Les ammonites sont des céphalopodes de l’ère secondaire. Elles se caractérisent par une coquille dont le plan de construction est fondé sur une spire plane aux tours jointifs. Cette coquille, comme celle du nautile actuel (un proche cousin), est cloisonnée, chaque cloison délimitant des loges. L’animal, muni de tentacules, vit uniquement dans la dernière loge, qui s’ouvre sur l’extérieur ; les autres, remplies de gaz, lui servent, tels les ballasts d’un sous-marin, à se déplacer verticalement d’une profondeur à une autre.
Les ammonites sont des céphalopodes de l’ère secondaire. Elles se caractérisent par une coquille dont le plan de construction est fondé sur une spire plane aux tours jointifs. Cette coquille, comme celle du nautile actuel (un proche cousin), est cloisonnée, chaque cloison délimitant des loges. L’animal, muni de tentacules, vit uniquement dans la dernière loge, qui s’ouvre sur l’extérieur ; les autres, remplies de gaz, lui servent, tels les ballasts d’un sous-marin, à se déplacer verticalement d’une profondeur à une autre.
Malgré ce plan de base, l’évolution des ammonites se caractérise par la production d’une incroyable diversité d’espèces, variant notamment dans la forme de leur coquille, son degré d’enroulement et son ornementation. Cette diversité correspond sans doute à autant de réponses adaptatives aux variations des écosystèmes et à l’adoption de modes de vie variés. Elle résulte souvent de modifications dans la chronologie et dans la vitesse du développement des individus (hétérochronies) au cours de l’évolution.
À différents moments de l’histoire des ammonites, certaines lignées , aux formes parfois très surprenantes, se sont même considérablement éloignées de l’enroulement classique. Elles sont dites « hétéromorphes ». Longtemps ces formes, au premier abord aberrantes et inadaptées, ont été interprétées comme les témoins d’une dégénérescence évolutive responsable de l’extinction des ammonites, il y a 65 millions d’années. Au contraire, l’hétéromorphie est aujourd’hui largement considérée comme une adaptation aux variations environnementales, c’est-à-dire comme le résultat de mutations pérennisées par la sélection naturelle au gré des fluctuations du milieu.
David Besson


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Nipponites mirabilis
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