Musée des confluences

Un dinosaure en Presqu'Ile

 

contexte

Un dinosaure en Presqu'Ile fait partie des expositions "hors les murs", organisées par le musée des Confluences après la fermeture du bâtiment Guimet le 2 juillet 2007 : ces événements permettaient de maintenir le contact avec le public en attendant l'ouverture du nouveau bâtiment.

Cette exposition avait pour but de présenter les dernières acquisitions en paléontologie, et notamment le fameux dinosaure Camarasaurus acquis par le Département du Rhône pour le musée en 2007. Elle s'est tenue du 12 au 21 février à la Chambre de commerce et d'industrie de Lyon. La plupart des objets présentés sont aujourd'hui visibles dans l'exposition Origines.

présentation (extr. des textes de l'exposition)

introduction

En cette année commémorative du bicentenaire de la naissance de Charles Darwin et des 150 ans de la parution de son œuvre majeure L’Origine des espèces, le musée des Confluences vous présente ses nouvelles acquisitions parmi les plus spectaculaires : un dinosaure (Camarasaurus), une ponte de sauropode (dinosaure herbivore), un reptile marin (mosasaure) et plusieurs ammonites (...). L’évolution de la vie a été jalonnée de bouleversements et d’extinctions. Ainsi, la disparition des dinosaures au cours de l'une de ces grandes crises constitue un évènement déterminant pour l'histoire des mammifères et notamment celle de la lignée humaine.

des fossiles exceptionnels

Les fossiles découverts ne représentent qu'une infime partie de l'ensemble des êtres vivants ayant peuplé notre planète. Ainsi, l'existence de bon nombre d'espèces préhistoriques non fossilisées restera à tout jamais insoupçonnée.

La fossilisation est le résultat d'un long processus aléatoire et exceptionnel, par conséquent les fossiles ne sont jamais complets. On estime ainsi qu'un squelette est « très complet » à partir de 70%. La plupart de ceux présentés dans les musées sont "composites", c'est-à-dire composés d'ossements de plusieurs individus de la même espèce. Les squelettes de camarasaure et de mosasaure du Musée des Confluences sont d’un intérêt inestimable car complets à 80%. Constitués des os d'un seul animal, ils sont d’une très grande qualité de conservation. Les parties manquantes ont été reproduites et assemblées aux squelettes.

A son ouverture, le musée des confluences sera le seul, en dehors des États-Unis, à présenter un  Camarasaurus et le seul en France à présenter un mosasaure.

dinosaures

« Dinosaure » vient du grec deinos, « terrible » et sauros, « lézard ». Ce terme apparaît en 1842 et va produire pendant longtemps une fausse image auprès du public qui ne verra à travers lui que des monstres terrifiants, exclusivement de grande taille. En fait, le terme dinosaure englobe un groupe de reptiles très diversifié qui a dominé la Terre pendant près de 165 millions d’années. Leur taille, suivant les espèces, variait de quelques dizaines de centimètres à près de quarante mètres de long.

L'étude des dinosaures, basée sur l’observation des fossiles et sur leur évolution dans le temps,  a démontré que ces reptiles se déplaçaient sur deux ou quatre pattes redressées. Cette posture est bien différente de celle des reptiles actuels. Nous ne connaissons aujourd’hui qu’un millier d’espèces de dinosaures environ, soit une petite partie de ceux qui ont existé. Leurs plus anciens fossiles datent d’il y a près de 230 millions d'années.

C'est la chute d’une météorite s’écrasant sur la Terre, il y a 65 millions d’années, qui aurait entraîné une perturbation majeure de l’atmosphère, anéantissant une partie importante des espèces vivantes de cette époque, dont les dinosaures. Actuellement, les scientifiques considèrent que les oiseaux sont leurs derniers descendants.

les grandes extinctions d'espèces

La disparition régulière des espèces résulte d’une concurrence entre elles ou de l’impossibilité de s’adapter aux changements de l’environnement. En revanche, les extinctions dites « de masse » sont peu fréquentes, rapides et touchent simultanément différentes espèces adaptées à divers environnements.

L’extinction d’il y a 65 millions d’années serait due à la chute d’une énorme météorite dans le golfe du Mexique : l’énergie libérée par l’explosion, comparable à 5 milliards de bombes atomiques type Hiroshima, produisit un cratère de 200 kilomètres de diamètre, une dévastation totale sur plusieurs milliers de kilomètres alentour, de gigantesques tsunamis et envoya un volume considérable de roches pulvérisées dans l’atmosphère. L’atmosphère rendue opaque bloqua les rayons du soleil, empêchant le développement des plantes et la survie de ceux qui en dépendaient : ainsi les grands dinosaures herbivores disparurent, suivis par conséquent de leurs prédateurs.

La place laissée libre fut occupée par des organismes non dépendants de la végétation, comme les lézards et les mammifères qui avaient survécus. Une fois la poussière retombée à la surface du globe, la lumière revint et les plantes purent se développer de nouveau à partir de graines et de spores.

 

Éditeur : 
Musée des Confluences (Lyon, France)
Modifié le : 
5 Juin 2015
Crédits : 
musée des Confluences (Lyon, France), domaine public