les collections ethnographiques comportent de nombreux dessins, qui relèvent des collections patrimoniales et non de l'iconothèque. C'est le cas par exemple d'un ensemble de dessins asiatiques dans la collection de la Propagation de la Foi.

affiches

Le musée conserve essentiellement les affiches de ses expositions permanentes et temporaires depuis 1969 : elles font partie des archives publiques des expositions, tout comme les photographies sur diapositives, tirages papier et support numérique prises lors des événements.

cartes et plans

Le fonds est relativement modeste et comporte principalement des cartes géologiques et géographiques, indispensables aux campagnes de fouilles. On trouve également dans les fonds du musée colonial de Lyon des cartes des anciennes colonies françaises, qui éclairent l'histoire de la colonisation, certaines missions scientifiques et des fonds photographiques.

A noter que les plans du bâtiment Guimet sont pour l'essentiel conservés aux Archives municipales de Lyon, ce qui est logique puisque le muséum d'histoire naturelle de Lyon a été municipal jusqu'en 1991. Dans les fonds plus récents qui n'ont pas encore été classés, on trouve également des plans du nouveau bâtiment, ceux des scénographies et des élévations de vitrines.