Les « monstres » ont toujours fasciné l’homme et alimenté son imagination. Toutefois, les animaux les plus enclins à présenter de tels individus déviants, les insectes, n’ont jamais vraiment fait l’objet d’une attention particulière. Bien qu’ils soient présents en très grand nombre à peu près partout sur la Terre et qu’il soit très fréquent de trouver des aberrations chez certains d’entre eux, leur taille réduite et le fait qu’ils montrent déjà tant de formes exubérantes sont peut-être à l’origine de cette relative indifférence.
Les « monstres » ont toujours fasciné l’homme et alimenté son imagination. Toutefois, les animaux les plus enclins à présenter de tels individus déviants, les insectes, n’ont jamais vraiment fait l’objet d’une attention particulière. Bien qu’ils soient présents en très grand nombre à peu près partout sur la Terre et qu’il soit très fréquent de trouver des aberrations chez certains d’entre eux, leur taille réduite et le fait qu’ils montrent déjà tant de formes exubérantes sont peut-être à l’origine de cette relative indifférence.
Parmi les déformations qui peuvent être relevées sur des insectes, il est nécessaire de distinguer celles relevant des accidents de développement et celles ayant une origine génétique. Pour l’étude de ces dernières, la drosophile (mouche du vinaigre) s’est révélée être un outil idéal.
C’est donc chez les insectes qu’ont d’abord été démontrés le rôle et l’existence de gènes particuliers dont l’expression coordonnée aboutit à la formation de structures comme les yeux, les pattes, etc. Il s’est avéré par la suite que ces gènes sont les mêmes pour des animaux très différents, dont l’ espèce humaine. L’expression inappropriée de ces gènes peut conduire à des accidents génétiques tels que l’apparition d’un oeil sur la patte d’une mouche ou dans le dos d’une grenouille !
De même, l’extraordinaire capacité d’adaptation des insectes a pu être expliquée en partie par un phénomène d’inhibition, en cas de stress, du mécanisme contrôlant l’expression des mutations présentes dans le génome. Les descendants des individus touchés présentent alors de très nombreuses mutations… dont certaines pourront s’avérer mieux adaptées au nouvel environnement !
Virgile Marengo


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Catopsilia tri
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