Musée des confluences

Trois musiciennes japonaises de koto et shamisen

 

description

  • Trois musiciennes japonaises de koto et shamisen
  • 琴と三味線を演奏し三人の女性 (Koto to shamisen o ensô shi san'nin no josei)
  • timbre humide : collection Ernest Chantre

Décor en carton-pâte d'un paysage arboré typiquement japonais avec une fausse pelouse au sol. Ce type de fond est une pratique récurrente, une spécificité du studio de Stillfried.

Précisions sur le sujet : le shamisen (三味線 "trois cordes parfumées") est un instrument de musique traditionnel à cordes pincées utilisé principalement pour les musiques cérémonielles japonaises. Ce luth à long manche à la touche lisse, d'origine chinoise (sanxian 三弦) est introduit sur l'île d'Okinawa (Okinawa hontô 沖縄本島) au milieu du XVIe siècle pour la Cour de Ryûkyû, avant sa diffusion à l'ère Edo (1603-1868).

Il est très fréquent dans l'ancien Japon que les musiciennes itinérantes au shamisen appelé goze (瞽女) soient aveugles itinérantes, bien qu'au vu de ce portrait de groupe, celles-ci semblent voir. Le koto (箏 / 琴 /) est un instrument à cordes pincées, sorte de longue cithare d'environ 1,80 m de long de 13 cordes en fil de soie pincées avec des grattoirs en ivoire qui reposent sur une caisse fabriquée traditionnellement en bois de paulownia évidé avec de hauts chevalets amovibles en ivoire, utilisé en musique japonaise traditionnelle, notamment dans le kabuki (歌舞伎) et le bunraku (文楽). Originaire de Chine (gŭzhēng 古箏), introduit au Japon entre le VIIe siècle et le VIIIe siècle à la Cour impériale, l'usage s'en démocratise rapidement.

La description a été réalisée par Elodie Paillet.

bibliographie

  • Estèbe Claude, Collection de 40 photographies japonaises du fonds Chantre, rapport d'expertise réalisé pour le musée des Confluences, 2013, 11 p. (cote Amus3267)
  • Paillet Elodie, Collection Ernest Chantre, lot de quarante photographies du Japon, étude réalisée pour le musée des Confluences, 2013, 24 p. (cote DOC000025)

sources complémentaires

liens

relation

Ensemble de 40 photographies du Japon acquises par Ernest Chantre (1843-1924), sous-directeur du muséum d'histoire naturelle de Lyon (1879-1909).

source

Fonds Ernest Chantre.

 

 

 

 

Éditeur : 
Musée des Confluences (Lyon, France)
Modifié le : 
20 Février 2015
Crédits : 
musée des Confluences (Lyon, France), domaine public