Les strates de roches sédimentaires sont comme les pages d’un livre dans lequel les fossiles illustreraient l’histoire de la vie. Pourtant, la connaissance de celle-ci demeure parcellaire, car la fossilisation est un processus exceptionnel, de qualité très variable et qui ne se réalise que dans des conditions bien précises. De ce fait, seule une petite fraction de
tous les êtres vivants ayant peuplé la Terre nous est connue. De plus, la fossilisation ne concerne le plus souvent que les parties dures des organismes, leurs parties molles ou simplement leurs empreintes n’étant que très rarement préservées. Notre vision de l’histoire de la biosphère est donc limitée par le caractère fragmentaire des archives paléontologiques.
Les strates de roches sédimentaires sont comme les pages d’un livre dans lequel les fossiles illustreraient l’histoire de la vie. Pourtant, la connaissance de celle-ci demeure parcellaire, car la fossilisation est un processus exceptionnel, de qualité très variable et qui ne se réalise que dans des conditions bien précises. De ce fait, seule une petite fraction de
tous les êtres vivants ayant peuplé la Terre nous est connue. De plus, la fossilisation ne concerne le plus souvent que les parties dures des organismes, leurs parties molles ou simplement leurs empreintes n’étant que très rarement préservées. Notre vision de l’histoire de la
biosphère
est donc limitée par le caractère fragmentaire des archives paléontologiques.
Un certain nombre de phénomènes peuvent aussi tromper le regard de l’observateur. Les restes d’organismes peuvent être transportés, disloqués, accumulés ou au contraire éparpillés. Les « cimetières marins » illustrent bien de tels phénomènes. Contrairement aux apparences, il ne s’agit pas d’une mort massive à un instant donné, mais d’une accumulation progressive et très localisée dans un contexte marin agité. En entraînant le sédiment, le courant creuse une dépression au niveau d’une coquille vide trop lourde pour être emportée. Cette dernière constitue un obstacle, qui bloque de plus petites coquilles poussées par le courant et venant s’accumuler progressivement dans la dépression. En outre, cet ensemble, isolé au milieu de sédiments meubles, fournit un support pour la fixation de toute une faune benthique, bien vivante celle-ci. Il se crée ainsi un micro- écosystème , avant que tout ne soit finalement enseveli sous les sédiments. C’est l’accumulation de ces organismes, morts à des moments différents et en des endroits différents mais fossilisés ensemble, qui constitue finalement un cimetière marin.
David Besson


|
Cimetière marin
|