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afficher / cacher texte  Une répartition liée à l'histoire

Les espèces vivantes occupent des aires de distribution bien délimitées : leur maintien y est d’abord conditionné par une tolérance aux conditions du milieu environnant tels le climat, la nature du sol ou celle du sous-sol. L’étagement des végétaux en fonction de l’altitude et de la latitude en est un exemple significatif. La distribution d’une espèce peut aussi être liée à celle d’autres espèces avec lesquelles elle entretient des rapports biologiques, par exemple une espèce parasite avec son espèce hôte.


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Les espèces vivantes occupent des aires de distribution bien délimitées : leur maintien y est d’abord conditionné par une tolérance aux conditions du milieu environnant tels le climat, la nature du sol ou celle du sous-sol. L’étagement des végétaux en fonction de l’altitude et de la latitude en est un exemple significatif. La distribution d’une espèce peut aussi être liée à celle d’autres espèces avec lesquelles elle entretient des rapports biologiques, par exemple une espèce parasite avec son espèce hôte.

Les corrélations avec le milieu environnant ou avec d’autres espèces n’expliquent pourtant pas, à elles seules, la répartition des êtres vivants à la surface de la Terre. L’histoire évolutive des grands groupes végétaux et animaux et, en leur sein, celle des espèces qui les composent, contribue dans une large mesure à la répartition de la diversité biologique actuelle.

Cette histoire est en premier lieu influencée par les fluctuations climatiques de la Terre. Elle est liée à la tectonique des plaques qui a conduit à la formation des océans, guidé la lente dérive des continents et abouti au rapprochement de continents disjoints ou à la formation des chaînes de montagnes, le tout à l’échelle des temps géologiques.

Tous ces changements naturels, combinés entre eux, ont conditionné l’évolution des formes vivantes (freinant ou favorisant leur extension selon les cas) et la répartition de la biodiversité actuelle. À l’échelle planétaire, cela explique que la faune eurasienne soit très différente de celle des Amériques, que l’on observe des variations floristiques et faunistiques importantes de part et d’autre des chaînes de montagne, ou encore que certaines régions abritent une diversité biologique singulière, dite « endémique », à l’instar des lémuriens à Madagascar ou des oiseaux
de Paradis en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Joël Clary

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Maki
Lemur catta (Lémurien)
Madagascar
Hauteur 70 cm ; longueur 45 cm ;
largeur 20 cm

Departement du Rhone
Musee de France