Musée des confluences

Néandertaliens et hommes modernes anciens du musée des Confluences

 

résumé

Le Centre de Conservation et d’Etude des Collections du musée des Confluences comprend dans ses collections plusieurs restes humains attribués au Pléistocène supérieur. Découverts dans les sites de La Quina (Charente) et de Badegoule (Dordogne), ils appartiennent aux Néandertaliens et aux hommes anatomiquement modernes. Découverts dans le premier tiers du XXe siècle et parfois un peu oubliés, les restes de La Quina ont récemment fait l’objet de nouvelles études.

Nous présentons ces restes humains et les résultats obtenus par ces nouveaux travaux. L’utilisation des outils récents de l’imagerie virtuelle (images 3D obtenues par tomodensitométrie) a ainsi permis de répondre à certaines questions concernant la morphologie de la mandibule néandertalienne La Quina 9. En outre, les nouveaux travaux ont permis d’identifier parmi ces restes le plus vieil outil en os humain connu et une mandibule d’enfant qui représente l’un des plus anciens hommes modernes français. L’âge chronologique de la mandibule de Badegoule est en revanche incertain, et seule une datation directe de ce spécimen permettrait de préciser son ancienneté.

abstract

Several human remains belonging to the Upper Pleistocene are curated at the Centre de Conservation et d’Etude des Collections du musée des Confluences in Lyon. These remains come from the French sites of La Quina (Charente) and Badegoule (Dordogne) and are of Neandertals and anatomically modern humans. Discovered in the first part of the 20th century and sometimes some-what forgotten, the La Quina remains have recently been reanalyzed.

We present here these remains and the results of these new studies. A virtual reconstruction of the La Quina 9 mandible using CT Scans data yields new information regarding its morphology. The specimens from La Quina, although fragmentary, highlight interesting questions about the biology and behaviour of Upper Pleistocene populations. One cranial fragment was used to retouch lithic tools, and is the earliest evidence for the use of human bone as tool. In addition, a fragment of mandible found in 1933, but never published, supports the interpretation that anatomically modern humans were the makers of the Early Aurignacian in Western Europe, and is one of the oldest modern human specimens in France. Finally, the chronological age of the Badegoule mandible is unclear, and we suggest that a direct dating of this specimen would be necessary to address this question.

source

Extr. Les Cahiers du Musée des Confluences, Revue thématique Sciences et Sociétés du musée des Confluences, Etudes scientifiques n° 3, p. 21-27.

exposition

Deux fragments de mâchoire d'un Néandertalien et d'un enfant Homo sapiens sont présentés dans l'exposition Origines.

 

 

 

 

Éditeur : 
Musée des Confluences (Lyon, France)
Modifié le : 
21 Juillet 2015
Crédits : 
musée des Confluences (Lyon, France)