Musée des confluences

Cérémonie du thé

 

description

  • Cérémonie du thé
  • 茶の湯 (châ no yû)
  • timbre humide : collection Ernest Chantre

Au XVe siècle, Murata Juko, maître de thé au service du shogun Ashikaga Yoshimitsu, s'insurge contre la sophistication jugée outrageuse et opulente et fastidieuse de la cérémonie du thé en provenance de Chine, peu adaptée à l'esprit et aux coutumes du Japon. En lui appliquant les principes du bouddhisme Zen, les ustensiles luxueux se voient remplacés par des objets en bambou d'une grande sobriété, plus durable et moins vaniteux.

Sen no Rikyu (1522-1591) influence la cérémonie du thé en prônant un idéal d'harmonie avec la nature, de respect et d'humilité dans la pratique, de recherche de sérénité et de pureté dans le geste. Il dessine un nouveau salon de thé (茶室 chashitsu), plus modeste, construit dans des matériaux et des styles très sobres, proches de ceux des ermitages de montagne et doté d'une minuscule ouverture (躙口 nijiriguchi).

Les successeurs et disciples de Sen no Rikyu fondent trois écoles, Omotesenke, Urasenke et Mushakojisenke.

Précisions sur le sujet : les principaux ustensiles sont le bol à thé (chawan 茶碗), la boite à thé en céramique ou en bois laquéle (chaire 茶入れ ou natsume 棗) contenant la poudre de thé verte (matcha 抹茶 ), le fouet de bambou pour le thé (chasen 茶筅) et la fine spatule en bois de bambou dosant et versant la poudre de thé (chashaku 茶杓), la bouilloire (kama 釜), le carré de soie (fukusa 袱紗) utilisé pour le rituel du nettoyage de l'écope, du natsume et pour tenir la bouilloire et son couvercle, la longue louche en bambou dotée d'un nodule au centre du manche (hishaku 柄杓), le pichet d'eau pure (mizusashi 水差し) versé dans la bouilloire pour la chauffer et le réceptacle des eaux de rinçage (kensui 懸垂). Un autre carré de tissu en toile de lin ou de chanvre (chakin 茶巾) est également utilisé pour le rituel du nettoyage du bol après rinçage. Ces femmes portent un kimono de soie à motifs noué d'une ceinture obi et chaussées de tabi blanches (chaussettes japonaises traditionnelles).

La description a été réalisée par Elodie Paillet.

bibliographie

  • Estèbe Claude, Collection de 40 photographies japonaises du fonds Chantre, rapport d'expertise réalisé pour le musée des Confluences, 2013, 11 p. (cote Amus3267)
  • Paillet Elodie, Collection Ernest Chantre, lot de quarante photographies du Japon, étude réalisée pour le musée des Confluences, 2013, 24 p. (cote DOC000025)

sources complémentaires

liens

relation

Ensemble de 40 photographies du Japon acquises par Ernest Chantre (1843-1924), sous-directeur du muséum d'histoire naturelle de Lyon (1879-1909).

source

Fonds Ernest Chantre.

 

 

 

 

Éditeur : 
Musée des Confluences (Lyon, France)
Modifié le : 
20 Février 2015
Crédits : 
musée des Confluences (Lyon, France), domaine public