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[Label]Bêtes : Programme

 

Pour tous : enfants (à partir de 6 ans), adolescents, familles, adultes, seniors


 

 EN PRÉAMBULE…

Conférence

Animalité, art et technique : la non naturalité de la nature.

par Michel Gaillot, philosophe,
en lien avec l’Artothèque de Lyon qui propose actuellement à la Bibliothèque municipale de Lyon-Part-Dieu les travaux de Valérie Belin et Laurent Sfar dans le cadre de l’exposition : « Humain trop humain ».
Mardi 30 octobre 2007 à 18h30 à la Bibliothèque Municipale de la Part-Dieu
 

Café de la mode

Le faux au secours de la planète…

La mode du faux peut-elle contribuer à sauver des espèces animales ?
en partenariat avec les étudiants de l'Université de la Mode.
Mardi 6 novembre 2007 à 18h30
au Café de la Cloche 4, rue de la Charité 69002 Lyon

 

Grande parade musicale

La Baleine et son orchestre

Collectif d’artistes Métalu A Chahuter. Gueule béante, carcasse endolorie, la goêle harponne le chaland qui passe. Après la parade de la Baleine et son orchestre, crées à l’occasion de Lille 2004, Capitale Européenne de la Culture, Le collectif Métal A Chahuter proposent une nouvelle création autour de la sculpture de Jean-Baptiste Gaudin. Un spectacle tous publics atypique autour d’une attraction unique !
Vendredi 16 novembre 2007 à partir de 18h : Depuis l’Hôtel du Département jusqu’à la Cité Scolaire Internationale le long des berges du Rhône
Samedi 17 novembre 2007 à partir de 15h : Depuis la Cité Scolaire Internationale jusqu’au parc de Gerland par les berges du Rhône.

 

 En introduction …

Conférence / Conversation

Société Linnéenne de Lyon

Linné et Buffon

par Christian Bange

Les tribulations des chauves souris dans la classification du XVIIIème siècle !

Conversation autour des enjeux de la classification avec Yves Tupinier.
Vendredi 16 novembre 2007 de 16h à 18h à la Cité Scolaire Internationale
 

Soirée d’ouverture

avec Edgar Morin, sociologue, directeur émérite du C.N.R.S., auteur de nombreux ouvrages sur les enjeux mêlant sciences et sociétés. [sous réserve]
Jean-François Bouvet, agrégé de sciences naturelles, docteur ès sciences, membre du Comité scientifique de la fondation Jane Goodall, directeur de l'ouvrage le Péché, la Bête et l'Homme (Seuil, 2003) et Martin Barnier, professeur en étude cinématographique, Lyon II.
Ils introduiront la projection de « Mon oncle d’Amérique », film d’Alain Resnais, datant de 1980 (120mn). Œuvre majeure et emblématique du cinéaste Alain Resnais, « Mon oncle d'Amérique » est un film qui fait école dans le monde du cinéma scientifique.
Les théories du professeur Henri Laborit sur le comportement des rats en laboratoire sont ici mises en parallèle à des situations analogues chez les êtres humains.
Vendredi 16 novembre 2007 de 19h à 22h à la Cité Scolaire Internationale
Audio-description avec casques, sous-titrage.
 

forums, conférences, projections, etc. pour tenter de répondre à 3 questions :

Les forums sont animés par Sophie Becherel, journaliste à France Inter
et Arthur de Pins, dessinateur.
 

 A quoi pensent les animaux  ?

Samedi 17 novembre 2007
Les scientifiques prennent le relais des conteurs et découvrent volonté, raison, intelligence, stratégie, roublardise, culture et même moralité chez la gente animale…
Que peut réellement l’animal ? L’examen des travaux scientifiques menés depuis un demi-siècle met en évidence que les capacités cognitives et affectives des animaux ont été jusqu’ici fortement sous-estimées. Ces facultés que l’éthologie commence à leur découvrir fait éclater le système de pensée traditionnel de l’Occident basé sur une séparation fondamentale entre les hommes et les animaux : La supériorité de l'homme sur les autres espèces jugée aujourd¹hui bien arrogante, n'était-elle finalement qu'une immense naïveté, un état d' innocence cruelle dont les bêtes nous obligeraient à sortir ?
 

Forum

Langue des signes

Les animaux sont-ils doués de raison ?

avec
Véronique Servais
, psychologue, Institut des Sciences Humaines et Sociales de l'Université de Liège ,
Dalila Bovet
, Laboratoire d'Éthologie et Cognition Comparées BSL - Université Paris X,
Elisabeth de Fontenay
, philosophe, membre du Comité scientifique du Musée des Confluences,
Sophie Becherel, journaliste à France Inter animera les débats.
Le dessinateur Arthur de Pins nous prêtera sa plume et son humour, à la fois drôle et poétique, pour croquer à vif les thèmes soulevés pendant les débats.
Samedi 17 novembre 2007 de 10h à 12h.

 

Conférences

L'animal et l'impropre de l'homme

Conférence avec Jean-François Bouvet, agrégé de sciences naturelles, docteur ès sciences, membre du Comité scientifique de la fondation Jane Goodall, directeur de l'ouvrage Le Péché, la Bête et l'Homme (Seuil, 2003).
Samedi 17 novembre 2007 de 12h à 13h.
 

L'animal et l'homme dans l'horizon anthropologique des lumières

Conférence avec Jean-Luc Guichet, philosophe, spécialiste de l’animal au siècle des Lumières et auteur de Rousseau, l’animal et l’homme. L’animalité dans l’horizon anthropologique des Lumières (Editions du Cerf, coll. La nuit surveillée, mars 2006)
Samedi 17 novembre 2007 de 18h à 19h
 

Projection - discussion

Audio-description avec casques, sous titrage, langue des signes

"La fabuleuse aventure des hommes et des animaux"

documentaire de Frédéric Feugea et de Boris Cyrulnik, 2001, 51mn, France, France 3.
Projection et discussion animée par Laurent Schmitt et Gregory Mouret, Festival A nous de voir, Sciences et Cinéma. Avec Véronique Servais et Jérôme-Cécil Auffret, réalisateur.
Ethologue et neuropsychiatre, Boris Cyrulnik s’est inspiré du monde animal pour mieux comprendre celui des hommes. A travers ses explications sur le monde animal, il nous emmène dans un formidable voyage autour de la planète, à la rencontre du chasseur kazakh et de son aigle, du pêcheur chinois et de ses cormorans, du paysan du Quercy et de son cochon…
Samedi 17 novembre 2007 de 14h à 16h
 

Échanges et rencontres

Langue des signes

Les yeux de l'homme, seulement ?

Comment fonctionne la relation spécifique qui s’est construite pendant des siècles entre les chiens et les hommes ? On sait que le chien est un spécialiste de la lecture des expressions faciales ou des gestes humains. Mais jusqu’où va la complicité ?

« Ma chienne Prima, qui me guide depuis dix-huit mois, que sait-elle de ma cécité ? Nul ne le sait … »… s’interroge une femme aveugle, à propos de son chien guide. Que sait le chien de son maître ? Qu’est-ce que le maître pense que le chien sait de lui ?

Pour tenter de répondre à ces questions délicates, Florence GAUNET, chercheur au C.N.R.S., qui travaille sur l’interaction et la communication interspécifique homme-chien, Jean-Pierre SORO, responsable de la revue de l’Association nationale des maîtres de chiens guides d’aveugles, « En avant », également maître d’un hovawart guide, Martial HERRSCHER, éducateur et responsable technique à l’Ecole de Chiens Guide de Lyon et du Centre Est, Anne-Lyse TONEGUZZI et ses chiens Nelton et Mousky, Virgile JOUVENET, maître de Lansing, Anne COTONNET et son chien Tutti, Odile de LAMBERT, maître d’Uriel, Marie-Laure DE GASTINES et son chien d'assistance Ticko… Echanges animés par Valérie Chauvey, conseil en accueil des publics déficients visuels.
Samedi 17 novembre 2007 de 10h à 11h30
 

 Animaux mutants : quels liens entre nos imaginaires et la réalité scientifique ?

Samedi 17 novembre 2007
Jusqu’où l’imaginable est-il possible? Les animaux dénaturés (mi-homme, mi-bête) imaginés par Vercors en 1952 semblent aujourd’hui en passe d’être rejoints par la réalité…

Le mutant, enfant de la génétique et de la sélection darwinienne, est objet de fascination tout autant que d’inquiétude… Peut-on dire que la génétique ne fait que reproduire les processus naturels de la vie ?

Ou bien invente-t-elle de nouvelles manières de fabriquer du vivant ? L’homme, avec la création d’êtres nouveaux, chimères, mutants, transgressant les limites des espèces, n’a-t-il pas mis en route le processus de création d’un être post humain qui risque de le remplacer un jour ?
 

Forum

Langue des signes

Entre imaginaire et réalité : les mutants…

avec Frédéric Jaccaud, conservateur adjoint de Maison d'Ailleurs, Musée de la science-fiction, de l'utopie et des voyages extraordinaires d’Yverdon les Bains,
Sylvie Allouche, philosophe des sciences, Université Paris 1-I.H.P.S.T./C.N.R.S. et Université Eötvös Lorand de Budapest,
Christian Gautier, généticien, spécialiste de l’évolution, Université Claude Bernard de Lyon.
Sophie Becherel, journaliste à France Inter animera les débats.
Le dessinateur Arthur de Pins nous prêtera sa plume et son humour, à la fois drôle et poétique, pour croquer à vif les thèmes soulevés pendant les débats.
Samedi 17 novembre 2007 de 16h à 18h
 

Sciences fiction et littérature

"Les fable de l'Humpur"

Rencontre autour du livre Les fables de l'Humpur avec Pierre Bordage et Frédéric Jaccaud.
Les fables de l’Humpur est la peinture d’une humanité dévoluée.
Dégénérescence, mutation, hybridation – la pureté a fui le monde, laissant place à des êtres issus d’un tableau peint par Jérome Bosch. Véhir, le grogne, se rebelle contre sa communauté et tente de retrouver l’Humpur. Cette quête initiatique le fera rencontrer ceux qui, comme lui, ne sont ni hommes ni bêtes, mais un peu des deux – ils se nomment les hurles, les grognes, les siffles ou les ronges, autant de races mêlant le sang et l’apparence de l’homme à ceux des loups, cochons, serpents ou castors.

En inventant un monde dégénérant où l’animalité éclipse les traits humains, Pierre Bordage construit une culture et un langage d’une poésie de la fin des temps. De fait, l’homme lui-même accède au mythe.
Samedi 17 novembre 2007 de 15h à 16h.
 

Projections : une soirée science fiction qui fait mouche !

Sous-titrage
La mouche dont nous partageons aussi bien notre quotidien que 60% de notre patrimoine génétique, est un insecte qui depuis toujours fascine les hommes. Objet de phantasmes et support de nos peurs, elle a finalement colonisé les laboratoires de génétique.

Entre réalité et fiction, recherche médicale et apprenti-sorcellerie, est-ce cette lointaine « cousine » qui fera un jour de l'homme « sur mesure » une réalité ?

Pour répondre : deux films et une discussion qui promet d’être animée.
 

"Superfly : la génétique qui prend la mouche"

de Philip Smith, 2002, France, 60 mn, production Gédéon.
Ce documentaire fourmillant d'anecdotes retrace l'utilisation « scientifique » de la drosophile ! Sans la mouche, la génétique moderne n'aurait pas vue le jour : La mouche est adulée - et torturée ! - par les chercheurs du monde entier, qui espèrent dénicher en elle les clés du mécanisme des gènes. Thomas Morgan, Prix Nobel en 1933 pour avoir jeté les bases de la génétique moderne, a compris le premier que la rapidité de reproduction de la petite bête faisait d'elle un cobaye d'exception.
 

"La mouche"

de David Cronenberg, 1986, USA, 96 mn
Seth Brundle est un scientifique méconnu mais génial. Après des expériences désastreuses sur des animaux, Brundle finit par réussir a créer une machine à téléporter les objets. Il se téléporte lui-même. Après une période d’euphorie, il comprend qu’il s’est trompé. Voyant des poils noirs et durs pousser sur son dos, sa force devenir complètement inhumaine, il découvre qu’une mouche s’était introduite dans le téléporteur… !
 

Projection et discussion animée par Laurent Schmitt et Gregory Mouret, Festival A nous de voir, Sciences et Cinéma avec Pierre Couble et Frédéric Jaccaud.

Samedi 17 novembre 2007 de 19h30 à 23h
au Cinéma Comœdia
13 avenue Berthelot - 69007 Lyon

 

 Que faut-il penser de la disparition d'espèces animales ?

Dimanche 18 novembre 2007
Dans vingt ou trente ans, des milliers d'espèces auront disparu, certaines avant même qu'on ne les connaissent. Pendant des siècles, l’homme occidental a pu penser en toute innocence que la nature était une ressource inépuisable dans laquelle il pouvait puiser sans limites.

On sait aujourd’hui que les espèces vivantes connaissent des cycles de vie, qu’elles évoluent et disparaissent…

Pourtant l'ampleur du phénomène, aujourd’hui démontrés par les études scientifiques, nous renvoie, au delà de la vision terrifiante d’un monde sans animaux, à notre propre disparition. La prise de conscience s’accélère autours des espèces les plus menacées et surtout de leur milieux… L’animal en voie de disparition nous obligerait-il à penser le monde autrement ?

Jean-Christophe Bailly, s’interroge dans Le versant animal (Bayard) :
" Que serait le monde sans eux ? Ciel sans oiseaux, mer et rivières sans poissons, terre sans tigres et sans loups, banquises fondues avec plus bas des hommes et rien que des hommes se battant autour des points d’eaux. Est-ce qu’on peut seulement vouloir cela ? "
 

Forum

Langue des signes

L'animal en voie de disparition

Forum avec Christian Lévêque, biologiste zoologiste environnementaliste, membre du Comité Scientifique du Musée des Confluences , auteur de La Biodiversité, Dynamique biologique et conservation (Dunod, 2001), et Sur les traces de la vie (Gilles Fage, 2007, avec le soutien du Musée des Confluences),
Jean-Christophe Bailly, auteur de Le versant animal, (Bayard)
Sophie Bobbé, anthropologue,
Sophie Becherel, journaliste à France Inter animera les débats.
Le dessinateur Arthur de Pins nous prêtera sa plume et son humour, à la fois drôle et poétique, pour croquer à vif les thèmes soulevés pendant les débats.
Dimanche 18 novembre 2007 de 10h à 12h
 

Conférence

Le zoo, conservatoire d'animaux en danger ?

avec Eric Plouzeau, Directeur du parc zoologique de Lyon.
Dimanche 18 novembre 2007 de 12h à 13h
 

Projection - discussion

"Le sanctuaire aux cétacés"

documentaire de Solange Marle, 2002, France, 52 mn.

…Pourra-t-on un jour rendre possible la cohabitation d'une activité humaine en cohérence avec l'environnement naturel qui l'accueil ?

Projection et discussion animée par Laurent Schmitt et Grégory Mouret, du Festival A nous de voir, Sciences et Cinéma avec Solange Marle, réalisatrice et Christian Lévêque, biologiste zoologiste environnementaliste.

Avec une équipe d'expédition scientifique, nous partons vers un sanctuaire aux cétacés de 73000 km2 crée en mer liguro-provençale, pour protéger ces grands mammifères marins qui subissent extermination, pollution, échouage…
Dimanche 18 novembre 2007 de 14h à 16h
 

Echanges et rencontres

Les abeilles peuvent-elles disparaître ?

Langue des signes

Les abeilles font tristement la une de l’actualité…
Peuvent-elles vraiment disparaître ? Quelles conséquences ?

Intervention de Monique l’Hostis, École Nationale Vétérinaire de Nantes, Bernard Vaissière, I.N.R.A. Avignon, Philippe Marchenay, Laboratoire C.N.R.S. - M.N.H.N. de Bourg-en-Bresse.

Rencontre organisée avec Didier Ranc, Président de France Miel et membre actif de l'association Les Compagnons du Miel

Dimanche 18 novembre 2007 de 14h30 à 16h
 

Les abeilles sont-elles en danger ?

Questions à Philippe Marchenay,
chercheur au C.N.R.S., responsable avec Laurence Bérard de l’équipe « Ressources des Terroirs - Cultures, usages, sociétés » Bourg-en-Bresse

A quel(s) facteur(s) peut-être due la mortalité massive que subissent aujourd'hui les abeilles et quelles en sont les conséquences ?

« Les spécialistes éprouvent beaucoup de difficultés à comprendre ce phénomène, mais il est probable qu'il s'agisse d'une conjonction de facteurs. Le Varroa destructor, un acarien parasite qui affecte les colonies depuis de nombreuses années, outre les déséquilibres biologiques qu'il provoque, engendre des pathologies associées, notamment virales. Par ailleurs, les pesticides représentent un risque avéré.
Ces facteurs encore mal connus ne touchent probablement pas seulement notre abeille domestique mais aussi les espèces sauvages (plus de 1000 espèces présentes en France, selon Bernard Vaissière, spécialiste de l’écologie des abeilles et de la pollinisation à l’I.N.R.A.). Toutes sont des agents majeurs de la pollinisation des plantes sauvages et cultivées. Mais il faut savoir que la pollinisation de certaines espèces est aussi assurée par les papillons, les mouches et bien d’autres insectes, sans oublier... le vent et l’autopollinisation passive! »

Le phénomène peut-il conduire à l'extinction de l'espèce humaine comme le sous-entend la phrase attribuée à Einstein?

« En réalité, le savant n'a jamais écrit cette phrase aujourd'hui propulsée au cœur de l'actualité - " Si l'abeille venait à disparaître, l'homme n'aurait plus que quelques années à vivre " ! Prêtée à un savant universellement reconnu, cette déclaration a aujourd'hui le mérite de sensibiliser le grand public à la question de la disparition massive des abeilles.
Ces insectes jouent un rôle de premier plan dans l'entretien de la biodiversité, dont on parle beaucoup en ce moment... Leur disparition pourrait avoir des effets directs et indirects, dont on ne peut mesurer l'ampleur avec précision. »

Existe-t-il des solutions pour enrayer le processus ?

« En l'état actuel des recherches : nous ne les connaissons pas. Toutefois, la situation, qui devient très alarmante, pourrait provoquer (du moins l'espère-t-on) une relance de recherches sur les abeilles et leur élevage mais aussi sur les problèmes environnementaux et sanitaires auxquels elles sont confrontées ! »
 

 En complément : rendez-vous ponctuels

 

Discussion à l'occasion de la sortie de deux livres

en partenariat avec Sciences et Avenir
Dimanche 18 novembre 2007 de 16h30 à 17h30

  • " Sur les traces du vivant " de Christian Levêque (co-édition Musée des Confluences - Fages Edition)
    " Sur les traces du vivant invite à découvrir la biodiversité à travers les riches collections du musée des Confluences.
    Le patrimoine hérité des cabinets de curiosités conservé dans les muséum a été complété au fil du temps par de nombreux collectionneurs qui ont rassemblé des quantités considérables d’animaux, de fossiles, de minéraux… pour leur valeur scientifique bien sûr, mais aussi pour leurs qualités esthétiques ou leur rareté.
    Chaque objet de cet ouvrage a été choisi pour illustrer certains aspects de la vie, des conditions nécessaires à son apparition à l’extraordinaire variété née de son évolution.
    Cette diversité du monde vivant se révèle fragile et menacée. D’où l’importance que nous devons accorder à ce patrimoine irremplaçable. »
     
  • "  Il était une fois nos ancêtres " de Richard Dawkins
    (Editions Robert Laffont)
     

Découverte

L'heure de la découverte

proposée en association avec l’Artothèque de Lyon et animée par Françoise Lonardoni autour des estampes de l’artiste PanamarenKo.

Le papillon, le paraclet, le coquelicot.
Collections modernes et contemporaines de la Bibliothèque municipale de Lyon

Les œuvres présentées dans cette séance proviennent de la réserve de la Bibliothèque municipale de Lyon et n’en sortent habituellement que pour des expositions.
Une occasion unique de voir de près des livres précieux, ou des estampes, signés par de grands artistes du vingtième siècle : Leopold Survage, Vera Szekely, François Righi, Panamarenko…


Samedi 17 novembre 2007 de 16h30 à 17h30
 

Concert dans le noir :

" Le poids des sons… "

conçu et réalisé par le Groupe Musiques Vivantes de Lyon,
à la frontière de la photographie sonore des milieux animaliers extrêmes et de l’œuvre d’art.

Le titre de ce concert emprunte à Paris Match son goût du sensationnel.
Le poids des sons ? C'est tout ce que le son animalier peut nous proposer d'incroyable pour peu que de bon photographes sonores prennent les risques, sur le terrain, d'approcher les espèces, de les traquer, pour enfermer leurs messages dans leurs magnétophones.
Le poids des images? C'est tout ce que nous voyons, les yeux fermés, à l'écoute de la Jungle, de la Nuit, de la Savane...
Le concert ? C'est aussi ce qu'en font les artistes, à l'écoute de la nature, avec le projet de faire entendre...
Dimanche 18 novembre 2007 à 17H et à 18H (durée 1H)
 

Des ateliers sensoriels

Atelier de zoomorphie

Nathalie Le Boucher propose un atelier sur l’animalité à partir des techniques gestuelles et corporelles du Kathakali, à travers un frémissement de sourcils, un geste ou un frappé de pieds…
Samedi 17 novembre 2007 à 10h, à 11h30, à 14h, à 15h, à 17h.
Durée : environ 1h30 - l’atelier se fait en chaussettes.
 

Atelier de pliage

Vincent Floderer permettra de découvrir l'art de « mettre en pli » les animaux à l’aide de démonstrations, présentations et manipulations de modèles naturalistes plus ou moins complexes.
Samedi 17 novembre à 10h, à 11h30, à 14h, à 15h, à 17h.
Durée : environ 1h30 - Pour tous, à partir de 6 ans
 

Atelier de conte et dégustation

Des millions d'abeilles disparaissent chaque année dans le monde, et pourtant, indispensables à la pollinisation des fleurs, elles jouent un rôle essentiel dans la survie de nombreuses espèces végétales et animales. Pour sensibiliser le jeune public, l'association A Conte-Goûte propose, aux enfants âgés de 7 à 12 ans, l'atelier « Si l'abeille disparaissait » : butinant de contes en dégustations, les enfants découvrent le mode de vie des abeilles, leurs productions et les conséquences de leur disparition annoncée.
Dimanche 18 novembre à 10h, 14h, 15h et 16h.
Durée : 30 minutes - Pour les enfants âgés de 7 à 12 ans
 

Atelier son

La communication sonore dans le monde animal avec le Groupe de Musique Vivante de Lyon.
L' oreille : les réceptions sonores chez l'homme et l'animal.
Systèmes vocaux : les émissions sonores chez l'homme et l'animal…
Dimanche 18 novembre à 10h, à 14h.
 

 En complément : pendant tout le festival

Côté livres

Rencontres avec les intervenants du Festival [Label]Bêtes, signatures et vente des ouvrages, organisées pendant tout le festival par la librairie Decître
 
 

Exposition photos

"Mammifères en réserve"

Accrochage de photos géantes de portraits de mammifères naturalisés provenant des collections du Musée des Confluences.

Panthère, Gemsbok , Aye Aye, ours du Kamchatka, Girafe, chameau de Bactriane, loup de Mackenzie, oreillard roux … ces portraits de mammifères, photographiés par Patrick Ageneau et Jennifer Plantier, extraits des réserves du Musée sont tout à la fois un patrimoine mais aussi une présence vive que décrit Christine Bergé dans Archives naturelles :

[... Le travail accompli dans un Muséum est toujours pris entre la joie de la découverte et l'angoisse de la disparition. Les craintes affleurent, au détour des paroles: "Pendant que nous découvrons de nouvelles espèces, d'autres sont perdus, irrémédiablement," entendons-nous parfois. Cet héritage silencieux, notre patrimoine, naît comme tel sous le regard attentif des savants. Et finalement, à chaque pas que nous faisons dans les réserves du Musée, dans les bureaux où travaillent les chercheurs, dans les galeries où patientent les animaux de toutes espèces, nous avons le sentiment de nous déplacer à l'intérieur d'une vaste arche de Noé. Le savoir est-il une forme de sauvegarde ?]

Présentation de l'exposition…
 

Prorammation de vidéos d'artistes contemporains

" Ces bêtes qui crèvent l'écran "

Les animaux ont toujours inspirés les artistes…
Après la peinture et la sculpture c’est aujourd’hui à la vidéo de nous livrer les visions poétiques ou humoristiques de jeunes artistes contemporains. Une programmation proposée avec le concours de la Galerie Pascal Vanhoecke et l’association « est-ce une bonne nouvelle »

Visite commentée avec Anne Mozzo-Lemarchand
le samedi 17 novembre à 16h
le dimanche 18 novembre à 13h

  • Wolves
    de Stephan Reusse, 1994, 8 mn, couleur, muet.
    Galerie Pascal Vanhoecke.
    Stephan Reusse explore depuis longtemps les procédés de la thermo photographie qui traduit en lumière la chaleur. Cette technique qui « matérialise » le vivant et sa présence récente permet de visualiser la trace d’un corps déplacé hors du champ de vision. En choisissant le loup, Reusse combine technologie et légendes populaires. La fascination pour cet animal, héritée des peurs inspirées et transmises injustement, ajoutée au dispositif d’observation thermo photographique retourne ironiquement l’histoire de l’homme et du loup. En effet, c’est bien l’image du loup qui nous fascine, sa présence, et l’intimité de l’instant volé à une légende.
     
  • Ten seconds a day
    de Claudia Terstappen et Greg Wallis, 2004, 22 m 17, couleur, son.
    Galerie Pascal Vanhoecke
    Développé par les précurseurs du cinéma direct - évacuation de la mise en scène, captation en temps réel, proximité de l’action, des corps- le « dispositif filmique » est réinterprété par les artistes, tel un processus de création applicable dans le cadre de l’image fixe ou animée. Ici, le dispositif choisi par Claudia Terstappen est simple : en Australie, dans le parc national de Kakadu, la caméra est fixée puis bandonnée, au sol le plus souvent, et capte la nature... Dix secondes par jour sont ainsi offertes à l’œil humain, dix secondes d’une nature sauvage, peuplée entre autres de reptiles et sauriens qui impriment leurs silhouettes dans le cadre, devant l’objectif qui capte mécaniquement le hasard, et quelques performances d’acteurs involontaires.
     
  • Bob's legend
    de Robert Gligorov, 1998, 8 mn 53, couleur, son.
    Galerie Pascal Vanhoecke
    Les œuvres de Gligorov jouent sur l’ambivalence des rapports esthétiques à l’image industrielle et marchande et l’anticonformisme propre à l’univers de la performance. Bob’s legend explore poétiquement le rapport du corps humain aux corps animal, ici réunis dans une intimité invisible, partiellement dévoilée qui renvoie simultanément à l’intimité du spectateur, à la magie d’une impossible hybridation…
     
  • Supermâché
    de Laurent Sfar et Christophe Perruca, 2005, 6 mn, couleur, son.
    Collection "est-ce une bonne nouvelle "
    « Le film Supermâché initie un cycle de courts-métrages sur “la nature des bêtes”. Pour cet épisode, le héros est un sanglier. Pour autant notre film n’est pas un film sur les sangliers car au sens large notre travail porte sur la vieille confrontation Nature/Culture qui, ces derniers temps, semble bien remuée (OGM, clonage, circulation et disparition des espèces, grippe aviaire, vache “folle”...). Ce court film est organisé autour d’un repas déposé sur une nappe à même le sol, comme oublié. Est-ce un piège, un appât ? La question reste en suspens, d’autant plus que l’ensemble attirant et soigné éveille l’appétit… » Laurent Sfar
     
  • Fish out of water, Passage#3
    de Pascal Leroux, 2004, 1 mn, couleur, son .
    Collection "est-ce une bonne nouvelle "
    « Mon poisson rouge est en pleine forme ??? » Constat humoristique de l’artiste qui démontre que l’homme ne peut s’empêcher d’interpréter les inimaginables talents des animaux.
     
  • We and we
    de Jaap de Ruig, 2003,1 mn 57, couleur, son.
    Collection "est-ce une bonne nouvelle"
    La main gauche de l’artiste nage avec insouciance quand la main droite apparaît subitement comme un prédateur impitoyable… Dans cette série qui choisit d’explorer les comportements animaux comme reflet des comportements humains, la main droite représente la prédation de l’homme sur l’homme, et l’injustice des caprices du destin.
     
  • I want to be brave
    de Jaap de Ruig, 2004, 4 mn 08, couleur, son.
    Collection "est-ce une bonne nouvelle"
    L’escargot, surprenant de ténacité, ne renonce pas à l’impossible, il recommence, inlassablement sa périlleuse ascension d’un arbre dont on ne perçoit ni les racines, ni la cime. L’espoir, la chute, le recommencement forment un cycle incarné par la main humaine, dans une interprétation teintée de cynisme.
     
  • The Power of Imperfection
    de Jaap de Ruig, 2004, 1 mn 34, couleur, son.
    Collection "est-ce une bonne nouvelle"
    Des centaines d’oiseaux volent au milieu de paysages montagneux… représentés par une main unique, ils volent d’une seule aile, pour mieux symboliser l’incroyable capacité humaine à surmonter le handicap, à le sublimer parfois, au-delà de l’absence ou du manque qu’il peut représenter dans un univers d’idées reçues.
     
  • Transhumance
    de Fanny Adler, 2005, 4 mn 20, couleur, son.
    Avec l’aimable autorisation de Fanny Adler
    « Transhumance est une odyssée, un travelling en décor artificiel. Une fresque à travers la faune, la flore et la géographie de l’Amérique du Nord, celle des pionniers et des chercheurs d’or. Dans cette vidéo on rencontre des animaux naturalisés et mis en scène dans différentes attitudes, mais comme figés par notre présence. On traverse des paysages peint en trompe l’œil et qui résonnent comme autant de clichés cinématographiques ou littéraires. Nature et culture, illusion et réel, un peu du cinéma des grands espaces et du mythe du jardin d’Eden. » Fanny Adler
     
  • Géographie du monstre (Titre provisoire)
    de Marion Lachaise, 2007, 5 mn, noir et blanc et couleurs.
    Marion Lachaise explore depuis longtemps les mystères de l’apparence et de l’incarnation, notamment en développant un travail de mise en abîme du portrait humain, ici croisé avec le portrait animal. Comment accepter ce qu’on trouve au delà de l’apparence, dépasser le plastique ? Pour son travail, ML conçoit un dispositif destiné à capter dans un processus de déformation une intériorité que le portrait ne peut atteindre en tant que représentation, et s’ouvre à une beauté différente, pourtant « monstrueuse ». Le monstre est souvent l’hybridation de caractéristiques éminemment humaines, et d’une dimension sauvage, l’acception sociale d’une nature mystérieuse et hostile. Fruit d’une transgression du réel, le monstre fascine, comme représentation impensable de l’autre et donc de soi. Ces portraits effleurent la frontière entre deux beautés légendairement dissociées, l’extérieure et l’intérieure, et font vaciller nos frontières personnelles.
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Film d'animation

"La révolution des crabes"

Sous titrage, fiche braille
Projection permanente du film d’animation « La révolution des crabes » d’Arthur de Pins.
Pourquoi ce sujet ? :
Je voulais faire une fable qui parle des humains, mettant en scène des animaux. Le choix des crabes s’est imposé naturellement car avec leur façon de marcher de côté ils paraissent en même temps idiots et très attachants, comme les sont les humains la plupart du temps. L’histoire est la suivante : Dans les eaux vaseuses de l’Estuaire de la Gironde vit une sous-espèce de crustacés, appelés les Pachygrapsus Marmoratus. Ces crabes que les vacanciers côtoient sans en connaître le nom sont victimes d’une tare génétique : ils marchent de côté comme leurs congénères mais ne peuvent changer de direction et sont condamnés à suivre la même ligne droite toute leur vie. A la manière d’un vrai-faux reportage animalier, le narrateur, lui-même crabe, explique les inconvénients de cette vie morne et sans intérêt, jusqu’au jour où il découvre malgré lui que lui et ses pairs peuvent bifurquer.
 

Dispositif multimédia : table de classification

" Espèce(s) d'animal ! "

Espèce(s) d'animal! est un dispositif multimédia interactif consacré à la classification des espèces animales. Il a été développé par le Musée des Confluences en collaboration avec le centre multimédia Erasme, à l’occasion du tricentenaire de la naissance des grands naturalistes Linné et Buffon.

Une façon d’ expérimenter la démarche de classification du vivant à partir des collections du Musée des Confluences.
 

Exposition des dessins du concours

Exposition de l'ensemble des travaux

Un concours de dessins a été lancé auprès de jeunes créateurs, étudiants et récents diplômés d’école d’art, de graphisme, de photographie ou d’illustration, sur la stimulante thématique des animaux mutants.

Le jury, rassemblant des artistes et professionnels de l'art contemporain et présidé par Danielle Chuzeville, Conseillère Générale du Département du Rhône, a retenu parmi une centaine de propositions celle de Anaïs Met Den Ancxt, issue de l'École des Beaux-Arts de Lyon, et de décerner également une mention toute spéciale pour celle de Cynthia Cohen et de Frédéric Bussière. Voir les trois lauréats.
L’ensemble des travaux graphiques sera exposé à la Cité Scolaire Internationale durant le festival.
 

  • La Baleine : Les Proto-Types / Metalu A Chahuter - © photo Christian Mathieu
  • La Baleine : Les Proto-Types / Metalu A Chahuter - © photo Christian Mathieu
  • La Baleine : Les Proto-Types / Metalu A Chahuter - © photo Christian Mathieu
  • La Baleine : Les Proto-Types / Metalu A Chahuter - © photo Christian Mathieu
  • La Baleine : Les Proto-Types / Metalu A Chahuter - © photo Christian Mathieu
  • La Baleine : Les Proto-Types / Metalu A Chahuter - © photo Christian Mathieu
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La Baleine : Les Proto-Types / Metalu A Chahuter - © photo Christian Mathieu

Infos pratiques

Entrée libre et gratuite à l’ensemble du festival, dans la mesure des places disponibles.

Toutes les manifestations se déroulent à la Cité Scolaire Internationale, à l'exception de celles pour lesquelles l'adresse est précisée.

Adresse :
2 , place de Montréal
69007 Lyon-Gerland

[Label]Bêtes est entièrement accessible en fauteuil.
+ d'infos sur l'accès

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