Musée des confluences

Statuette

 

description

Cette sculpture en pierre d'un personnage anthropomorphe reste un objet mystérieux. Acquise en 1934 par le muséum d'histoire naturelle de Lyon auprès de Maurice Brossard, antiquaire à Lyon, elle est d'abord présentée comme une statuette fétiche qui proviendrait des Iles Marquises ou des Antilles, comme en témoignent les trois étiquettes présentes :

  • étiquette muséum de Lyon : "Statuette fétiche en granit 2232 Antilles"
  • étiquette muséum de Lyon collée sur la première : "Le Dr. Bergier de l'Institut colonial de Montpellier a déclaré que cette statuette provenait vraisemblablement des Antilles et non des Marquises, 1938"
  • étiquette : "statuette-fétiche en granit 1932 Iles marquises ("iles marquises" rayé) 1934 Antilles"

En 2011, Olivier Bathellier, régisseur des collections au musée des Confluences, s'interroge dans un article sur la provenance et l'authenticité de cet objet :

  • la statuette s’avére ainsi être façonnée dans une pierre qui ne peut provenir des Îles Marquises : elle en effet composée de domite, une roche volcanique qu'on trouve par exemple en Auvergne ;
  • en 1947, elle fait son apparition dans une publication sur l'art brut, dans un texte de Jean Dubuffet qui les rattache au corpus des « Barbus Müller », un ensemble de dix statuettes d'art brut apparues en 1939 et acquises par Joseph Müller et Charles Ratton.

Il pourrait s'agir d'une oeuvre d'un artiste autodidacte français, comme d'un objet ethnographique dont le corpus ne serait pas encore identifié.

exposition

Cette statuette est présentée dans l'exposition Dans la chambre des merveilles et plus précisément dans le cabinet de curiosités reconstitué : il rappelle l'importance des objets mystérieux et insolites dans ces collections d'amateurs passionnés, qui sont à l'origine de nombreux musées actuels.

bibliographie sélective

  • Bathellier Olivier, "L'authenticité mystérieuse de la "statuette fétiche granit"", Les Cahiers du musée des Confluences, vol. 8 : l'authenticité, 2011, p. 107-114.

 

 

 

Éditeur : 
musée des Confluences (Lyon, France)
Modifié le : 
5 Février 2015
Crédits : 
Musée des Confluences (Lyon,France)