Musée des confluences

Masque anthropomorphe

Masque Sud-ouest du Cameroun, population bafo. Don d’Ewa et Yves Develon, inv. 2018.14.35, musée des Confluences (Lyon, France), crédit photo Olivier Garcin

 

utilisation

Peu d'informations sont disponibles sur la fonction des masques bafo, dont on connaît un corpus d'une dizaine d'exemplaires, entrés pour la plupart en collection dans les années 1930. L'un des plus anciens a été collecté en 1897-1898 par Ludwig Conradt et se trouve aujourd'hui conservé au musée d'Ethnographie de Berlin. Bettina von Lintig (2006) suggère une utilisation dans le cadre des sociétés secrètes isango qui, jusqu'à leur interdiction par le gouvernement allemand en 1899, jouaient un rôle social, religieux, judiciaire de premier plan dans les régions forestières au sud-ouest du Cameroun.

exposition

  • Ce masque est actuellement présenté dans l'exposition temporaire Désir d’art, la collection africaine Ewa et Yves Develon (08/02/2019-12/05/2019) au côté d'autres pièces maîtresses de la collection d'Ewa et Yves Develon données au musée en 2018.

Seule une dizaine de masques bafo sont connus à travers le monde. Tous ont en commun cette bouche rectangulaire, ouverte sur deux rangées de longues dents pointues. Cette violente expressivité pourrait s’expliquer par l’usage du masque dans le cadre des activités d’une société secrète en charge du maintien de l’ordre.

Only a dozen Bafo masks are known to exist. All of them have the same rectangular mouth open to display two rows of long pointed teeth. The violence of its expression may be explained by the mask’s use by a secret society responsible for maintaining order.

« Ce masque s’est imposé à moi par l’exploration préalable de l’art brut européen. C’est muni des codes de cet art,  pas si brut que cela, qu’aussitôt vu, je l’ai appelé non pas Bafo du Cameroun, mais MON CHAISSAC, du nom du peintre. » Y. D.

“It was a prior exploration of European art brut that drew me to this mask. It is imbued with very much the same codes as that art form – not too brut, though, and as soon as I set eyes on it, I didn’t name it “Bafo from Cameroon” but MY CHAISSAC, after the name of the painter.” Y.D.

bibliographie

  • LINTIG Bettina von, Cameroun : arts traditionnels, Montreuil : Gourcuff Gradenigo, 2006, 175 p.

 

source

Documentation établie par Ewa Develon, Alexandre Girard-Muscagorry et Marie Perrier.

 

Éditeur : 
Musée des Confluences (Lyon, France)
Modifié le : 
11 Janvier 2019
Crédits : 
musée des Confluences (Lyon,France), CC BY-SA