Certains milieux apparemment inhospitaliers, comme les déserts, les régions polaires ou les milieux souterrains, abritent divers groupes d’êtres vivants qui se sont adaptés à des conditions de vie souvent extrêmes.
Certains milieux apparemment inhospitaliers, comme les déserts, les régions polaires ou les milieux souterrains, abritent divers groupes d’êtres vivants qui se sont adaptés à des conditions de vie souvent extrêmes.
Les déserts se caractérisent par leur aridité et une importante amplitude thermique journalière. Pour survivre dans ce milieu, les végétaux mettent en oeuvre différentes stratégies : les éphémérophytes accomplissent leur cycle vital en quelques jours après une pluie, les plantes crassulescentes accumulent de l’eau dans leurs tissus, etc.
Quant aux animaux, ils se sont diversement adaptés : fennecs, gerboises et autres petits mammifères ont souvent une activité nocturne, restant le jour dans leurs terriers, à l’abri de la chaleur. De nombreux insectes ont un métabolisme de l’eau perfectionné : ils utilisent l’eau contenue dans les aliments et l’économisent en limitant l’excrétion liquide. Quelques coléoptères Ténébrionidés récupèrent l’humidité ambiante, qui se condense sur leur carapace et glisse sous leur ventre jusqu’à leurs mandibules.
Les animaux qui se rencontrent dans les régions froides (zones polaires et haute montagne) ont dû, pour s’y maintenir, développer des adaptations morphologiques, physiologiques ou comportementales. La plupart de ces espèces bénéficient d’une fourrure ou d’un plumage épais et isolant ; leur alimentation est hypercalorique. Chez le boeuf musqué, les membres d’une harde se regroupent en cercle, les jeunes se retrouvant au centre, ce qui limite leur déperdition de chaleur et les protège du vent glacial, mais également des prédateurs. L’homme et la plupart des mammifères utilisent l’énergie des tremblements musculaires pour lutter contre le froid. D’autres encore exploitent un autre type de production de chaleur : une graisse particulière, dite brune, sert alors de « carburant ». On la trouve, par exemple, chez les oiseaux ou les ours polaires.
Harold Labrique


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Boeuf musqué
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