Grâce à la collaboration du
Service Pr@tic de l'E.N.S. Lyon,
retrouvez ci-dessous la présentation et les enregistrements vidéos
de chaque conférence du cycle 2008-2009 Confluence des savoirs
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le 4 novembre 2008 à l'E.N.S.
Pierre Dockès, Professeur de sciences économiques à l'Université Lumière Lyon 2.
Jean-Michel Tobelem, Docteur en gestion, directeur d'Option Culture, auteur.
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Pierre Dockès
Professeur de sciences économiques à l'Université Lumière Lyon 2, il est membre du centre de recherche Triangle (UMR du CNRS) et du Cercle des économistes. Intéressé par le pouvoir en économie, il vient de montrer dans un livre sur Thomas Hobbes qu'une économie de la peur de l'autre pouvait conduire à une politique de la terreur (Hobbes : Économie, terreur et politique, 2008). En ce qui concerne la mondialisation, « l'autre » n'est pas simplement un concurrent, voire un adversaire et il est dangereux de faire de la mondialisation un épouvantail (« L'enfer ce n'est pas les autres, bref essai sur la mondialisation », Descartes et Cie, 2007).
Pour Pierre Dockès, en matière de mondialisation « l’enfer ce n’est pas les autres ». Il s’agit de comprendre ce qui se joue aujourd'hui sous le terme de mondialisation : libre échange des marchandises, déplacements massifs des capitaux, migrations et délocalisations, entrée de centaines de millions de travailleurs sur le marché mondial...
Il faut évaluer l'impact sur l'Europe et la France de cette nouvellemondialisation, sans agiter d'épouvantails ! Pourront-elles résister avec leurs taux de croissance et d'investissement si faibles, prises en tenailles entre les Etats-Unis à la pointe des innovations et les pays émergents à très bas salaires ? Il faut agir pour que l'Europe aujourd'hui dévoyée retrouve son dynamisme, son potentiel innovateur. L'enfer, ce n'est pas les autres, ce sont nos faiblesses actuelles. La mondialisation n'est pas le mal, mais elle peut faire mal si nous ne prenons pas les chemins de cette société de la connaissance qui est déjà là,mais à laquelle nous tournons le dos.
Jean-Michel Tobelem
Docteur en gestion, il est directeur d’Option Culture (http://option.culture.free.fr).
Auteur de « Musées et culture, le financement à l’américaine » (PUL) et « Le nouvel âge des musées, les institutions culturelles au défi de la gestion » (Armand Colin), il a été responsable de la publication de « La culture mise à prix, la tarification dans les sites culturels » (L’Harmattan) et « L’arme de la culture, les stratégies de la diplomatie culturelle non gouvernementale » (L’Harmattan).
Dans un débat concernant la mondialisation, les musées ont assurément toute leur place. Traditionnellement, la dimension scientifique de leurs activités les pousse aux échanges avec des conservateurs et des spécialistes internationaux; la préparation des grandes expositions les conduit à solliciter des prêts dans le monde entier ; ils accueillent - du moins pour les plus célèbres d’entre eux - nombre de visiteurs venus de l’étranger ; enfin, les donateurs n’appartiennent pas nécessairement au pays dans lequel est implanté le musée : l’internationalisation des dons (d’entreprises, de fondations ou de particuliers) les concerne également.
Toutefois, il existe une résonance particulière au débat concernant lamondialisation des musées : celle-ci porte sur la création d’« antennes », à l’imitation d’un mouvement lancé par la fondation Guggenheim, suivie par le musée de l’Ermitage et - plus récemment mais avec un certain éclat - par le musée du Louvre (et les autres musées associés au projet d’implantation à Abou Dhabi), tandis que le Centre Pompidou paraît désireux quant à lui de créer une institution soeur en Asie. Notre présentation s’efforcera par conséquent de décrire les enjeux de cette mondialisation muséale et d’en faire apparaître les limites.
le 2 décembre 2008 à l'E.N.S.
Dr Jean-Michel Dubernard, chirurgien.
Roxane Andrès, artiste designer.
Les intervenants ont souhaité ne pas être filmés.
Jean-Michel Dubernard
Chirurgien, spécialisé en urologie et transplantation d’organes, il a dirigé le service d’urologie et de chirurgie de la transplantation de l’Hôpital Edouard Herriot de 1978 à 2003. Il a réalisé la plupart de ses travaux scientifiques dans le domaine de la technologie médicale, de l’urologie, de la chirurgie vasculaire rénale, de la transplantation rénale, la transplantation pancréatique, la transplantation surrénalienne, la transplantation composite de tissus (greffes de mains et greffe de visage).
L’innovation est presque toujours le fruit de la rencontre entre l’imaginaire individuel, le rêve et l’imaginaire collectif, le mythe. La transplantation présente dans toutes les anciennes cultures, en est une illustration. Les premières tentatives de greffes de tissus et les balbutiements de l’immunologie ont marqué le 19 ème siècle. La description à Lyon, au début du 20 ème siècle, de la technique de suture vasculaire a immédiatement ouvert la voie aux transplantations d’organes si présentes dans l’esprit des chercheurs de l’époque. Elles se sont heurtées aux mécanismes de défense immunologique. Leur compréhension partielle dans les années cinquante a permis le développement des greffes de rein, de foie, de coeur, de pancréas, d’intestin… dont les résultats se sont constamment améliorés avec les progrès de l’immunosuppression. Une nouvelle étape s’est ouverte avec les greffes composites de tissus (mains, visage, larynx, paroi abdominale, genou) qui posent des problèmes plus spécifiques sur le plan immunologique, technique et psychologique.
Roxane Andrès
Artiste - designer indépendante à Lyon depuis 2006, elle prépare en parallèle de son activité une thèse de doctorat sur la porosité des frontières entre art et design et plus précisément sur la relation design, art et médecin. Ses thèmes de recherches privilégiés sont le soin, la greffe, la prothèse et la dé/reconstruction corporelle. Elle est commissaire de l’exposition « design et santé » sous la direction du commissaire principal Marc Partouche, pour la Biennale Internationale du Design de Saint-Etienne 2008.
Panser autrement résulte de la confrontation de réflexions liées à la transmission, l’enfance, le soin, le monde de la médecine et le fonctionnement du corps humain. C’est à la fois une démarche artistique qui donne lieu à un travail théorique, photographique, graphique et sculptural (textile), mais c’est aussi un travail de designer et une véritable investigation sur lemonde de lamédecine, du soin et de la blessure chez les enfants. Il s’agit de dédramatiser l’acte de soin, notamment par un travail approprié du graphisme et de la couleur qui peuvent être une source de mieux-être.
le 3 février 2009 à l'E.N.S.
Jean Audouze, astrophysicien.
Compagnie Pascoli, danse
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Jean Audouze
Astrophysicien, directeur de recherche au CNRS, il est également président du Comité Scientifique du Salon Européen de la Recherche et de l’Innovation et Vice Président de la Commission Nationale Française pour l’Unesco.
Le concept d’Univers a évolué au cours de l’histoire : de géocentrique pendant l’Antiquité jusqu’à la Renaissance, il devint héliocentrique grâce à Copernic puis connut une dilatation phénoménale autour des années 1914 grâce aux premières observations des galaxies lointaines. Le contenu de l’Univers depuis les particules les plus élémentaires (électrons et quarks) jusqu’aux amas de galaxies en passant par les planètes et les étoiles doit être évoqué avant d’aborder l’histoire de l’Univers.
L’astrophysiquemoderne a fourni plusieurs informations (expansion de l’Univers, irrégularités du rayonnement diffus à 2.7°K, formation des éléments les plus légers….) qui permettent de proposer un « âge » pour l’Univers (13,7 milliards d’années) et un scénario historique divisé en quatre ères : l’ère particulaire, l’ère nucléaire, l’ère radiative et l’ère stellaire ou galactique qui débuta 500 000 ans environ après le mystérieux Big Bang.
La cosmologie est la discipline astrophysique qui cherche à étudier l’Univers dans son ensemble. L’évocation du futur de cette discipline concluera cette intervention.
Compagnie Pascoli
Après avoir suivi une formation complète en danse classique au conservatoire puis en contemporain en France et aux US, Anne-Marie Pascoli poursuit des études de Biologie et obtient un DE de psychomotricité. C’est déjà dans cette alliance des curiosités et des disciplines qu’elle développe une recherche sur le mouvement dansé et l’écriture chorégraphique qui, de nombreuses années durant, sera au coeur de son travail en compagnie.
Une vingtaine de chorégraphies pour la scène l’ont amené en France et à l’étranger à rencontrer des publics divers, à expérimenter, créer, requestionner, transformer des modes d’écritures chorégraphiques et de transmission. Depuis ces dix dernières années une partie de ses créations ont gagné l’espace public (créations « in Situ » dans des lieux du patrimoine) instituant ainsi un autre rapport de l’oeuvre et de l’artiste aux territoires (urbain, rural, muséal, monumental, historique) et aux populations dans leurs diversités d’origines et de cultures.
« On parle, en terme classique, d’un danseur « étoile », un, parmi les autres. Peut être est-ce une image sans désordre.
J’aimerais penser le corps dansant comme une architecture de « poussières d’étoiles », sans relâche soumises aux lois de l’ordre et du désordre, animées d’une énergie farouche pour se constituer en une forme inexorablement précipitée vers une autre forme, pour que d’équilibres en déséquilibres quelque chose ne cesse d’advenir : une danse, un être dansant.
Les mêmes tâtonnements, intuitions et fulgurance jalonnent l’histoire des connaissances du corps humain et celles de l’univers.
Cet « en chemin » commun au si proche et au si lointain est une fascination que l’art de la danse convoque humblement, dans sa quête d’une conscience toujours plus fine de l’organicité des matières et des énergies qui en constitue le corps…».
le 3 mars 2009 à l'E.N.S.
Françis Hallè, Professeur de botanique tropicale.
Dany Cleyet-Marrel, concepteur, designer.
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Françis Hallé
Professeur de Botanique tropicale spécialiste des arbres et des forêts des tropiques humides, il a été le responsable de la mission du radeau des cimes pour l’exploration des canopées forestières tropicales, de 1986 à 2003. Il travaille en Afrique centrale (Cameroun, Gabon), à Madagascar, en Amérique du Sud (Guyane, Brésil, Chili), en Asie du Sud-Est (Malaisie, Brunei, Laos) et aux Iles Salomon. Il a publié : « Le Monde sans hiver » (Le Seuil - 1993), « Eloge de la Plante » (Le Seuil - 1999), « Le radeau des cimes » (J.C. Lattès - 2000), « Architecture de plantes » (JPC - 2004), « Plaidoyer pour l’Arbre » (Actes Sud - 2005).
On croit souvent que l'exploration de notre planète est terminée. Pourtant, il reste à explorer la canopée forestière équatoriale qui est restée jusqu'à présent hors d'accès, faute de technologie adaptée. Grâce à une série d'engins (grues, tours, radeau des cimes, bulle des cimes, arboglisseur, ikos, etc…), cette exploration a commencé.
La canopée des forêts équatoriales est importante pour trois raisons :
• Elle contient l'essentiel de la diversité des terres émergées ; on y trouve également les mécanismes par lesquels cette diversité biologique se met en place. La coévolution entre plantes et animaux est une source d'espèces nouvelles très efficace.
• Le sommet des arbres représente une ressource encore pratiquement inexplorée en matière de molécules actives potentiellement utilisables en médecine. Cette activité biochimique est due à la présence de la faune herbivore canopéenne.
• Le genre Homo, auquel appartient l'espèce Homo sapiens, a pris son origine dans les canopées forestières équatoriales d'Afrique de l'Est. D'une certaine manière, l'homme moderne fait donc partie de la biodiversité des tropiques.
Dany Cleyet-Marrel (sous réserve)
Concepteur, designer, il est également pilote d’aérostat.
Depuis quinze ans, Françis Hallé, Dany Cleyet-Marrel et Gilles Ebersolt ont mis au point un radeau des cimes qui flotte sur un véritable océan vert : le sommet des grands arbres des forêts primaires de la planète, la canopée. Cette aventure scientifique exceptionnelle qui les a conduits en Guyane, au Cameroun, au Gabon…sera racontée par le pilote du radeau.
le 31 mars 2009 à l'E.N.S.
Charles Gardou, Professeur à l'Université Lumière Lyon 2.
Ali Fekih, acteur, danseur, et Anne-Catherine Nicoladzé, danseuse, chorégraphe.
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Charles Gardou
Professeur à l’Université Lumière Lyon 2 où ses enseignements et travaux sur le handicap procèdent d’une anthropologie philosophique, il est responsable d’une équipe de recherche sur les situations de handicap, l’éducation et le travail social. Il préside le « Collectif Reliance » qu’il a fondé en 1995. Il a également créé la revue « Reliance », dont il assure la direction, enmême temps que celle de la Collection « Connaissances de la diversité ». Ses responsabilités et engagements nationaux ou internationaux sont nombreux ; il est en particulier membre de l’Observatoire National de la Formation, de la Recherche et de l’Innovation sur le Handicap (ONFRIH). Il a organisé, avec Julia Kristeva, les « Premiers Etats Généraux nationaux du handicap » et vient de créer, avec elle, le Mouvement international « Handicap, Solidarité, Egalité ».
Ses derniers ouvrages : « La vulnérabilité en face », érès, à paraître ; « Fragments sur le handicap et la vulnérabilité », érès ; « Handicap, le temps des engagements » (avec Julia Kristeva), PUF ; « La création à fleur de peau » (avec Emmanuelle Saucourt), érès ; « Désinsulariser le handicap » (avec Denis Poizat) érès ; « Le handicap, une privation de libertés ».
Le handicap peut se définir comme une situation de privation de libertés, variable selon le degré de gravité de la déficience, lié à la fois aux résonances objectives de la déficience et aux entraves d’un environnement colonisé par les « bien-portants ». Ainsi il n’affecte pas seulement le corps ou l’esprit, mais sous-tend des formes de servitude et de dépendance qui tiennent aux limites des ressources du corps ou de l'esprit, aux murs et écueils érigés par la société, aux contraintes culturelles et à l’hostilité d’un monde pourtant commun à tous. Etre handicapé, c’est être menacé, plus que les autres encore, d’être asservi à son destin et aux autres. La lutte quotidienne des personnes en situation de handicap consiste donc à ne pas abdiquer et être sans cesse à la conquête de nouvelles parcelles de cette liberté qui caractérise le sujet et le citoyen.
Ali Fekih
Du hip-hop aux pratiques circassiennes et théâtrales, Ali Fekih ne cesse de se former. De 2001 à 2004, il suit la formation de l’école du Samovar de Bagnolet où il travaille le clown, le théâtre et le théâtre gestuel. Son parcours est jalonné également de rencontres dont celle avec Patrick Haggiag, Anne-Catherine Nicoladzé, Alexandre Del Perugia et Maguy Marin, mais aussi de premières fabrications artistiques avec la création de spectacles de rue. Depuis 1994 il parcourt différents pays en interprétant ses propres créations de spectacles de rue dont son solo Alchimie.
Anne-Catherine Nicoladzé
Danseuse, chorégraphe, performeuse et pédagogue, elle travaille à la croisée de la danse-contact, de l’improvisation et de la danse contemporaine. Interprète depuis 1987, elle travaille avec plusieurs artistes dont C. Burgos/O.Gelpe, D. Silhol, K. Sebbar, I.Brunaud ... Assistante à la mise en jeu du corps et son écriture, elle collabore avec des compagnies de théâtre, de danse, cirque et rue. Parallèlement, elle réalise ses propres performances au sein de la Compagnie In Situ qu’elle a co-fondée en 2000.
Déséquilibres (solo d'Ali Fekih)
« D’où je suis, je vois comme de la peinture dont on suivrait la trajectoire sur une toile. Une danse qui malgré moi se passe et malgré tout se pense. Il y a un fossé entre ce que je sens et ce qui a lieu. Ce déséquilibre met en mouvement, agite, désarçonne, excite. Et cela ne tient qu’à la nécessité d’être là. Alors mon film, je le fais, avec des couteaux, je taille sur la pellicule. J’apprécie ce qui tombe. Mon équilibre, c’est de faire vivre et co-exister des choses qui dit-on n’ont rien à voir entre elles. »
le 5 mai 2009 à l'E.N.S.
Julian Burger, responsable du programme des peuples autochtones et des minorités, au Haut Commissariat des Droits de l'Homme aux Nations Unies.
Stéphane Jacob, directeur de la galerie « Arts d’Australie Stéphane Jacob » à Paris.
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Julian Burger
Il est responsable du programme des peuples autochtones et des minorités, au Haut Commissariat des Droits de l'Homme aux Nations Unies, à Genève. Il oeuvre pour les droits des peuples autochtones depuis plus de 25 ans. Il a participé au développement international, permettant aux peuples autochtones de bénéficier d'une meilleure visibilité; et a organisé entre les gouvernements et les représentants des peuples autochtones les négociations qui ont mené à l'adoption de la Déclaration des Droits des peuples autochtones en septembre 2007 par l'Assemblée Générale des Nations Unies. Il est l'auteur de nombreux livres et articles sur les peuples autochtones et les Droits de l'Homme.
Indigène, peuple premier, autochtone, minorité, ethnie, tribu sont autant de qualificatifs entrés dans le langage courant mais que nous n’utilisons pas toujours à bon escient.
A la fin du 15 ème siècle, au début de l’expansion européenne dans les Amériques, la majorité des peuples vivaient sur leurs territoires d’origine. Certes, des migrations à grande échelle s’étaient déjà produites et des civilisations avaient disparu, mais c’est le colonialisme moderne qui est responsable du déplacement forcé d’habitants autochtones.
Les peuples autochtones ont un sentiment très fort de leur identité en tant que peuples uniques avec leurs territoires, leurs langues et leurs cultures. Ils demandent le droit de définir eux-mêmes le sens du mot « autochtone » et d’être reconnus comme tels.
La clé de la survie des peuples autochtones est l’autodétermination, la liberté des peuples à contrôler leurs propres existences. Ils revendiquent un territoire ancestral, détenu collectivement par leur communauté. Ils veulent être traités comme des « peuples » et non comme de simples statistiques de population. Ils tiennent également à gérer leurs propres affaires et leur développement.
Stéphane Jacob
Directeur de la Galerie « Arts d’Australie Stéphane Jacob » à Paris. C'est en 1995 que Stéphane Jacob, diplômé de l'Ecole du Louvre et ancien chargé de la communication du Musée National des Monuments Français à Paris, part vivre une année en Australie. Il y découvre la richesse artistique de ce continent contrasté. De retour en France, Stéphane Jacob décide de partager sa passion pour cet art en pleine émergence et aux multiples facettes. A cette fin, il crée la galerie « Arts d'Australie Stéphane Jacob » , le 1er octobre 1996.
Stéphane Jacob apportera son regard artistique sur la collection d'art aborigène du Musée des Confluences qu'il a contribué à construire en étroite relation avec les équipes scientifiques du Musée. Fort de son expérience de terrain et de son expertise, il évoquera, en s'appuyant sur les oeuvres de cette collection, le mode de vie des aborigènes et leur mythologie pluri-millénaire, la naissance et le développement de l'art aborigène contemporain, le contexte dans lequel ces oeuvres ont été créées et pour certaines commandées spécifiquement pour le Musée. Expression de la permanence d'un monde en constante mutation, l'art aborigène se vit non seulement dans son énergie plastique mais aussi dans sa dimension politique et son aspect profondément identitaire.
Retrouvez l’intégralité des conférences sur :
www.ens-lyon.fr/asso/groupe-seminaires/confluence
Entrée libre et gratuite
École Normale Supérieure de Lyon
Amphithéâtre Charles Mérieux
46, allée d’Italie
69007 LYON Gerland
www.ens-lyon.org
Renseignements
Tél : 04 72 69 05 00