Les collections océaniennes dans les collections publiques françaises : état des lieux.

Roger BOULAY, chargé de mission  auprès de la Direction des Musées de France

Après la période faste de la création des muséums d’histoire naturelle au cours de la seconde moitié du XIXèmesiècle, les collections océaniennes voient l’intérêt qu’on leur porte décroître sensiblement pour atteindre un état de quasi-oubli vers 1930, date à laquelle s’effectuent les dernières collectes d’envergure comme celle qu’effectue le pasteur Rey-Lescure en Nouvelle Calédonie en 1931 pour le Musée de l’Homme et celle due au voyage de la Korrigane  essentiellement en Mélanésie entre 1934 et 1936 [1] . Les Expositions coloniales ainsi que celles qu’organisent les Congrégations religieuses vont épisodiquement relancer cet intérêt de manière plutôt anecdotique : les exhibitions de « sauvages » souvent accompagnées d’étalages d’objets étranges suscitent toujours un certain engouement de la part du public. Seul l’intérêt porté par quelques artistes modernes et les Surréalistes contribue, de façon très confidentielle il faut le souligner, à créer un marché pour ce type d’objets et un prétexte à collections et à expositions en galeries d’art, toutes ces activités étant concentrées entre l’église Saint-Germain-des-Prés et Montparnasse.

En réalité aucune collection ne bénéficiera d’une rénovation d’envergure de ses présentations avant les années 1980 (1983, date d’ouverture des salles Afrique et Océanie du Musée des Beaux-Arts d’Angoulême), à l’exception bien sûr de celle qui fut entreprise par Georges-Henri Rivière pour le Musée de l’Homme et de la mise en place par Jean Guiart des présentations du Musée de la Porte Dorée (autour de 1975) sous l’impulsion d’André Malraux. Dans la grande majorité des cas les présentations restent celles du XIXèmesiècle malgré l’abandon progressif des théories évolutionnistes qui guidèrent toute la muséographie de cette époque.

La crise du colonialisme et la mauvaise conscience qui agita la plupart des milieux intellectuels de l’après-guerre immédiate fit le reste. Nos collections, quand elles n’étaient pas déjà à l’abandon, ou en cours de destruction par négligence, furent laissées en l’état dans des musées dont les moyens devinrent de plus en plus faibles, voir dans certains cas inexistants.

Parfois une donation inattendue venait enrichir une collection plus ancienne comme ce fut le cas avec la collection du Docteur Lhomme à Angoulême (1934), ou bien celle, due au hasard, du gouverneur Bouge à Chartres (1970), rien, en effet, ne rattachant Louis-Joseph Bouge à la ville de Chartres. Dans d’autres cas c’est l’activité d’un conservateur passionné qui permet de poursuivre l’enrichissement des collections océaniennes de son musée : ainsi le docteur Étienne Loppé à La Rochelle [2] obtint en 1923 un dépôt important du Musée naval du Louvre et inaugura 14 nouvelles salles en 1926, il fit également l’acquisition en 1929 de 2000 objets pour la plupart océaniens provenant de la collection Blin.

Seuls quelques anthropologues spécialistes du Pacifique manifestèrent leur intérêt pour ces collections mais il s’agit là de cas très marginaux. Ainsi Fritz Sarasin du Musée de Bâle visita les collections françaises en province (La Rochelle, Le Havre, Toulouse, Bordeaux…) afin d’éditer son ouvrage de référence (1929) sur la culture matérielle de Nouvelle-Calédonie, il rend ainsi possible la publication de pièces majeures du patrimoine kanak. Speiser, son collègue, fit de même pour les collections françaises concernant le Vanuatu qu’il publie la même année. Karl von den Steinen publie pour sa part, en 1928, un ouvrage sur les collections marquisiennes se référant à des collections régionales (Caen, Douai, Boulogne-sur-Mer,…).

À vrai dire ce sont surtout quelques rares amateurs d’art et collectionneurs, comme le Dr Stephen Chauvet (1885-1950), qui se montrèrent les plus actifs dans leurs relations avec les musées. Chauvet souligne dans sa correspondance (1935) avec Étienne Loppé, le conservateur du musée de La Rochelle, son intérêt pour les collections de province ; il y signale celles de Douai, Rennes, Brest, Toulouse, Libourne… Il contribue à organiser en 1930 une des premières expositions d’art océanien avec deux autres amateurs d’art, F. Poncetton et A. Portier [3] , pour laquelle il fera venir à Paris ce qu’il désigna comme « les trésors de province ». Ce fut une des seules occasions où l’on put voir quelques pièces majeures des collections provinciales.

L’exemple de La Rochelle est, avec quelques très rares autres institutions, en contraste intense avec le reste de la centaine de musées détenant des œuvres océaniennes où l’on se contente souvent, même durant la période d’avant-guerre, d’enregistrer les dons (qui ne s’interrompent pas) et de gérer vaille que vaille ces collections. Quelques-unes, parmi les plus prestigieuses, vont d’ailleurs à ce moment tomber dans l’oubli de quelques réserves peu fréquentées. Ainsi en sera-t-il des collections exotiques liées à des Universités souvent laissées à l’abandon, et hélas dans bien des cas pillées. La collection Bérard (voyage de la corvette le Rhin, 1842-46, compagnon de Dumont d’Urville et de Duperrey…) de l’Université de Montpellier n’est d’ailleurs pas, à l’heure actuelle, tout à fait sortie d’affaire. Quand à celle de la Faculté de médecine de Bordeaux, elle bénéficie tout récemment d’un regain d’intérêt après qu’on eut laissé ses vitrines ouvertes à tous pendant des années. Les destins des collections des Musées coloniaux, à commencer par le Musée des Colonies de la Porte Dorée à Paris, celui de Marseille ou celui de Nantes furent encore bien pires : la rumeur laisse entendre que chacun put se servir dans les vitrines pour s’équiper en déguisements pour les soirées exotiques. La guerre avec ses mises en caisses (Le Havre, Boulogne-sur-Mer…) et ses bombardements (Douai, Caen et sa collection Dumont d’Urville…) fera le reste pour assurer à ces objets un long sommeil.

Regain d’intérêt et reprise des Inventaires :

Les premiers inventaires et récolements (il s’agit bien d’inventaires sur l’objet et non pas d’enquêtes par courrier dont on connaît la très faible fiabilité) ont été repris tout de suite après la guerre sur l’initiative de Marie-Charlotte Laroche du Musée de l’Homme à Paris. Elle fut pionnière en ce domaine, et elle publia en 1945 au Journal de la Société des Océanistes un article appelant à l’inventaire de l’ensemble des collections océaniennes. Elle publie en 1953 des inventaires partiels des collections de Toulouse et de Rouen et, en 1966, une liste des objets conservés au Muséum d’Histoire naturelle du Havre. La tâche fut difficile car à cette période la plus grande part des collections n’étaient même pas consultables. Quelques années après, c’est Anne Lavondès, spécialiste renommée des cultures polynésiennes (ethnologue à l’ORSTOM [4] . et ancien conservateur du Musée de Tahiti et des Îles), qui inventorie les collections de Cherbourg (1976), celles de l’Hôpital militaire de Brest (1978) et celles de la Société Polymathique du Morbihan de Vannes (1988). Puis elle publie les inventaires d’autres musées et tout spécialement celui des collections polynésiennes de Lille ainsi que l’ensemble des collections du Muséum de Grenoble (publiées en 1990), et du Muséum de Perpignan (1993). Elle insiste, en 1986, auprès de l’Inspection des Musées de France sur la nécessité de réaliser de façon systématique ces inventaires. Elle continue aujourd’hui à assurer ce rôle de référence et de conseil auprès de plusieurs institutions.

L’impulsion de l’Agence de développement de la culture kanak.

À la même période, à la demande de Jean-Marie Tjibaou et de l’Agence de Développement de la culture kanak (A.D.C.K, Nouméa), j’entreprends en 1980 le repérage des collections kanak en Europe et en Métropole. L’objectif n’était pas de réaliser des inventaires exhaustifs mais de constituer une base de données des principaux musées conservant ce patrimoine. Une soixantaine sont visités. Ces enquêtes menées entre 1980 et 1990, avec déplacement sur le lieu de conservation, permettent dans nombre de musées d’attirer l’attention sur ces collections d’autant que l’initiative et le financement, pour la première fois, dépendent du peuple concerné au premier chef par ce patrimoine.

Ce travail aura pour concrétisation deux publications de l’A.D.C.K : un recueil illustré Objets kanaks et un portfolio Sculpture kanake en 1984. Ces documents étaient destinés à donner sur place, en Nouvelle-Calédonie, une information au public des artistes, artisans et scolaires sur leur patrimoine.

Ils permettront surtout la préparation de l’exposition De Jade et de Nacre, Patrimoine Kanak, réalisée à Nouméa en 1990 et à Paris en 1991 [5] . Cette dernière s’accompagnera d’un catalogue édité par la Réunion des Musées Nationaux faisant la part belle à l’illustration des objets kanak détenus par les musées en région. L’exposition des objets kanak prêtés par 26 établissements en France et à l’étranger dont 17 musées en région fut rendue possible par une collaboration fondée sur ces inventaires et sur l’exploitation de ce fichier. En tout cas les démarches originales mises en œuvre pour les expositions « De Jade et de Nacre : Patrimoine kanak » en 1990 et « De cendre et de corail : patrimoine du Vanuatu » en 1996 avec Christian Kaufmann, conservateur du Museum der Kulturen de Bâle, Kirk Hufmann et Ralph Regenvanu du Musée National de Port Vila ont montré que le temps était venu où les peuples indigènes du Pacifique (ou autochtones selon les terminologies admises dans les instances internationales) manifesteraient un intérêt de plus en plus grand pour leur patrimoine.

Ce premier retour temporaire des objets kanak « au pays » fut exemplaire pour au moins deux raisons :

Cette exposition se tint tout d’abord en Nouvelle-Calédonie puis ensuite à Paris, inversant alors des priorités traditionnellement bien établies. Mais surtout elle se fit en collaboration avec le Musée Territorial de Nouvelle-Calédonie et son conservateur, Emmanuel Kasarhérou. Lui et son équipe entreprirent une tournée de préparation et de présentation des objectifs de l’exposition dans la plupart des localités sur l’ensemble du territoire kanak : la tournée dura deux mois et fut constamment le lieu d’un débat fructueux sur la notion même de patrimoine.

En second lieu elle aboutit au dépôt d’une douzaine d’œuvres issues des collections métropolitaines complétant les collections du musée de Nouméa. Ce type de dépôt temporaire d’œuvres repérées dans les collections occidentales fit école depuis puisque le Centre Culturel Tjibaou y consacre aujourd’hui un de ses espaces muséographiques : une vingtaine d’objets y ont déjà fait un séjour de 3 années (en provenance d’Australie, Suisse, France, Allemagne). Cette opération de dépôt d’œuvres kanak en Nouvelle-Calédonie fut suivie par un dépôt du Musée de L’Homme , prolongé par le Musée du Quai Branly, d’un nombre équivalent d’œuvres.

L’intervention de l’Inspection des Musées.

Dans la même dynamique, le soutien de l’Inspection des Musées de France s’affirma et permit (avec l’aide de Victor Beyer puis de Germain Viatte) de mettre en œuvre des inventaires et des récolements comme ceux qui furent engagés de 1992 à 1995 sur l’ensemble de la région Nord-Pas-de-Calais avec le soutien de l’Association des Conservateurs dont la présidente, Annick Notter, entreprit de montrer par la suite ces richesses dans une exposition itinérante : Océanie, curieux, navigateurs et savants [6] . Ce projet d’exposition prit corps après que j’ai pu réaliser l’inventaire des collections océaniennes du Musées de Boulogne-sur-Mer.

Je constatais à l’époque que l’oubli dans lequel ces collections étaient tenues était tel que les rares informations que j’avais pu recueillir, peut-être maladroitement certes, laissaient penser que Boulogne ne détenait qu’une vingtaine de pièces… il s’en révéla au cours de l’inventaire 370 entassées dans des caisses de fortune déposées dans une réserve ouverte à tous les vents du Boulonnais ! La recherche sur l’histoire de la collection s’avéra elle aussi d’une très grande richesse car les collections du musée de Boulogne-sur-Mer offrent un panorama de tous les types de collections océaniennes que l’on puisse observer dans les musées en Régions.

En effet à l’origine de ces collections on trouve un cabinet de curiosités prestigieux (celui d’Isidore Leroy-Debarde, peintre du Roi), puis des collections de navigateurs (notamment celle de Dumont d’Urville), mais aussi des collections de marins conquérants (Dupetit-Thouars) et bien sûr des objets provenant des missionnaires de l’Instruction publique (Maindron et Pinart) et enfin d’un conservateur (Ernest-Théodore Hamy, créateur du Musée du Trocadéro).

La contribution de Sylviane Jacquemin du Musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie à ces opérations d’inventaire fut décisive. Elle entreprit un lourd travail aboutissant à 8 inventaires exhaustifs en l’enrichissant de l’indispensable recherche historique qui permet de valoriser ces collections. Elle contribua entre autre à ré-attribuer quelques objets du musée de Dunkerque à l’expédition d’Entrecasteaux dont la plupart des pièces avaient disparu après qu’elles furent tombées aux mains des Anglais [7] . Son mémoire de l’École du Louvre en 1991, remarquable de précision mais toujours non publié, intitulé Histoire des Collections Océaniennes dans les musées et établissements parisiens XVIIIe-XXe siècles, permet de reconstituer l’histoire agitée des collections parisiennes. Elle suit notamment le parcours chaotique de la collection du Musée de Marine du Louvre qui ira ensuite au Musée du Trocadéro puis au Musée des Antiquités Nationales de Saint-Germain-en-Laye, pour enfin être reversée au Musée national des Arts Africains et Océaniens (M.N.A.A.O) en 1991. Sylviane Jacquemin assurera à cette occasion le récolement complet de la collection. Ce travail rendit possible la tenue de l’exposition Rao-Polynésies (1992) mettant en scène les pièces essentielles de cette prestigieuse série lors de son arrivée au M.N.A.A.O.

Résultats et bilan.

À la date de publication de l’annuaire des collections océaniennes (03-2007) le bilan s’établit ainsi : le nombre total d’objets océaniens conservés dans les 116 collections publiques françaises recensées (y compris Outremer) est de 64 017 dont 30 883 conservés au Musée du Quai Branly [8] . Il faut souligner que si le Musée du Quai Branly rassemble près de la moitié des objets, les deux musées des Territoires français du Pacifique se placent en seconde (Tahiti 11 500) et troisième place (Nouméa 3 750) de l’ensemble des Musées.

Les 15 629 objets restants sont partagés entre les 113 établissements restants dont par ordre pour les collections les plus importantes :

1/La Rochelle, Muséum d’Histoire Naturelle (1 859)

2/Saint-Germain-en-Laye, Musée des Antiquités Nationales (1 800 pièces constituant la collection P et A. Petrequin donnée en 1998).

3/Lille, Muséum d’Histoire Naturelle (1 250)

4/Toulouse, Muséum d’Histoire Naturelle (1 196)

5/St Symphorien, Musée Océanien, La Neylière (1 000 estimation)

6/Issoudun, Musée de l’Hospice Saint Roch (973)

7/Périgueux, Musée du Périgord (917)

8/Lyon, Muséum d’Histoire Naturelle (850)

9/Bordeaux, Musée d’Aquitaine (747)

10/Chartres, Musée des Beaux Arts (531)

Une des constatations  à soumettre à la réflexion des institutions est le très faible nombre d’objets exposés et tout spécialement celui des grandes collections océaniennes des Muséums.

Mis à part La Rochelle qui expose un millier de pièces sur 1859, les objets océaniens des Muséums d’Histoire Naturelle restent, pour le moment, en réserves (d’ailleurs fort bien traités désormais), et ce bien au-delà des règles de conservation et de roulement communément admises. Ainsi parmi les plus importants : Lille (2 sur 1 250), Rouen (10/12 sur 380), Le Havre (0 sur 275), Lyon (120 sur 850) et Toulouse (150 sur 1 196).

Si on ajoute Saint-Germain-en-Laye(néant sur 1 800) et le Musée du Quai Branly (700 sur 30 000) il est à peu près certain qu’à peine 20 % de l’ensemble des collections océaniennes soient visibles.

Origines des collections.

Il est difficile de résumer ici un constat qui demande un plus long développement. Les historiens des collections trouveront dans ce travail des pistes de recherche assez inattendues. Mais plus généralement il est aisé de constater que la grande majorité des collections sont constituées par des objets de Nouvelle-Calédonie, du Vanuatu et des îles Marquises. La Polynésie d’influence française est bien entendu présente mais dans des proportions qui n’atteignent pas celles des pays cités précédemment. Un coup d’œil sur cet annuaire consultable sur la base JOCONDE des Musées de France montre que, dans des proportions très variables, toutes les régions du domaine océanien sont représentées.

La mobilisation des responsables des collections :

C’est un des aspects les plus encourageants de ces quinze dernières années.

Parmi les travaux entrepris citons les inventaires de la collection de Chartres réalisés et publiés par H. Guiot et C. Stefani, l’inventaire récemment entrepris par H. Guiot de la collection des Maristes à La Neylière grâce à des fonds européens, l’inventaire de la collection du Muséum de Rouen que j’ai terminé à la fin de l’année passée avec le soutien de la DRAC ainsi que celle du Puy-en-Velay.

À ces différents travaux menés par des spécialistes il faut ajouter la contribution des conservateurs des musées concernés par des collections océaniennes qui, motivés par des projets de rénovation de leur établissement, ont initié il y a déjà quelque temps de véritables inventaires avec l’aide de spécialistes qualifiés. Ainsi Étienne Féau pour le musée d’Angoulême puis Paul Matharan au Musée d’Aquitaine à Bordeaux [9] et Véronique Merlin-Anglade au Musée de Périgueux qui, au terme de leurs efforts, organisent l’exposition Terres d’échanges, les collections publiques océaniennes en Aquitaine en 1998. Même chose avec Élise Patole Edoumba à La Rochelle, Claude Stéfani à Rochefort, Béatrice Rollin à Angoulême, Sylviane Bonvin à Toulouse, Fabien Laty à Montpellier, Christine Athénor à Lyon, Gabrielle Baglione au Havre ou encore Mme Santrot avec Claire Gallard au Musée Dobrée de Nantes ainsi que l’achèvement de l’inventaire des collections bretonnes par François Coulon conservateur au Musée des Beaux-Arts de Rennes.

Une muséographie nouvelle.

Les projets de rénovation initiés au cours de ces dernières années furent le meilleur motif pour réaliser ces recherches, et les inventaires réalisés à leur occasion révèlent un regain d’intérêt pour ces collections précédant de quelques années le dynamisme nouveau impulsé par le projet du Musée du Quai Branly.

Parmi les rénovations réalisées nous pouvons citer les musées d’Alençon, Bordeaux, Boulogne-sur-Mer, Cannes, Grenoble, Issoudun, Marseille et tout dernièrement l’ouverture du Musée de Rochefort ; d’autres rénovations sont toujours en cours et permettent de réaliser comme on l’a vu, le travail d’inventaire et de documentation nécessaires comme à Pithiviers, La Rochelle ( ouvert en 2007), Angoulême ( ouverture début 2008 ), Langres, Lyon, Nîmes et Toulouse.

Il reste à se féliciter que les très importantes collections de Lille, de Rouen, du Havre, de Montpellier… soient conservées désormais dans de bonnes conditions grâce au travail attentif de leurs conservateurs et à souhaiter que l’on fasse en sorte de les exposer dans le plus proche avenir.



[1] Ch. Coiffier, (dir.), Le voyage de la Korrigane dans les mers du Sud, Ed.Hazan, Paris, 2001.

[2] Elise Patole-Edoumba et E. Desramaut, « La ville de La Rochelle et ses collections ethnographiques : le cas du muséum d’Histoire Naturelle » , Revue Française d’Histoire d’Outre mer, 2002, n° 332-333.

[3] F. Poncetton et A. Portier, Les arts sauvages. Océanie, Paris, 1930.

[4] Office de Recherche Scientifique pour les Territoires d’Outre-Mer (actuel Institut de Recherche pour le Développement, I.R.D.)

[5] édité avec la R.M.N., catalogue épuisé.

[6] éd. Somogy, Paris, 1997.

[7] in Journal de la Société des Océanistes, 1995.

[8] Il faut signaler que ces chiffres sont susceptibles de varier : quelques collections peuvent encore être trouvées ici et là, mais ces découvertes ne devraient pas faire évoluer sinon dans des proportions assez minces les chiffres donnés ici.

[9] Terres lointaines, Musée d’Aquitaine, 1991.