L’évolution du monde vivant résulte de la combinaison d’innovations génétiques et de sélections naturelles imposées par des facteurs non biologiques.
L’évolution du monde vivant résulte de la combinaison d’innovations génétiques et de sélections naturelles imposées par des facteurs non biologiques.
À l’échelle planétaire, des changements rapides de l’environnement sont à l’origine de grandes crises biologiques remettant en cause les stratégies adaptatives développées par les espèces . Toutefois, il est difficile de comprendre pourquoi de nombreuses espèces ou même des groupes entiers disparaissent alors, tandis que d’autres, pourtant proches du point de vue systématique, vont leur survivre. C’est le cas des ammonites, qui ont disparu vers - 65 millions d’années, alors que d’autres céphalopodes à coquille, les nautiles, ont survécu à la même crise, et vivent encore de nos jours.
Ces grandes disparitions sont, d’après les archives fossiles, systématiquement suivies d’une « radiation adaptative » : période de grande diversification spécifique qui permet l’apparition de nouvelles espèces adaptées à toutes les niches écologiques libérées. Ainsi les dinosaures, qui sont à l’origine de la lignée des oiseaux, vont-ils disparaître vers - 65 millions d’années après avoir dominé la terre ferme durant près de 160 millions d’années. Cette disparition profitera aux mammifères, qui étaient jusqu’alors peu représentés par rapport à la grande diversité spécifique des dinosaures. Les mammifères seront d’une taille de plus en plus grande, s’adapteront à divers modes de locomotion comme la nage et le vol et diversifieront leurs modes de nutrition.
Les causes probables de ces grandes extinctions relevaient donc toutes, malgré leur diversité, de paramètres externes à la vie. En revanche, depuis peu, les actions de l’homme participent fortement à l’érosion de la biodiversité. Ne serions-nous pas à l’origine d’une sixième grande crise ?
Didier Berthet


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