Musée des confluences

Combat de sumo

 

description

  • Combat de sumo
  • 相撲 (sumo)
  • timbre humide : collection Ernest Chantre

Scène de genre sur le spectacle de lutte japonaise, le sumo (相撲) met en scène l'affrontement de «géants » suivant un certain nombre de rites traditionnels. Mentionné pour la première fois en 712 dans le Kojiki 古事記 (Récit des Temps Anciens), relatant la victoire de deux dieux anciens Takemikazuchi contre Takeminakata, lors d'un combat de sumo. L'issue du combat remporté par Takemikazuchi permet au peuple d'obtenir la possession des îles japonaises et la constitution de la famille impériale. Dans le Nihon Shoki (720) le combat sous l'empereur Suinin (垂仁天皇, Suinin Tennô ; -29 - 70) opposant Nomi-no-Sukune et Taima-no-Kuehaya, marque l'origine du sumo. Dès le VIIIe siècle, sont introduits les tournois annuels de sumo dans les cérémonies de la Cour Impériale, accompagnés de musique et de danses.

Ces deux lutteurs dits お相撲さん (o sumo-san) ou 力士 (rikishi) pouvant aller de 70 à 280 kg, s'affrontant sur des tatami 畳, sont coiffés d'un chignon (丁髷, chonmage) et vêtus du mawashi (廻し) une ceinture ou bande de tissu serrée autour de la taille et de l'entrejambe de 9 à 14 mètres suivant leur corpulence, qui constitue la seule prise solide autorisée pendant le combat. L'issue du combat est donnée par la sortie du cercle de ballots de paille délimité sur 4,55 m de diamètre, ancrés dans l'arène dohyô (土俵), une plateforme carrée faite d'argile tassée, d'une hauteur de 34 à 60 cm, par l'un des combattants ou en raison de son contact avec le sol par une autre partie du corps autre que la plante des pieds.

Le combat débute au signal de l'arbitre (行司, gyôji ) présentant la face intérieure de son éventail (軍配, gunbai), debout sur le dohyô, à l'instar des juges (審判, shinpan) et des présentateurs (呼出, yobidashi) qui appellent les lutteurs à monter sur le dohyô, après que ceux-ci aient chassé les esprits par shiko (四股) en frappant le sol avec les pieds par la force d'impulsion et la pesanteur de l'élévation. Puis en signe de purification, ils prennent une poignée de sel et la lancent sur le cercle de combat, kiyome no shio (清めの塩) ou boivent et recrachent une grande gorgée d'eau (力水, chikara-mizu). Après une phase d'observation (仕切り, shikiri), les lutteurs posent les mains au sol en guise de salut et d'acceptation du combat. L'action photographiée ici se nomme tachi-ai (立ち会い) et constitue le premier contact entre les deux adversaires (当たり, atari). 82 prises dites kimarite (決まり手) sont autorisées.

La description a été réalisée par Elodie Paillet.

bibliographie

  • Estèbe Claude, Collection de 40 photographies japonaises du fonds Chantre, rapport d'expertise réalisé pour le musée des Confluences, 2013, 11 p. (cote Amus3267)
  • Paillet Elodie, Collection Ernest Chantre, lot de quarante photographies du Japon, étude réalisée pour le musée des Confluences, 2013, 24 p. (cote DOC000025)

sources complémentaires

liens

relation

Ensemble de 40 photographies du Japon acquises par Ernest Chantre (1843-1924), sous-directeur du muséum d'histoire naturelle de Lyon (1879-1909).

source

Fonds Ernest Chantre.

 

 

 

 

Éditeur : 
Musée des Confluences (Lyon, France)
Modifié le : 
24 Février 2015
Crédits : 
musée des Confluences (Lyon, France), domaine public