Issus des cabinets d’histoire naturelle du XVIIIe siècle, les muséums ont vu leurs collections développées considérablement au XIXe siècle par l’activité des naturalistes de terrain et des explorateurs scientifiques. À cette époque émergeait l’idée de procéder à un inventaire exhaustif des différents composants de la nature : nommer les espèces (taxonomie), établir leur distribution (chorologie), les classer (systématique).
Issus des cabinets d’histoire naturelle du XVIIIe siècle, les muséums ont vu leurs collections développées considérablement au XIXe siècle par l’activité des naturalistes de terrain et des explorateurs scientifiques. À cette époque émergeait l’idée de procéder à un inventaire exhaustif des différents composants de la nature : nommer les espèces (taxonomie), établir leur distribution ( chorologie) , les classer (systématique).
De nos jours, l’enrichissement des collections procède d’actions beaucoup plus ciblées, tenant compte à la fois de l’évolution des besoins des publics et de ceux du monde scientifique. Parallèlement, les techniques et les moyens de conservation ont eux aussi considérablement évolué et de nombreux muséums sont aujourd’hui en pointe dans le domaine de la conservation du patrimoine.
L’intérêt de leurs collections est multiple. En premier lieu, elles sont, grâce aux expositions, le vecteur privilégié de découverte par le grand public de la diversité biologique et des lois qui régissent la nature. Elles jouent ensuite un rôle scientifique important, demeurant un support de recherche indispensable dans des domaines variés. Ainsi, l’étude de l’évolution de la vie ne peut se concevoir sans le secours des collections paléontologiques ; celle de la biodiversité nécessite des collections de référence qui permettent de recenser les espèces , en particulier les invertébrés de petite taille. À ce titre, certains spécimens des collections ont une importance particulière : ce sont les « types porte-nom » (ou onomatophores). Le type d’une espèce végétale ou animale est en quelque sorte le témoin, la référence physique qui a servi au scientifique pour la description d’une espèce nouvelle, dont la désignation est un processus soumis à une réglementation internationale très stricte. Les musées sont les dépositaires de ces spécimens remarquables.
La récente prise de conscience d’une dégradation accélérée de la biodiversité apporte un éclairage nouveau sur les collections biologiques des musées et renforce leur intérêt patrimonial, au moment même où l’évolution dans le temps du contexte scientifique et social, combinée à celle des pratiques, confère un intérêt nouveau aux collections rassemblées à différentes époques.
Joël Clary


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Dorcadions
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