Musée des confluences

Licornes

 

légende

  • Tab. XII
  • Monoceros Unicornu Einhorn (en haut et en bas), Capricorn Marin Meer Steinbock

description

Superposition de trois licornes. La première est en mouvement, la seconde représente un capricorne marin, la dernière comporte en arrière plan des cavaliers.

Cette planche correspond à la fois à l'époque et à l'esprit des cabinets de curiosités du XVIIe siècle, dont certains présentaient des monstres réels (animaux à deux têtes, moutons à cinq pattes), ou imaginaires comme les licornes, les chimères ou les griffons.

exposition

Cette planche est présentée dans l'exposition temporaire Venenum, un monde empoisonné (15/04/2017-07/01/2018).

Confrontée à la mystérieuse puissance des poisons, l’humanité a recherché les moyens de s’en prémunir et d’en contrer les effets. Les pratiques antiques ont durablement ancré la croyance dans un pouvoir des substances considérées comme magiques. Certains objets passaient pour protéger ou guérir des poisons, soit en révélant leur présence, soit en neutralisant leur toxicité.

Confronted with the mysterious power of poisons, humanity has searched for ways to protect itself and counter the effects. Ancient practices created a lasting belief in the power of the substances considered to be magical. It was thought that certain objects could protect against or treat poisoning, either by revealing their presence or neutralising their toxicity.

Au Moyen Âge, la corne de licorne passe pour purifier les boissons empoisonnées. Aussi, les nobles vivant dans la crainte d’être victimes du poison, achètent à prix d’or ce qui n’est en réalité qu’une dent de narval. Bien que son pouvoir ait été contesté dès 1582 par Ambroise Paré, les apothicaires en vendent, en morceaux ou en poudre, jusqu’à la fin du 18e siècle.

In the Middle Ages, it was thought that a unicorn’s horn could purify poisoned drinks. People of the nobility, who lived in fear of being poisoned, paid huge sums for objects that were in reality the teeth of the narwhal. Even though their power was called into question as early as 1582 by Ambroise Paré, apothecaries sold them, in pieces or powder form, until the end of the 18th century

relation

Extr. Jonston Jan, Merian Matthäus, Theatrum universale omnium animalium etc., Heilbronn, Eckerbrecht, 1755.

source

Bibliothèque du musée des Confluences.

 

 

 

 

Éditeur : 
Eckebrecht Franciscus Joseph (Allemagne - Heilbronn)
Modifié le : 
7 Avril 2017
Crédits : 
musée des Confluences (Lyon, France), domaine public