Musée des confluences

Daishô (paire) de lames dans sa boîte

 

cartel

Au cours de la période Edo, sabres, armures, casques et bannières outrepassent leurs fonctions militaires pour devenir des signes de la richesse et du rang. La beauté de ces armes et les cérémonies qui exaltent le pouvoir exercent sur le peuple une fascination propre à conforter l’ordre en place. La paire de sabres (daisho) est formée d’un sabre long (katana) et d’un sabre moyen (wakizashi). Porté par les samouraïs et les personnes de haut rang, le daisho est l’arme du guerrier par excellence et l’insigne de son rang.

description

« Ensemble de deux sabres (katana et wakizashi), l’un long et l’autre court, porté par les samurai et personnes de haut rang, depuis la période Muromachi jusqu’en 1876, date à laquelle le port du sabre fut interdit, sauf pour les militaires » (Louis Frédéric, Le Japon, Dictionnaire et Civilisation). Le sabre court se portait aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur tandis que le sabre long devait être déposé dès l’entrée.

précision

Les lames sont signéee Minamoto Hisamichi. Hisamichi fait partie de l'école Mishina de Kyôto. La 3e génération devient maître de la lignée en 1717 et meurt le 20 du 9e mois de 1769 à 71 ans. Il fut très apprécié du bakufu et en reçut plusieurs commandes. Il utilise dans sa signature le chrysanthème au début de sa carrière et plus tard le chrysanthème en branche comme dans ces sabres.

 

 

Crédits : 
Musée des Confluences (Lyon, France)