Musée des confluences

Salt on Mina Mina

 

description

Il s'agit d'une peinture sur toile réalisée par Dorothy Napangardi (1951-2013). L'artiste, originaire du site de Mina Mina, a commencé à peindre en 1987 dans le style très riche, très coloré des Warlpiri. En 1998, elle développe une technique et un style différents avec le foisonnement de points blancs qui "viennent couvrir la toile en la séparant en toute petites zones à la manière de mosaïques" (source en ligne).

La peinture a été acquise par le musée des Confluences en 2009, dans le cadre de la politique de développement des collections initiée par Michel Côté, directeur du musée (1999-2010) , en direction des peuples autochtones : les Aborigènes étaient l'un des axes retenus avec les Inuits.

expositions

  • Cette peinture sur toile est présentée dans l'exposition Sociétés, aux côtés de la vitrine des minéraux.

Certains artistes aborigènes australiens ont la capacité de se projeter mentalement ou de s’immerger dans le lieu qu’ils peignent, en quête de connexions à la fois spirituelles et physiques avec le territoire. Cette fusion prend ici une forme expérimentale par une plongée dans la matière, constituée à cet endroit de cristaux de sel. Le paysage est comme scanné, passé aux rayons X pour en faire apparaître la structure interne. Cette toile illustre par une technique minimaliste le lien profond entre le lieu, sa matière et l’artiste.

L’artiste représente ici la création du lac salé de Mina Mina, né de mouvements de danse d’un groupe de femmes ancestrales. En donnant aux empreintes l’image d’une épure de points blancs, Napangardi abandonne les motifs classiques de l’art du désert et s’inscrit dans l’avant-garde. Sa vision minimaliste du site provoque une sensation hypnotique de mouvement en écho à l’émergence d’un lieu en cours de formation.

Le multimédia présent à côté de la toile fait le lien entre l'analyse des points de peinture blanche, les cristaux de sel et la plngée dans la structure des minéraux.

  • En lien avec la thématique de la danse, cette toile fait également écho à l'exposition temporaire Corps rebelles (13/09/2016-05/03/2017).

sources complémentaires

autres collections

  • National Aboriginal and Torres Strait Islander Art Award, Darwin Auralia
  • National Gallery of Australia, Canberra
  • National Gallery of Victoria, Melbourne
  • Museum and Art Gallery of the Northern Territory, Darwin
  • Art Gallery of South Australia, Adelaide
  • Artbank, Sydney
  • Rebecca Hossack Gallery, London, UK
  • National Art Gallery of Malaysia
  • The Vroom Collection, The Netherlands
  • Queensland Museum, Brisbane
  • Kaplan Levi Collection, Seattle, USA
  • Richard Kelton Foundation, Santa Monica, USA
  • Linden Museum, Stuttgart, Germany
  • Australian Council, Sydney

liens

 

abstract

Certain Australian Aboriginal artists have the ability to mentally project or immerse themselves in the site that they are painting, in the quest for both spiritual and physical connections with the territory. Here this fusion takes an experimental form and becomes a dive into the material, which in this area is salt crystals. It is as if the landscape has been scanned, x-rayed to reveal its internal structure. By virtue of its minimalist technique, this canvas illustrates the profound link between the site, its material and the artist.

Here the artist represents the creation of the Mina Mina salt lake, born out of the dance movements of a group of ancestral women. By turning the imprints into simple lines of white dots, Napangardi leaves behind the classical motifs of desert art and joins the avant-garde. Her minimalist vision of the site engenders a hypnotic sensation of movement echoing the emergence of a place in the process of formation.

 

Éditeur : 
Musée des Confluences
Modifié le : 
5 Avril 2016
Crédits : 
Musée des Confluences (Lyon, France), CC BY-SA