Grâce à la collaboration du
Service Pr@tic de l'E.N.S. Lyon,
retrouvez ci-dessous la présentation et les enregistrements vidéos
de chaque conférence du cycle 2008-2009 Confluence des savoirs
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le 6 octobre 2009 à 18h30 à l'E.N.S.
en lien avec les journées de l’économie (12, 13 et 14 novembre 2009)
Michèle Debonneuil, économiste.
Charlotte Ramond, comédienne.
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Michèle Debonneuil
Économiste, membre du Conseil d’analyse économique auprès du Premier Ministre et du
Conseil économique du développement durable auprès de Jean-Louis Borloo, elle a travaillé
dans le public (INSEE, Direction du Trésor, OCDE, Commissariat du Plan) et dans le privé
(Directeur de la recherche à la banque Indosuez). Elle a passé sa vie à faire le pont entre la
théorie et la pratique. Elle s’efforce depuis 10 ans de trouver avec les entreprises des
solutions à la crise qu’elle anticipe depuis longtemps. Elle ne se contente pas de décrire les
impasses de nos économies, mais propose des solutions.
« Notre pays, comme tous les autres pays développés, est dans une triple impasse. D’abord
le modèle de croissance fondé sur la mécanisation, sur lequel nous vivons depuis un siècle,
s’épuise : l’automatisation élimine les gisements d’emplois pour les travailleurs non qualifiés.
Dans le même temps, la concurrence avec les pays à bas coûts de main-d’oeuvre accélère le
processus, bloque la croissance des salaires et condamne les consommateurs des pays riches
à un cercle vicieux qui les entraîne à rechercher du pouvoir d’achat en achetant, toujours moins
chers, des biens qu’ils ne produisent plus. Si l’on est au plein emploi, comme on vit plus longtemps,
il est normal de travailler plus longtemps et le financement des retraites se fait sans problème en
reculant à proportion l’âge de la retraite. En sous-emploi, ce n’est pas possible car il n’y a déjà
pas assez d’emplois sans reculer l’âge de la retraite.
Enfin, notre mode de production est en train de détruire la planète. Sommes-nous condamnés
au déclin ? Nous ne le croyons pas. Un autre modèle, fondé sur les Technologies de l’Information
et de la Communication (TIC), est en train de naître dans la douleur : il consiste à passer d’une
économie de l’avoir plus à une économie de l’être mieux. Notre seule différence avec les pays
pauvres est d’être riche ; faute de le comprendre et d’ajuster nos modes de consommation,
nous allons devenir aussi pauvres que les pays pauvres. Mais ce changement est tel qu’il
constitue une véritable révolution de civilisation qui oblige à passer par une longue et douloureuse
phase de transition. Les Etats sauront-ils jouer leur rôle dans ce contexte de destruction créatrice
où la tentation est de laisser faire les marchés ? Quel sera le rôle de la crise ? »
Comment de « grands auteurs » ont parlé d’argent ?
Charlotte Ramond
Comédienne, elle a débuté le théâtre très jeune à Lyon, au sein de la Compagnie des Trois-Huit
sous la direction de Sylvie Mongin-Algan. Après deux ans de formation au conservatoire d’Avignon,
elle a intégré l’ERAC (école nationale d’acteurs Cannes/Marseille) où elle a travaillé aux côtés
de Richard Sammut, Christian Esnay, Michel Corvin, Nikolaus…Elle vient tout juste de sortir
diplômée de cette école et présente en septembre le spectacle « Collecteur de rêves » de la
compagnie « les Transformateurs ».
Pour cette commande particulière sur le thème de l’économie et de l’argent, Charlotte Ramond s’entoure de Nicolas Ramond (metteur en scène) et Anne de Boissy (comédienne).
« En cette période de crise mondiale, il paraît intéressant de nous plonger dans les mots :
Quels modèles de sociétés ou d’utopies les auteurs ont-ils imaginés ?
Comment les auteurs peuvent-ils nous éclairer sur nos problèmes actuels ?
Comment l’imaginaire littéraire a-t-il puisé dans le monde économique ?
Quelle a été l’évolution du rôle de l’argent dans la littérature ?
A partir de ces grandes questions, les comédiens proposeront une brève traversée littéraire
avec des extraits de textes d’auteurs classiques et contemporains. »
le 17 novembre 2009 à 18h30 à l'E.N.S.
Adolfo Fucci, membre honoraire du C.E.R.N. où il était ingénieur électronicien.
Bruno Jacomy, Directeur adjoint du Musée des Confluences.
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Adolfo Fucci
Membre honoraire du CERN depuis 2007, il a exercé la fonction d’ingénieur électronicien,
spécialiste d’architectures de processeurs ultrarapides adaptés à la problématique de la
recherche en physique des particules, puis de l’émulation d’ordinateurs IBM série 370. Avec
un réseau de ces derniers, il a participé à l’expérience UA1, en 1983, qui a valu le prix Nobel
au physicien Carlo Rubbia, en 1984. Au fil de sa longue carrière, promu cadre supérieur avec
privilèges diplomatiques, A. Fucci a assumé, parmi d’autres charges, celle de chargé du transfert
des technologies pour le secteur de la recherche et responsable des relations avec les
départements voisins du CERN.
« Avant de parler de grands équipements scientifiques, il faut rappeler ce qu’est la recherche
fondamentale en tant que vraie source d’innovation. On a peut-être oublié, que sans les études
de James Clerck Maxwell, on n’aurait pas la radio, la télévision, le téléphone portable et les
communications radio en général. Sans parler d’Einstein avec son étude théorique sur le laser,
qui nous permet aujourd’hui de lire les CD, de lire et écrire les DVD et de communiquer par
fibres optiques. Einstein, avec sa théorie de la dilatation du temps dans la relativité restreinte,
nous permet également d’ajuster les GPS. La recherche fondamentale a tellement progressé
que, pour avancer davantage, il faut des investissements énormes dans des instruments de
plus en plus évolués. C’est dans cette optique que Louis de Broglie, Prix Nobel de Physique
en 1929, a semé, en 1949, la graine qui donnera naissance au CERN, à Genève. Cet équipement
scientifique de renommée mondiale est sans aucun doute une grande source d’innovation.
Doit-on rappeler que le Web a été inventé au CERN (1989) pour ses besoins en communication,
que le CERN a participé à l’étude du TEP (Tomographie par Émission de Positons), des
radio-isotopes pour l’imagerie médicale et en règle générale à la mise au point de plusieurs
accélérateurs de particules à usage médical.
Au-delà de la question de savoir si les grands équipements scientifiques sont une source
d’innovation, il faudrait se poser la question des moyens à mettre en oeuvre pour en faire
profiter davantage la société en général. »
Un Musée et des collections sciences et techniques
Bruno Jacomy
Directeur adjoint du Musée des Confluences depuis 2005, il a été auparavant, de 1976 à
1989, Conservateur chargé du patrimoine industriel à l’Ecomusée de la Communauté Le
Creusot-Montceau puis de 1989 à 2005, Directeur adjoint du Musée des arts et métiers
(CNAM, Paris). Il a publié de nombreux ouvrages sur les collections scientifiques et techniques
dont « Une histoire des techniques » en 1990 et « l’Age du plip » (2002)et a conçu de
nombreuses expositions, en particulier « Mesurer l’atmosphère » (2000), « L’homme
Machine » (1994), « De la machine à calculer de Pascal à l’ordinateur » (1990)…
« Dans le cadre de la transformation du Muséum en Musée des Confluences, le nouveau département
des Sciences et Techniques s’est donné pour objectif de constituer un corpus d’objets
techniques témoins des rapports entre sciences et sociétés :
• pour faire comprendre aux visiteurs comment se sont constitués les savoirs aujourd’hui mobilisés
dans les questions sciences/sociétés, il s’agit de se doter d’un patrimoine témoignant des
pratiques et des savoirs technoscientifiques développés depuis le XVIIe siècle, dans le monde
occidental et plus particulièrement au sein du tissu local et national.
• pour exposer la diversité des pratiques scientifiques qui ont existé et qui se créent dans
les sociétés non-occidentales, il s’agit d’acquérir des objets relevant de l’archéologie, des
ethnosciences et de l’anthropologie technique, notamment issus des zones géographiques déjà
traitées par les autres collections ethnologiques du musée (Japon, Amérique du Nord etc.).
Ces deux objectifs se déclinent selon quatre axes thématiques : Les sciences de l’astronomie
et de la mesure du temps, les outils du naturaliste, la médecine et les biotechnologies,
l’innovation technique et industrielle. »
le 9 décembre 2009 à 18h30 à l'E.N.S.
Claude Lorius, directeur de recherche émérite au C.N.R.S.
Claire Truche Nième compagnie, comédienne; Denis Tricot, sculpteur, improvisateur.
Claude Lorius
Actuellement Directeur de recherche émérite au CNRS, il a été Directeur du laboratoire de
glaciologie et de géophysique de l'environnement de Grenoble de 1983 à 1988. Depuis son
premier hivernage en Terre Adélie à la base Charcot, en 1957, il a pris part à plus de vingt
expéditions polaires dans les années 1960 et 1980, principalement en Antarctique dans le
cadre des missions polaires françaises et internationales, notamment à la base de Vostok. Il
a fait toute sa carrière au CNRS dont il reçoit la Médaille d'or, en 2002, avec Jean Jouzel. En
1994, il est élu membre titulaire à l'Académie des sciences. En juin 2008, il est le premier
français à recevoir le Prix Blue Planet pour l'environnement. En 2009, il est promu au titre
de Commandeur de la Légion d'Honneur.
« Au cours de toute sa carrière, Claude Lorius a été attiré par les hautes latitudes, le désert des glaces ; sur le continent blanc, au bout du monde, c’est la solitude et la vie en équipe. L’étude des carottes de glace l’a mené à connaître l'histoire de l’atmosphère et du climat et prendre conscience des risques que le réchauffement climatique fait courir à l’humanité. Jusqu’ici, malgré l’expérience faite dans le domaine de l’ozone où le signal des scientifiques a été suivi de mesures concrètes, les impacts du réchauffement climatique n’ont suscité que des déclarations d’intention.
De ses recherches aux pôles, Claude Lorius a tiré la conclusion que nous sommes entrés dans une nouvelle ère de la planète, « l’anthropocène » où les humains prennent le contrôle de l’environnement. Il est donc important d’oeuvrer pour que les comportements des hommes et des sociétés évoluent et que soient développées de nouvelles technologies pour préserver cet environnement. C’est un défi majeur et urgent lancé à la communauté internationale.
Cette prise de conscience doit nous conduire à la question : laisserons nous une Terre vivable
pour nos descendants ? »
Duo du froid : lecture /sculpture avec Claire Truche et Denis Tricot
Claire Truche
Comédienne, lectrice, metteure en scène et auteure, elle crée en 1992 la Nième Compagnie
et développe pour cette compagnie un répertoire de formes théâtrales : les « Spectacles Tout
Terrain et Tout Chemin ». Claire Truche suit un fil théâtral qui la conduit soit à écrire ses propres
spectacles, soit à adapter des textes qui n’étaient pas forcément pensés pour la scène.
Elle revendique une recherche fondée sur des études, toujours très documentées (scientifiques,
sociologiques, ethnographiques ou autres), pour offrir aux spectateurs une parole théâtrale,
poétique et humoristique sur notre condition d’humains toujours ballottés dans ce monde en
pleine mutation.
Denis Tricot
Sculpteur, improvisateur, adepte des « arts mélangés », il a toujours voulu que sa sculpture
soit élément de spectacle. Depuis 1994, il improvise dans des espaces scéniques avec de
grands arcs de bois qui lui permettent de réaliser ses constructions dynamiques dans le même
temps que des danseurs, musiciens et comédiens. Il décline parallèlement toute une gamme
de « sculptures éphémères envahissantes » à partir d’une latte de peuplier, véritable signe
de base d’une écriture pour l’architecture et les espaces publics. Il investit de nombreux sites
patrimoniaux dans toute la France et dans une Europe ouverte jusqu’à l’Ukraine.
« Duo du froid est une des créations étapes au coeur du projet IMMAQARSSUAQ/MON
GROENLAND, un projet mené par Claire Truche depuis plus de deux ans autour du Groenland.
Denis Tricot, avec ses arcs en bois, crée en direct des sculptures éphémères et mouvantes.
Ces instants sont très évocateurs de ce qu’on peut imaginer d’un certain Groenland : celui de
la glace qui peut s’effondrer à chaque instant, de la nature qui reste le maître du temps qui
a ses lois, de l’éphémère de la vie aussi, où tout peut basculer d’un instant à l’autre et prendre
un autre visage… Les arcs prennent alors tout à tour l’allure de skis, de traîneaux,
de tambours, d’ours polaires… Aux textes du grand Nord et de Claire Truche de s’emmêler
de même, avec, contre, tout contre…»
extrait de la conférence dansée de Roland Bacon
et la Compagnie Hallet Eghayan
le 2 février 2010 à 18h30 à l'E.N.S.
en lien avec l'exposition « Explorer » (du 13 au 28 février 2010)
Roland Bacon, astrophysicien.
Michel Hallet Eghayan, compagnie de danse.
Roland Bacon
Astrophysicien, il obtient son doctorat en astrophysique en 1984 à l’Université Paul Sabatier
de Toulouse. Il rentre au CNRS en tant que chargé de recherche à l’Observatoire de Lyon.
Il enseigne l’astrophysique à l’Université Claude Bernard de Lyon 1 et à l’Ecole Normale Supérieure
de Lyon. Il est nommé Directeur de recherche au CNRS. Il est l’auteur de plus de 180 publications
dans les grandes revues internationales et membre de nombreux comités scientifiques nationaux
et internationaux, notamment celui de l’organisme européen d’astronomie ESO et de l’institut
du télescope spatial Hubble à Baltimore. Depuis 2005 il pilote le projet MUSE, un instrument
unique au monde réalisé par un consortium de sept laboratoires européens pour le très grand
télescope européen.
Michel Hallet Eghayan
Il découvre, en 1973, à New York, deux maîtres incontournables : Margaret Craske et Merce
Cunningham. De retour à Lyon en 1976, il fonde sa compagnie en même temps qu’une école
de danse. Cette double naissance témoigne de la liaison incessante entre son travail de création
et de formation, phénomène qui ne fera que croître en puissance. C’est aussi l’époque où il
fonde avec quelques autres danseurs la Maison de la Danse de Lyon.
Depuis cette date il est l’auteur de plus de 60 oeuvres dont certaines, comme « Retour en
avant », « Orlando », « Furioso », « L’île aux ruisseaux » ou « Hommage à Kandinsky » sont
des pièces d’anthologie de la danse contemporaine française. Il crée aussi en collaboration
avec de nombreux partenaires étrangers des cycles de création comme « méditerranée ».
Dès 2000, il crée un festival Arts et Sciences. Ce sera le temps de la rencontre avec le paléoanthropologue,
Pascal Picq, avec qui il met alors en oeuvre la trilogie artistique et scientifique
« Arborescence ».
Commande du Musée des Confluences, la conférence dansée « 13 Heures et des poussières »,
met en scène l’astrophysicien Roland Bacon et deux danseurs de la Compagnie Hallet Eghayan
sur l’origine de l’Univers. Cette création originale interpelle le public sur la question des origines
du Monde en mêlant les cosmogonies (telles que grecques et hindous)et l’approche scientifique.
Afin de matérialiser les très longues durées, l’astrophysicien propose au spectateur une échelle
de temps où un milliard d’années devient une heure.
L’histoire de l’Univers devient ainsi l’affaire d’une demi-journée : 13 heures et des poussières…
le 2 mars 2010 à 18h30 à l'E.N.S.
Philippe Madec, Architecte urbaniste, Professeur et Directeur de recherche.
Christian Charignon, Architecte, co-fondateur de l'association VAD (Ville Aménagement Durable).
Philippe Madec
Architecte urbaniste de métier, professeur et directeur de recherche, il est aussi écrivain.
Il présente actuellement quelques-uns de ses travaux à l’exposition « Habiter écologique »
à la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris.
Il est égalementmembre titulaire de l’Académie d’Architecture et chevalier de la Légion d’Honneur,
au titre de l’écologie et a obtenu de nombreuses distinctions dont le Grand prix de l’environnement
pour le Centre de Loisirs Rouget-de-Lisle ; le Prix de l’Art Urbain 06, Prix Spécial « Protection
de l’Environnement » pour l’aménagement du centre ville de Saint-Pol-de-Léon et est nominé
pour Energy Performance Architecture Award.
Christian Charignon
Architecte associé co-fondateur, il est gérant de la sarl d’architecture TEKHNE. Conception et
suivi de projets de maîtrise d’oeuvre bâtiment tous usages à faible empreinte écologique.
Expert à l’Atelier de Composition Urbaine de l’Agence d’Urbanisme du Grand Lyon et aux
Ateliers de Projet Urbain du Ministère de l’Equipement. Expert invité dans le cadre du Grenelle
de L’environnement. Co-fondateur etmembre d’honneur de l’association VAD (Ville Aménagement
Durable), Centre de ressources Rhône-alpin de la Qualité environnementale des aménagements
et des bâtiments et de l’association ResoBAT, fédération des Centre de ressources Régionaux
de la Qualité environnementale des aménagements et des bâtiments.
Les savoirs et savoirs-faire de l'architecture sont en pleine évolution, pour ne pas dire en pleine
révolution.
L'époque de l'architecte qui dessinait « son » bâtiment en référence plus ou moins consciente
à des références culturelles, puis qui demandait à l'ingénieur structure de le faire tenir debout
et à l'ingénieur fluide de le maintenir en confort hygro-thermique, lumineux ou acoustique,
est révolue.
Face aux enjeux de l'architecture durable, qui rappelons-le, consiste à bâtir les abris dont ont
besoin les hommes pour exercer leurs activités, en réduisant le plus possible les ressources
nécessaires pour les construire, les faire fonctionner, tout en rejetant le moins possible de pollution
dans l'environnement - les métiers de la maîtrise d'oeuvre sont appelés à travailler dès la
première esquisse ensemble.
Il est indispensable d'investir dans l'intelligence pour éviter les solutions faciles et
environnementalement pénalisantes: simulation des conforts, optimisation des structures,
évaluation des rejets, évaluation de l'énergie grise des matériaux et systèmes constructifs,
en bref optimisation de l'empreinte écologique de l'acte de construire pour minimiser le pas
que nous laissons sur notre terre.
Alors que la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris à présenté l’exposition « habiter
écologique : quelle architecture pour une ville durable ? » et que le quartier des Confluences
se construit à Lyon ; une occasion de partager les engagements et les convictions de deux
spécialistes engagés et de croiser l’évolution des techniques et des choix de construction avec
l’analyse d’exemples représentatifs.
le 6 avril 2010 à 18h30 à l'E.N.S.
Marion Guillou, Présidente de l'I.N.R.A. depuis 2004,
Lalo, auteur-compositrice et chanteuse interprète,
Jean-Pierre Caporossi, pianiste.
Marion Guillou
Présidente de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) depuis juillet 2004, elle
en était Directrice générale depuis août 2000. Elle est membre du conseil d’administration
de l’Agence européenne de Sécurité des Aliments, du CIRAD. Elle préside le conseil d’administration
de l’Ecole Polytechnique. A l’INRA, elle a contribué à la réorientation des recherches autour
du triptyque « agriculture, alimentation, environnement » alors qu’agronomes et écologues
se rapprochaient pour comprendre, caractériser, gérer des relations entre nature et culture,
entre agriculture et milieux. Elle a présidé en 2008 le comité opérationnel « recherche »
chargé de traduire concrètement les propositions du Grenelle de l’Environnement.
Avec les émeutes de la faim dans les pays du sud, les questions alimentaires sont redevenues des priorités mondiales. En même temps, le Grenelle de l’environnement a donné une nouvelle impulsion aux agricultures à haute performance environnementale, aux problématiques de recherche sur les sols, l’eau, la biodiversité et la forêt. Face au défi de nourrir 9 milliards d’individus en 2050 tout en préservant les écosystèmes, l’objet de cette conférence est de partager des pistes de réflexions sur l’avenir des systèmes agricoles et alimentaires. Les différentes prospectives menées à ce jour s’accordent sur le fait que les solutions sont multiples pour offrir une agriculture productive, durable et solidaire, pour une alimentation saine et une terre vivante.
Les mots à la bouche
Duo Lalo
Spectacle théâtro-musical, chansons originales, gourmandes
et sensuelles.
Duo Lalo
Auteure-compositrice et chanteuse interprète, elle a participé à de nombreux projets dans des
domaines aussi variés quel le théâtre musical, le jazz vocal, l’opéra et la chanson. Son premier
album de chansons originales « Quatorze » voit le jour en 2007, salué unanimement par la
critique et suivi de nombreux concerts. Lalo se nourrit de mots et aime faire de chaque concert
une dégustation où la précision du verbe met le couvert pour un partage d’instants poétiques
empreints d’humour et de sensualité.
Jean- Pierre Caporossi
Pianiste, après une formation de pianiste classique, il s’oriente vers le jazz dès 1987 et intègre
la classe de Mario Stantchev. Il se produit en tant que soliste et accompagnateur dans le
domaine du jazz, de la danse contemporaine et de la chanson. Son côté comédien-(in)né le
pousse à sortir à la moindre occasion du rôle classique d’accompagnateur…
Lalo crée en 2008 un spectacle théâtro-musical et gourmand construit autour du thème du
goût, projet réunissant dans un même menu chansons originales et textes d’auteurs de la
littérature gastronomique. Dans ce spectacle, trois personnages - une chanteuse, un
chocolatier patissier (Pierre Jouvenal) et un musicien - croisent autour d’une table leurs
expériences, leurs souvenirs et leurs appétits. De leurs différences naîtront fantaisie et
poésie, jusqu’à la complicité du partage final. Lors de cette soirée, Lalo et son complice
pianiste proposeront quelques extraits musicaux et textuels de ce spectacle, un « instant
apéritif » en quelque sorte.
le 4 mai 2010 à 18h30 à l'E.N.S.
Jean-Didier Vincent, Professeur Émérite à l'Institut Universitaire de France,
Marion Lachaise, artiste vidéaste.
Jean-Didier Vincent
Occupe actuellement les fonctions de Professeur Emérite à l’Institut Universitaire de France
(Faculté de Médecine de Paris-Sud - Université de Paris XI), il a été de 1991 à 2004
directeur de l’Institut de Neurobiologie Alfred Fessard du CNRS à Gif-sur-Yvette. Les contributions
scientifiques de Jean-Didier Vincent se situent dans le cadre d'une branche relativement
récente de la biologie : la Neuroendocrinologie, dont il a été un des pionniers. Il est fondateur
et président de l’Université Numérique Francophone Mondiale (UNFM) créée en 2002. II est
membre de l’Institut (Académie des Sciences) et de l’Académie Nationale de Médecine. De
nombreux ouvrages sont à son actif dont : Biologie des passions (1986), Odile Jacob ed. Désir
et Mélancolie (2006), Odile Jacob ed., Voyage extraordinaire au centre du cerveau (2007)
Odile Jacob ed.
« Le transhumanisme pourrait se définir de manière large comme « un courant de pensée contemporaine qui se préoccupe de l’avenir de l’espèce humaine ». L’espèce humaine ne se réduit pas ici à l’humanité. Il est possible qu’elle persiste tout en ayant perdu toute humanité, ce qui constitue d’ailleurs une issue possible du transhumanisme. L’espèce humaine, comme toutes les espèces, évolue et est exposée à la sélection naturelle. Elle pourrait donc être guidée au cours des prochains stades de son évolution. En explorant les virtualités d’un meilleur avenir, porté par les technosciences, le concept de l’amélioration a succédé à celui de réparation. Jean-Didier Vincent décrira succinctement les quatre voies scientifiques convergentes vers le posthumain grâce auxquelles l’homme pourra faire mieux ce que la nature a su faire avec plus ou moins de réussite. Il s’agit des biotechnologies - les premières à ouvrir la porte d’une post-humanité - , des nanotechnologies qui tirent l’attelage, des technologies de l’information, et enfin des sciences cognitives. »
L’intime transhumanisé
Marion Lachaise
Après sa formation à la Villa Arson, école pilote internationale d’Art et de recherche de Nice
puis aux Ateliers et Werkbeurs à Amsterdam, elle réalise de nombreuses expositions en France
et à l’étranger depuis 1994 comme par exemple à la Villa Saint Clair, Sète ; Galerie des
Archives, Galerie Chez Valentin, Paris ; Centre d’Art Contemporain de Vilnius, Lituanie…Son
travail se poursuit en lien avec le théâtre où elle crée des scénographies, costumes, vidéo et
son dans des mises en scène de Gilles Chavassieux au Théâtre les Ateliers Lyon, avec Christian
Germain en 2006 et en 2009-2010 réalise les créations vidéo des opéras « Barbe-Bleue »
et « La voix humaine » dans les mises en scène de Laurent Fréchuret à l’opéra-théâtre de
Saint-Etienne.
« Lorsque Jean-Didier Vincent évoque, dans ses entretiens à propos des précédentes publications,
l’action comme constitutive de la pensée, le lien s’opère de fait entre ce discours savant et le
travail de l’artiste. En retravaillant ces concepts comme les outils d’une oeuvre protéiforme,
Marion Lachaise investit le processus de création scientifique, et cherche à provoquer, chez
celui qui regarde, ce même questionnement sur le mutant qui sommeille en chaque homme :
fantasmé ou caché. Quand les technologies invitent à rêver d’un humain qui pourrait refuser
la vieillesse, le handicap et la maladie, l’oeuvre de Marion Lachaise dessine le mouvement
intérieur et invisible de notre identité, invitant nos regards à s’émerveiller du présent sans
appréhender le futur. »
Retrouvez l’intégralité des conférences sur :
www.ens-lyon.fr/asso/groupe-seminaires/confluence
École Normale
Supérieure de Lyon
Amphithéâtre Ch. Mérieux
46, allée d’Italie
69007 LYON Gerland
www.ens-lyon.org
Entrée libre et gratuite
Accès en fauteuil
(6-7 places)
Renseignements
Tél : 04 72 69 05 00