Parmi les types d’interaction entre êtres vivants, les formes de parasitisme offrent un exemple remarquable de créativité. Ces relations se situent à la frontière entre symbiose et prédation : le parasite va tirer avantage de son hôte sans offrir de réciproque. Toutefois, il n’est pas strictement question de prédation, car la mort de l’hôte n’est pas dans l’intérêt premier du parasite.
Parmi les types d’interaction entre êtres vivants, les formes de parasitisme offrent un exemple remarquable de créativité. Ces relations se situent à la frontière entre symbiose et prédation : le parasite va tirer avantage de son hôte sans offrir de réciproque. Toutefois, il n’est pas strictement question de prédation, car la mort de l’hôte n’est pas dans l’intérêt premier du parasite.
Certains parasites se contentent de consommer les aliments de l’hôte (vers intestinaux tel l’ascaris) ; d’autres en exploitent les productions, comme les coléoptères Méloés dont les larves se développent un temps en consommant le miel des abeilles. Il existe également des cas, particulièrement chez des hyménoptères, dans lesquels le parasite dévore son hôte de l’intérieur tout en évitant de consommer ses organes vitaux. Cas extrême, certains poussent leur hôte au suicide, comme les vers gordiens qui doivent finir libres leur cycle dans l’eau et obligent pour cela leur hôte, un criquet par exemple, à se noyer !
L’évolution des parasites entraîne souvent une modification significative de leur morphologie par la perte d’organes devenus inutiles. Ainsi, la sacculine est un petit crustacé parasite des crabes qui, à l’état adulte, a perdu toutes ses pattes… car elle ne se déplace jamais. Les tiques, se nourrissant du sang des mammifères, n’ont pas besoin d’un tube digestif complet ; ils en ont donc perdu une partie et la partie restante se termine en cul-de-sac.
Évidemment, les hôtes mettent en place de nombreux mécanismes de résistance, qu’ils soient d’ordre immunologique ou comportemental… On parle donc souvent de « course à l’armement » pour décrire cette coévolution qui est, en cela, une véritable source de biodiversité.
Virgile Marengo


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Ascaris de l’homme
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