
Découvrez les différentes techniques utilisées tout au long de la chaîne de traitement des objets. Leur spécificité et la formation qu'elles requièrent en font de véritables métiers au service des collections.
Le marquage est l'opération qui consiste à inscrire sur un objet appartenant aux collections du Musée le numéro d'inventaire qui lui a été attribué. L'attribution d'un numéro d'inventaire à chaque objet est une obligation légale, elle marque l'entrée officielle de l'objet dans les collections. Cette identification est enrégistrée sur un journal d'entrées et bénéficie alors d'une valeur juridique.
Le marquage doit être pérenne et doit respecter l'intégrité de l'objet dans les conditions requises pour leur bonne conservation. Il suit les préconisations de la D.M.F. (Direction des Musées de France), et l'adapte à la diversité typologique des collections.
Le marquage standard consiste à appliquer une couche de vernis pour protéger l'objet et servir de support à l'encre. Vient ensuite l'inscription du numéro d'inventaire proprement dit, effectué à la plume. Puis une couche de vernis vient protéger l'encre. Lorsqu'il s'agit d'un re-marquage, le numéro précédent est totalement ou partiellement effacé.
L'emplacement choisi sur l'objet est généralement lié aux critères suivants :
- Une systématisation d'emplacement de marquage selon les typologies d'objets. Ainsi, par exemple, pour les textiles, le marquage se fait sur une étiquette de coton, cousue au revers de l'objet.
- La discrétion du numéro et une bonne lisibilité de ce dernier, permettant de limiter les manipulations.
- Lorsque le marquage n'est pas possible, le numéro d'inventaire est porté sur une étiquette.
photos Mélody Guidi.
Chantier des collections