La plupart des météorites sont des fragments rocheux arrachés à de petits corps célestes tels les astéroïdes ; elles sont alors nommées « chondrites ». Ces objets qui ont presque l’âge du système solaire, environ 4,5 milliards d’années, sont de même nature que les matériaux primitifs à partir desquels notre planète s’est formée. Au sein de ce type de météorite, les chondrites dites « carbonées » sont les plus primitives et les plus rares. Renfermant des composés organiques tels que des acides aminés, elles nous posent la question des origines de la vie sur Terre et de sa possible présence ailleurs dans l’univers.
La plupart des météorites sont des fragments rocheux arrachés à de petits corps célestes tels les astéroïdes ; elles sont alors nommées « chondrites ». Ces objets qui ont presque l’âge du système solaire, environ 4,5 milliards d’années, sont de même nature que les matériaux primitifs à partir desquels notre planète s’est formée. Au sein de ce type de météorite, les chondrites dites « carbonées » sont les plus primitives et les plus rares. Renfermant des composés organiques tels que des acides aminés, elles nous posent la question des origines de la vie sur Terre et de sa possible présence ailleurs dans l’univers.
Tombée sur Terre en 1950, Murray est l’une de ces météorites. On y a retrouvé ces fameux acides aminés, dont certains sont inconnus à l’état naturel sur notre planète. Mais ce qui en fait une météorite exceptionnelle, c’est la découverte en son sein de molécules de sucre et d’autres substances dérivées. Ces composés organiques extraterrestres, qui sont du même type que ceux nécessaires à la constitution des acides nucléiques (ADN et ARN) ou de la membrane des cellules, n’avaient encore jamais été observés dans des météorites.
En 1969, au Mexique, est observée la chute de la météorite baptisée Allende, peut-être la plus étudiée au monde. Sa particularité, outre la présence de composés carbonés, provient d’une part de ses inclusions blanches qui contiennent des éléments parmi les plus vieux du système solaire et, d’autre part, de la multitude de diamants microscopiques qu’elle renferme. Ces derniers sont des résidus de supernovae – explosions d’étoiles au stade final de leur évolution –, de la « poussière d’étoiles » plus vieille que notre propre soleil.
David Besson


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Météorite Murray
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