Musée des confluences

Fragment de mâchoire de Néanderthalien

 

description

Ce reste fossile provient du site de La Quina à Gardes-le-Pontaroux en Charente. Il a été donné au muséum d'histoire naturelle de Lyon par Claudius Côte en 1926, à la suite des échanges et des fouilles menées avec Léon Henri-Martin.

exposition

Ce fragment de mâchoire d'Homo neanderthalis est présenté dans l'exposition Origines.

L’ancêtre commun à tous les primates remonte à plus de 60 millions d’années. Il nous a légué, entre autres, le pouce opposable qui permet d’attraper et de tenir. Parmi le groupe des singes qui va considérablement se diversifier, notre branche humaine va elle-même former de nombreux rameaux. Parmi les humains qui ont été nos contemporains figure Homo neanderthalensis. Notre espèce, Homo sapiens, l’a côtoyé en Europe pendant plus de 10 000 ans.

Par sa vie sociale, ses cultures, ses pratiques funéraires, sa conscience ou sa pensée, Homo neanderthalensis est un être humain à part entière.

The common ancestor of all primates goes back more than 60 million years. One of the traits we inherited from it, among others, was the opposable thumb that enables us to grasp and
hold. This group of monkeys went on to become greatly diversified and our human branch of it also formed numerous offshoots. Homo neanderthalensis were among the humans that were our contemporaries. Our species, Homo sapiens, existed alongside them in Europe for more than 10,000 years.

By virtue of its social organisation, culture, burial practices, conscience and thought, Homo neanderthalensis can be regarded as a complete human being.

sources complémentaires

archives

  • Carnet de notes et correspondance de Claudius Côte (1930-1933, non coté).
  • Échanges de restes fossiles du site de fouille de La Quina entre Claudius Côte et Léon Henri-Martin, étude scientifique par Christine Verna : note de synthèse, copies du carnet de Claudius Côte sur les fouilles de la Quina (23/10/2006, cote Amus1085).

Le carnet de notes de Côte (1930-1933) comporte des photographies des fouilles de la Quina, dont un cliché de lui-même avec Léon Henri-Martin. Côte commence à rechercher des restes fossiles pour le muséum de Lyon en 1925, avec l'aide financière de Claude Gaillard, directeur du muséum (1909-1939). Il contacte pour ce faire de nombreux scientifiques, parmi lesquels Léon Henri-Martin qui effectue des fouilles sur le site de La Quina. Des caisses de silex et de restes sont envoyées au muséum en 1926-1927 et en 1930-1932. Côte fouille lui-même avec Henri-Martin en 1928, 1930 et 1933, comme en témoignent les photographies dans son carnet. Le fragment de mâchoire de Néanderthal (inv. 30001598) entre en 1926, tandis que celle d'Homo sapiens (inv. 30002006) fait probablement partie d'un don de la veuve de Claudius Côte en 1960.

bibliographie sélective

 

Modifié le : 
28 Août 2015
Crédits : 
musée des Confluences (Lyon, France), CC BY-SA