Deux pionniers lyonnais de la Paléoécologie de la Vallée du Nil égyptien : Victor Loret (1859-1946) et Louis Lortet (1836-1909).

La constitution de la collection égyptienne du muséum d’Histoire Naturelle de Lyon

Jean Claude GOYON, professeur émérite d’Égyptologie

Résumé :

Les premiers témoins des cultures antiques de la vallée égyptienne du Nil entrèrent au muséum d'Histoire Naturelle de Lyon à partir de 1897 avec Ernest  Chantre, durant la fin du mandat de l’archéologue et préhistorien Jacques de Morgan à la tête du Service des Antiquités de l’Égypte. Dès 1893, Louis  Lortet avait entrepris des recherches anthropologiques dans la Vallée et s’était lié d’amitié avec de Morgan ainsi qu’avec Victor Loret, égyptologue enseignant à Lyon. De 1897 à 1899, celui-ci, féru de botanique et d’histoire naturelle de la vieille Égypte, prit la direction du Service à la suite de Jacques de Morgan. L’application bienveillante de la loi khédiviale sur le partage des antiquités issues des fouilles de nécropoles préhistoriques en Haute-Égypte conduites par Lortet accrut grandement les acquisitions du muséum. Une politique de donations, inaugurée alors et poursuivie ensuite un temps par Gaston Maspero, permit de compléter la documentation. Dès 1899, encouragé par Victor  Loret, Louis  Lortet orienta ses recherches vers la faune animale momifiée et l’identification des spécimens recueillis. Par ses soins, une section consacrée aux momies animales fut créée au musée égyptien du Caire et il en fit de même à la direction du muséum lyonnais. Alors et par la suite, les travaux relatifs aux collections vouées à l’Égypte antique publiés par les membres scientifiques du muséum furent élaborés en collaboration avec Victor  Loret, qui forma à l’égyptologie Claude Gaillard, plus tard successeur de Louis  Lortet à la direction du muséum.


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Médecin, licencié ès Sciences, directeur du muséum de Lyon, Louis Lortet, par ses missions de 1873-1875 puis 1880, avait acquis une vaste connaissance du Proche-Orient et de ses cultures anciennes. Aussitôt que Lortet oriente ses recherches vers la civilisation de l’antique vallée du Nil, il envisage déjà d’obtenir des autorités khédiviales que soient accordés à son muséum des dons de spécimens momifiés de la faune antique. Il écrivit en ce sens [1] à Jacques de Morgan mais, au fil des ans, la situation politique en Égypte ne permit pas à celui-ci d’apporter une réponse favorable. En 1893 et 1894, Lortet rencontre au Caire, pour la première fois, Jacques de Morgan, directeur du Service des Antiquités de l’Égypte. Cet archéologue, fondateur des recherches, alors toutes nouvelles, sur la préhistoire de la vallée du Nil, encourage chaleureusement son savant collègue à visiter les sites de fouilles d’où provenaient les témoins que l’on commençait à rassembler pour constituer la collection unique de ce qui allait devenir le musée égyptien du Caire.

Pour l’instant, ce sont les restes humains qu’il a vu exhumer des nécropoles prédynastiques sur les chantiers de fouilles, ouverts maintenant sur toute l’étendue du territoire égyptien pour le Service des Antiquités et, pour l’Egypt Exploration Fund, par W.M.F. Petrie, qui retiennent son attention d’anthropologue et de médecin. En décembre 1896, il est invité à prononcer une communication sur la médecine à l’Institut Égyptien du Caire [2] où il fait la connaissance de Georg August Schweinfurth (1836-1925), célèbre explorateur de l’Afrique de l’Est, également botaniste de renom et ethnologue. Érudits du même âge, faits pour se comprendre, une profonde amitié va rapidement les réunir dans des recherches communes.

Cette même année 1897, c’est l’égyptologue lyonnais Victor  Loret, autre ami de longue date de Schweinfurth, qui l’accueille au bureau du Service. Loret a succédé à Jacques de Morgan au poste de directeur et va s’employer activement à faire aboutir les demandes réitérées du Doyen de la Faculté de Médecine de Lyon. Victor  Loret est un novateur dans la recherche égyptologique du temps, initiateur des premières recherches scientifiques sur la flore et la faune de l’Égypte antique [3] . Il partage les vues de Lortet sur l’absolue nécessité d’étudier scientifiquement et de déterminer les espèces animales préservées par la momification. Ils ont en commun les idées sur l’évolution du monde animal qu’inspire la pensée post darwinienne de cette fin du XIXe siècle. Comme on l’a écrit [4] , pour le docteur Lortet, mettre en œuvre semblable recherche constituait

« une sorte de contre-épreuve de la loi de Darwin. Si, en effet, les êtres vivants se transforment dans leur morphologie et leur structure intime, lorsque les ambiances de climat parmi lesquelles ils vivent se modifient par la suite des siècles, n’est-il pas intéressant de constater, grâce à des faits indiscutables, qu’aux régions dont le climat n’a subi aucun changement pendant plusieurs milliers d’années, les vertébrés sont demeurés toujours les mêmes. »

Ce n’est pourtant qu’après le départ d’Égypte de Victor  Loret que la situation fut débloquée en 1900-1901. Une condition majeure était mise à l’accord de concessions de fouille et de dons de spécimens momifiés de la faune animale au muséum d’Histoire Naturelle de Lyon : Louis Lortet devait créer, au musée du Caire, une galerie consacrée à la paléo-faune de la Vallée, à partir de fossiles, de momies encore dans leurs enveloppes, d’exemplaires dépouillés et de squelettes montés. Celui-ci donna immédiatement les premières identifications souhaitées, cataloguant bubale, gazelles et caprins, reconnaissant le Bos africanus, divers oiseaux et poissons. Au fil de missions successives, Claude Gaillard, bras droit du maître lyonnais, compléta la nomenclature des espèces et présenta la collection dans la « Salle (53) de la Faune et de la Flore antiques » du musée égyptien, visible à l’identique de nos jours. Formé à Lyon par Loret à l’égyptologie, lui et l’égyptologue Georges Daressy publièrent l’important ensemble constitué (285 documents) dans le Catalogue général du musée du Caire [5] .

Cette même année 1901, guidé par Georg Schweinfurth, Louis Lortet qu’accompagnait Ch. Hugounenq, entreprit une longue remontée de la Vallée du Nil jusqu’à Assouan [6] , reconnaissant les sites propices à ses futures prospections animalières. En Haute-Égypte, au nord de Louqsor, Khozam et Roda, auparavant prospectés par Ernest Chantre, devinrent concessions de fouilles propres au muséum.

Sites de Haute-Égypte                   Sites de la région thébaine où fouilla Lortet

Sites de Haute-Égypte.            Sites de la région thébaine où fouilla Lortet.

Récompense méritée du travail accompli pour le musée du Caire, les envois de momies animales arrivent au muséum de Lyon, accompagnés d’objets préhistoriques et prédynastiques, attribués au titre des « doubles » de la collection cairote. En 1902, avec un latès niloticus momifié d’Esna, ce sont mille momies d’oiseaux dont Lortet, Gaillard et Hugounenq publieront l’inventaire et la nature [7] . Désormais, au muséum, pour ce qui est de l’Égypte et de la collection que l’on y organise, c’est vers l’illustration de la faune des plus hautes époques jusqu’à l’époque gréco-romaine que les choix se portent. De nouvelles momies sont envoyées, de chiens, de chats ou de sauriens et reptiles. Dans les partages officiels de fouille qui suivent la clôture des chantiers annuels, la préférence va aux objets prédynastiques à motifs thériomorphes, palettes à fard [8] ou vases nagadéens [9] de forme zoologique ou à décor mettant en scène des animaux dans leur milieu naturel.

Vase aux chiens et gazelle (Nagada II) Assiette au varan (Nagada II). Assiette au varan (Nagada II).

Vase aux chiens et gazelle (Nagada II) ; Assiette au varan (Nagada II).

et Assiette au varan (Nagada II).

Dans le même temps, les liens de toute l’équipe du muséum se resserrent avec Victor Loret qui, depuis 1900, a repris ses cours d’égyptologie à la faculté des Lettres de Lyon, fréquentés assidûment par Claude Gaillard et, souvent, Ch. Hugounenq dont il partage la passion de l’ornithologie. Parmi les faucons momifiés d’Edfou ou de Kôm Ombo reçus au musée, on a reconnu le Falco peregrinus et Loret démontre magistralement en 1903 que cet oiseau est le modèle du symbole sacré d’Horus [10] . En 1905, Louis Lortet demanda à l’égyptologue de lui faire l’honneur amical de rédiger la préface de l’ouvrage dont il venait d’achever avec ClaudeGaillard les premières livraisons dans la série des Archives sous le titre La faune momifiée de l’ancienne Égypte [11] . De même, en 1908, à l’article d’André Bonnet, préparateur au muséum, sur L’oryx dans l’ancienne Égypte [12] , Loret adjoint une contribution philologique savante sur le nom de l’animal au temps des pharaons.

De 1905 à 1909, chaque année voit Lortet sur les sites de fouilles de Haute-Égypte. En 1905-1906, délaissant un peu Khozam et Roda, où il reviendra en 1907, il explore puis fouille, sur la rive occidentale du Nil à Louqsor, l’antique Thèbes, les gisements archéologiques de l’ouadi Gabbanat el-Gūrūd. Ce toponyme arabe signifie « les cimetières des singes » et, dès 1838, le voyageur britannique J. G. Wilkinson avait indiqué qu’on y avait exhumé des momies de simiens. En ce lieu sauvage, Lortet trouva, en effet, un certain nombre de sépultures de babouins, de dates différentes, et, surtout, d’époque gréco-romaine [13] . On pensa qu’il avait découvert la nécropole des singes sacrés voués à Thoth, dont les emblèmes animaux étaient l’ibis et le babouin. Les sépultures tardives sont peut-être, en effet, à relier au temple voué à la manifestation divine de Thoth, édifié à l’époque ptolémaïque, sur la rive occidentale de Thèbes, au sud de Medinet Habū, dans le village de Kasr el-Aggūz. Cependant, certains spécimens de date plus ancienne (Nouvel Empire ?), exhumés dans la « Vallée des Singes » paraissent devoir être attribués à une autre manifestation divine des cultes thébains, Khonsou-Thoth- Lunus de Karnak, sur la rive orientale.

Effigies d’Osiris de Tehneh Achôris et le pseudo « cercopithèque » de la Vallée des Singes. Effigies d’Osiris de Tehneh Achôris et le pseudo « cercopithèque » de la Vallée des Singes.  Effigies d’Osiris de Tehneh Achôris et le pseudo « cercopithèque » de la Vallée des Singes.

Effigies d’Osiris de Tehneh Achôris et le pseudo « cercopithèque » de la Vallée des Singes.

Osiris végétant des Mystères du mois de Khoïak.

Osiris végétant des Mystères du mois de Khoïak.

Les fouilles au Gabbanat el-Gūrūd de 1905 réservèrent une surprise aux archéologues lyonnais. Parmi les petites tombes creusées dans le roc du gebel, il en était quelques-unes sans le moindre rapport avec les babouins ou cercopithèques que Lortet espérait trouver. Il s’agissait en fait de simulacres osiriens des cérémonies du quatrième mois de l’année égyptienne antique (Khoïak). Coïncidence curieuse, l’année précédente, à Tehneh-Achôris en Moyenne-Égypte, Gustave Lefebvre [14] avait découvert les premiers témoins matériels de cette pratique rituelle que, jusque-là, on ne connaissait, grâce à Heinrich Karl Brugsch et, surtout, Victor Loret [15] , que par les textes hiéroglyphiques descriptifs du temple d’Hathor à Dendara. Les fêtes d’Osiris de Khoïak marquaient la renaissance de la vie et de la nature à la fin de la saison de l’inondation dont la germination des céréales enfouies dans la terre humide donnait la preuve. Osiris, miraculeusement ressuscité selon la tradition, était le modèle divin du retour à la vie de ce qui, confié au sol nourricier dans l’apparence de la mort (le grain desséché), germait et engendrait une plante nouvelle. Pour accomplir le rite, on confectionnait donc dans un moule adapté des simulacres de momies d’Osiris avec tous ses attributs. Le noyau de la forme, enrobée de lin encollé à la résine, était un mélange de limon du Nil et de céréales, orge ou épeautre. Le cérémonial terminé, les effigies étaient portées dans une nécropole et ensevelies, cycle après cycle [16] . À la « Vallée des Singes », l’une d’entre elles, exceptionnelle par sa présentation extérieure, fut source de méprise pour son inventeur. Il crut avoir sous les yeux la momie d’un « cercopithèque (?) » mais, ainsi qu’il l’écrivit, la radiographie Roentgen ne donna rien « malgré les appareils les plus puissants que nous ayons fait agir » [17] . Avec ces simulacres osiriens et les objets qui les accompagnaient, les collections du musée s’enrichissaient de témoins d’ordre religieux, en majorité d’époque récente, dont le nombre allait s’accroître par la suite. Le muséum élargissait ainsi son domaine bien au-delà de la zoologie ou de la préhistoire.

Pourtant, Louis Lortet n’abandonnait aucunement ce domaine fondamental. De 1907 à 1908, avec grand profit pour l’illustration, dans la collection, de documents des périodes Nagada I et II, il reprit le chantier de Khozam. Durant ces deux années, intervint la fâcheuse affaire du « Crâne syphilitique de Khozam » [18] . La controverse ouverte par Ernest Chantre, à l’aide d’arguments fallacieux affligea grandement le savant et l’honnête homme. Son adversaire prétendait que la trouvaille faite à Khozam de ce vestige pathologiquement atteint n’appartenait aucunement à un contexte prédynastique largement antérieur au IIIe millénaire, mais à la IVdynastie pharaonique, le situant ainsi chronologiquement près de 1500 ans plus tard. L’ami sincère qu’était Victor Loret vint fort heureusement, par sa lettre adressée aux membres de la Société d’Anthropologie de Lyon et lue à la séance du 13 juin 1908, mettre fin à une inutile querelle. Il avait accepté, preuves à l’appui, de :

« faire connaître, à ceux mêmes qui avaient entendu ces critiques (de Chantre), l’état où en sont actuellement les études égyptologiques sur la question en litige. » [19]

Juste revanche, en 1909, à Gebelein, au sud-ouest de Thèbes, Lortet, peu avant son décès, eut l’ultime privilège de l’étonnante mise au jour des célèbres « Barbus de Lyon ». Datés du Nagada I final (~3800 a.C.), ces chefs-d’œuvre du prédynastique d’Égypte demeurent une énigme [20] .

Muséum U. 718 Gebelein (Brèche).                                      Muséum U. 717 Gebelein. (Schiste).

Muséum U. 718 Gebelein (Brèche).      Muséum U. 717 Gebelein. (Schiste).

La vie du muséum suivit ensuite sa propre existence et connut, du fait de divers dons ou achats, un nouvel essor de ses collections égyptiennes. Ce n’est qu’après la fin de la Première Guerre Mondiale, à partir de 1920, que le successeur direct du défunt directeur, Claude Gaillard, ranima une fructueuse association avec les égyptologues de l’école lyonnaise, élèves de Victor Loret, afin de reprendre les recherches sur la faune antique de la vieille Égypte. En 1923 parurent au Caire les Recherches sur les poissons représentés dans quelques tombeaux de l’Ancien Empire, ouvrage auquel Gaillard avait associé son maître Loret et un égyptologue nouveau venu que celui-ci avait formé, Charles Kuentz [21] . Après la constitution de ce recueil scientifique unique sur la faune d’eau douce du Nil, antique et actuelle, les deux chercheurs, devenus très liés, se tournèrent vers l’ornithologie. Tandis que Gaillard, de 1929 à 1933 dans une série d’articles de fond donnés au Caire, appliquait sa connaissance exceptionnelle des oiseaux momifiés à identifier plusieurs espèces figurées dans les représentations de temps pharaoniques [22] , il initiait Kuentz à l’ornithologie. Celui-ci publia ainsi, en 1924, un article sur la « Danse des autruches » [23] suivi, en 1926 dans les Archives du muséum, par « L’oie du Nil » où il détermina scientifiquement que l’anséridé sacré des vieux Égyptiens appartenait à l’espèce alopochen ægyptiaca [24] .

La déjà longue histoire de la riche contribution, élaborée à partir de l’étude de leur collection, que les chercheurs du muséum de Lyon apportèrent à la connaissance de la faune de la terre des Pharaons se termina en 1927 avec un des derniers articles « égyptiens » de Gaillard. On lui envoya du Caire un crâne de canidé prélevé dans une nécropole de « chiens », découverte à Salakhana près d’Assiout en Moyenne-Égypte. Depuis les débuts de leur science, les égyptologues débattaient sur la question de savoir si le canidé noir d’Anubis avait existé, s’il était renard, chien ou loup. L’expertise anatomique de Gaillard [25] , argumentée par la confrontation des crânes de ces espèces, collectés en Égypte et conservés à Lyon, détermina que les vieux Égyptiens avaient pris pour modèle un chien élancé semi-sauvage, croisé de grand chacal. Pour en faire l’emblème animal de la manifestation divine gardienne des nécropoles et des morts, ils lui avaient attribué un pelage noir, inexistant dans la nature, mais symbolique de sa fonction. Cette solide conclusion fit franchir un nouveau pas aux historiens de la religion pharaonique.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, la constitution, par le muséum d’Histoire Naturelle de Lyon, de collections de préhistoire égyptienne comportant un nombre important d’objets relatifs à la faune, la collecte de spécimens de la plupart des espèces animales fossiles, antiques et actuelles puis leur publication et leur étude, constituent une étape fondatrice de la sauvegarde d’un patrimoine unique, plus que jamais menacé de nos jours en terre d’Égypte. Les sources de connaissance, scientifiquement fondées, qu’elles ont créées ont profondément modifié l’approche « égyptologique » des philologues ou historiens d’art en les ramenant vers le concret. Depuis l’œuvre de Louis Lortet et de ses collaborateurs, rien ne s’est écrit en matière de paléoécologie de la vallée égyptienne du Nil qui n’ait dû, peu ou prou, faire référence à leurs publications. Ainsi s’est vérifié le jugement de Victor Loret dans sa préface [26] de 1905 :

« Pendant longtemps, soit en zoologie, soit en égyptologie, l’ouvrage de MM. Lortet et Gaillard… servira de base à des travaux dont on ne peut prévoir encore ni le nombre ni l’importance, mais qui tireront en grande partie leur valeur de la science avec laquelle ont été présentés les riches matériaux qui viennent de nous être révélés. »



[1] Rectifier en 1892, la date «1882» donnée par S. Ikram & A. Helmy, «The History of the animal Mummy Collection in the Egyptian Museum Cairo» dans M. Eldamaty, M. trad éd., Egyptian Museum Collections around the World. Studies for the Centennial of the Egyptian Museum I, Le Caire, 2002, p. 566.

[2] Séance du 4 décembre 1896 «Expériences sur le traitement de la tuberculose chez l'homme et les animaux au moyens des rayons Roentgen»; publié au Bulletin de l'Institut Égyptien BIÉ IIIe série, n° 7 1897, p. 323-235.

[3] 1887, La flore pharaonique, d'après les documents hiéroglyphiques et les specimens découverts dans les tombes. 1892, «Notes sur la faune pharaonique», Zeitschrift für Ägyptische Sprache 30, p. 24-30. 1896, «Les animaux reproducteurs dans l'Égypte ancienne», Recueil de Travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes Rec. Tr. XVII, p. 196-209.

[4] Selon G. Maspero, Causeries d'Égypte2 1907, p. 243 sq., reproduisant un article donné au Journal des Débats du 1 avril 1903.

[5] Cl. Gaillard & G. Daressy, La Faune momifiée de l'antique Égypte, Le Caire, IFAO, 1905. À la même époque, Cl. Gaillard publie «Le bélier de Mendès ou le mouton domestique de l'ancienne Égypte», Bull. de la Société d'Anthropologie de Lyon 20, 1902, p. 69-102.

[6] Homme d'une science universelle, Lortet y étudie un phénomène géologique inexpliqué la «Coloration noire des rochers formant les cataractes du Nil» qu'il élucide dans une communication à l'Institut de France, le 12 mai 1902, CRAIBL CXXXIV, 1902, p. 1091-1093.

[7] L. Lortet & Ch. Hugounenq, «Sur les poissons momifiés», L. Lortet & Cl. Gaillard, «Sur les oiseaux momifiés», Annales du Service des Antiquités de l'Égypte ASAE 3, 1902, p. 15-21 = CRAIBL 133, p. 603-616; 854-857.

[8] Sur ces documents, voir N. Baduel, La collection des palettes prédynastiques égyptiennes du Muséum Lyon, Cahiers Scientifiques Muséum, Lyon n° 9, 2005, p. 5-63.

[9] Adjectif créé sur le nom de la localité à nécropole prédynastique ~ 5000 à 3500 a.C. de Nagada, rive occidentale au nord de Louqsor, dont les artefacts des cultures successives, I à III, ont servi de base pour établir une datation de référence appliquée à tous les sites de même époque dans la Vallée.

[10] V. Loret, «Horus-le-faucon», Bulletin de l'Institut Français d'Archéologie Orientale du Caire, BIFAO, 3, 1903, p. 1-24.

[11] Tomes 8 et 9, mémoires 2, 1903-1905. Le tome 10, mémoire 2, parut plus tard en 1909.

[12] Archives tome 10, 1909, p.159-174.

[13] 6 mars 1905, communication à l'Institut Égyptien: «Momies de singes et nécropole du dieu Thot», parue dans BIÉ IVe sér., n° 6/2, 1905, p. 43-46. Faune momifiée, 1905, p. 239 sq.

[14] G. Lefebvre, «Sarcophages égyptiens trouvés dans une nécropole gréco-romaine à Tehneh», ASAE 4, 1904, p. 227-231.

[15] V. Loret, «Les fêtes d'Osiris au mois de Khoïak 1-3», Rec. Tr. III, 1882, p. 43-57; IV, 1883, p. 21-33; V, 1884, p. 85-103.

[16] Sur tout ceci et les autres objets relatifs aux «Mystères d'Osiris» recueillis par Lortet, voir J.-C. Goyon, Les Voies d'Osiris en Rê, Collections du Musée des Beaux-Arts et du Muséum d'histoire naturelle de Lyon. Des objets qui racontent l'histoire, Lyon, 2002, p. 100-119.

[17] Faune momifiée, 1905, p. 248. Lortet était un pionnier de l'utilisation de la radiographie médicale; voir supra n. 22 et sa contribution du 3 mars 1902 au Caire «La photothérapie dans le traitement du lupus», BIÉ IVe sér., n° 3/3, 1902, p. 77-80.

[18] On notera que Lortet, en sa qualité de médecin, avait présenté, à la séance de l'Institut Égyptien du Caire du 3 décembre 1906, une communication, dans la section «Médecine, Physiologie, Pharmacie, Hygiène», intitulée «Siphylis et spirochaetes», BIÉ IVe sér., n° 7, 1907, p. 91.

[19] «À propos de la nécropole préhistorique de Khozam, en Haute Égypte. – Lettre adressée à M. le Président de la Société d'Anthropologie de Lyon par M. Victor Loret, chargé du cours d'égyptologie à l'université de Lyon», p. 2 du t. à p. de 12 p.

[20] J.-L. de Cénival, L'Égypte avant les pyramides, Paris, 1973, p. 16-17.

[21] Cl. Gaillard, Faune Égyptienne antique. Recherches sur les poissons représentés dans quelques tombeaux de l'Ancien Empire. Avec la collaboration de MM. Victor Loret et Charles Kuentz , Mémoires de l'Institut Français d'Archéologie Orientale 51, Le Caire, 1923.

[22] Liste dans A. Pratt, Ancient Egypt, New York, 1943, p. 173.

[23] BIFAO 23, 1924, p. 85-88.

[24] Archives tome XIV, p. 1-64.

[25] «Animaux consacrés à la divinité de l'ancienne Lycopolis», ASAE 27, 1927, p. 33-42.

[26] Préface à la Faune momifiée de l'ancienne Égypte (1905), p. XIV.