Musée des confluences

Mosasaure

 

description

Les mosasaures étaient de grands lézards marins proches des varans actuels, qui pouvaient mesurer de 3 à 15 m. de long. Du Crétacé supérieur au Maestrichtien, ils étaient l'un des principaux prédateurs marins avec les requins. Ils disparaissent à la fin du Maestrichtien en même temps que les plésiosaures, d’autres grands reptiles marins, et les dinosaures.

Ce spécimen a été découvert au Maroc. La majeure partie des restes de mosasaures au Maroc proviennent de la partie nord de la zone du Grand Daoui dans la partie nord-est du bassin des Ouled Abdoun, dans la région de Sidi Daoui, un secteur activement exploité par les mines à ciel ouvert de phosphate. Cette région est très riche en restes fossiles de vertébrés marins, spécialement des sélaciens, actinoptérygiens, mosasauridés, elasmosauridés et tortues. Stratigraphiquement, les spécimens se situent dans la partie supérieure du « niveau 3 » des mineurs, qui date du Maestrichtien terminal d’après les restes de sélaciens. Les mosasaures sont représentés dans les phosphates maastrichtiens du Maroc par au moins six espèces : Mosasaurus beaugei, Platecarpus ptychodon, Leiodon, Globidens sp., Prognathodon sp. et Halisaurus sp.

Ce spécimen unique est actuellement le seul squelette connu de cette espèce peu commune. Les scientifiques connaissaient en effet seulement des dents isolées et un crâne avec sa mandibule. Ce squelette quasi complet a donc une haute importance scientifique pour une meilleure compréhension de l'espèce.

Il a été acquis par le Département du Rhône pour le musée des Confluences en 2008 et a fait l'objet d'un avis favorable de la commission d'acquisition de la DRAC Rhône-Alpes le 3 février 2009.

expositions

  • Le mosasaure est présenté dans l'exposition Origines, les récits du monde, dans la partie consacrée à nos origines d'amniotes.

A l'instar de la sortie des eaux et de la conquête du milieu terrestre (ou encore de celle du milieu aérien), le retour à la vie aquatique de certains groupes de tétrapodes (vertébrés à quatre pattes) constitue un bel exemple d’innovations, de sélection naturelle et d’adaptation, c’est-à-dire du fonctionnement de l'Évolution. Au cours de l’histoire de la vie, de nombreux groupes de vertébrés terrestres ont en effet recolonisé le milieu marin. Ce retour à l’eau a été rendu possible grâce à de nombreuses modifications morphologiques, physiologiques et écologiques. Les réponses aux contraintes adaptatives se sont notamment traduites par une amélioration de l’hydrodynamisme, une adaptation des narines, des yeux, du palais secondaire, des oreilles... De même, les membres se sont transformés en véritables palettes natatoires grâce à une augmentation du nombre de doigts ou à une augmentation du nombre de phalanges. Ces dernières se modifient également, prenant par exemple une forme de sablier chez les mosasaures.

Les mosasaures sont un parfait exemple d’adaptation des tétrapodes au milieu aquatique : ils ont un corps bien adapté à la nage, ainsi qu’en témoignent leurs membres devenus palettes natatoires. Capables de donner naissance à leurs petits directement dans l’eau, ces amniotes sont ainsi devenus complètement indépendants du milieu terrestre que foulaient leurs ancêtres.

  • Il a été présenté pour la première fois en février 2009 à la CCI de Lyon lors de l'exposition hors les murs Un dinosaure en Presqu'Île.
Éditeur : 
Musée des Confluences (Lyon, France)
Modifié le : 
12 Juin 2015
Crédits : 
musée des Confluences (Lyon, France), domaine public