Musée des confluences

L'art et la machine à Epoqu'Auto

 

exposition

Cette page est publiée en écho à l'exposition L'art et la machine présentée au musée des Confluences (13/10/2015-24/01/2016) :

  • les sculptures de Pierre Bissuel peuvent faire penser à Accumulation Renault n°153 "La Cathédrale", composée par Arman à partir d'ailes de R16 soudées (1968, prêt de la Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Paris, inv. DDR 1655) ;
  • les ensembles de roues et jantes renvoient à la série de hauts-parleurs de l'oeuvre Sans Titre de Richard Baquié (prêt du FRAC Languedoc-Roussillon, inv. 91030396), au tableau de František Kupka L'acier travaille (1927-1928, prêt du Centre Pompidou, musée national d'art moderne, en dépôt au musée dArt moderne et contemporain de Strasbourg, inv. AM 4193 P), ou encore aux nombreuses photographies de roues et d'engrenages présentées dans l'exposition.

présentation

La démocratisation de la culture s'entend souvent, de la part du ministère de la Culture et des responsables des institutions culturelles, comme une volonté d'élargir les publics au-delà du cercle des habitués des musées, médiathèques et autres salles de spectacles. Elle pourrait également s'entendre comme une volonté d'élargir les horizons des professionnels de la culture à d'autres lieux plus improbables.

Le salon Epoqu'Auto, qui se tient chaque année à Eurexpo, est l'un de ces lieux de culture moins officiels où l'on rencontre des passionnés de véhicules anciens, dont beaucoup témoignent d'un savoir encyclopédique sur leur sujet de prédilection.

Au détour des stands de fondations, clubs et vendeurs de pièces détachées, on croise des créations dérivées de cette passion qui font parfois penser aux oeuvres ou aux thématiques de l'exposition L'art et la machine, voire du musée des Confluences :

  • des chaises, tables, lampes et autres objets de mobilier sont ainsi réalisés à partir de bidons d'essence, de pièces de carrosserie ou de sièges de voitures ;
  • nombre de modèles de véhicules inspirent également des peintres, des dessinateurs ou encore des photographes qui composent des tableaux, des affiches, des cartes postales ou des plaques émaillées ;
  • on y rencontre également des répliques en bois, en émail ou en porcelaine de véhicules transformés en objets décoratifs ;
  • le stand de l'Aventure Peugeot présentait cette année des sculptures de Pierre Bissuel, qui conjuguent à la fois le bestiaire et la machine en réutilisant des pièces mécaniques pour composer un mérou, un canard ou un mouton des plus réussis. Un grand lion, réalisé cette année à partir des pièces d'une Peugeot 404 cabriolet, accueillait le visiteur de manière spectaculaire. On rêve de croiser ses créations avec le bestiaire naturalisé du musée...
  • enfin, il arrive que sans aucune intention artisitique, un choc esthétique inattendu surgisse de l'accumulation de pièces semblables chez un revendeur spécialisé : c'est le cas par exemple des roues en bois et jantes de compétition présentées sur deux stands.

Fascination des machines, machine à l'oeuvre ou encore ironie de machines réinterprétées, customisées ou détournées : ce type de salon est riche de toute une culture non muséale et de parcours de collectionneurs qui peuvent aussi faire le bonheur de professionnels du patrimoine un peu curieux. La passion de Paul Ardenne pour les belles mécaniques à deux roues n'a-t-elle pas donné lieu à la très belle exposition Motopoétique au MAC de Lyon en 2014 ?

                                                                                                                                                                                                                                                                   

Modifié le : 
30 Novembre 2015
Crédits : 
musée des Confluences (Lyon, France), domaine public