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afficher / cacher texte  Une évolution parfois discrète

« Fossiles vivants » : l’expression est malheureusement passée dans le langage courant et prête fortement à confusion. Sont ainsi qualifiées des espèces animales ou végétales actuelles et morphologiquement très proches de fossiles connus. Sur quelques îles de Nouvelle-Zélande, par exemple, vivent les deux dernières espèces connues de sphénodons. Ces reptiles, derniers représentants du groupe des rhynchocéphales et en apparence très similaires à leurs ancêtres du Jurassique, ont reçu ce qualificatif de « fossiles vivants ». Toute l’ambiguïté réside dans l’interprétation qui pourrait en être abusivement faite : une espèce ayant traversé les temps géologiques sans avoir évolué.


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« Fossiles vivants » : l’expression est malheureusement passée dans le langage courant et prête fortement à confusion. Sont ainsi qualifiées des espèces animales ou végétales actuelles et morphologiquement très proches de fossiles connus. Sur quelques îles de Nouvelle-Zélande, par exemple, vivent les deux dernières espèces connues de sphénodons. Ces reptiles, derniers représentants du groupe des rhynchocéphales et en apparence très similaires à leurs ancêtres du Jurassique, ont reçu ce qualificatif de « fossiles vivants ». Toute l’ambiguïté réside dans l’interprétation qui pourrait en être abusivement faite : une espèce ayant traversé les temps géologiques sans avoir évolué.

La seule observation de l’allure générale donne souvent l’impression d’une grande stabilité morphologique chez certains groupes ; ainsi est-il facile de reconnaître un crocodile, même s’il s’agit d’un fossile vieux de 150 millions d’années. Pourtant, une observation plus attentive suffit généralement pour mettre au jour des différences spécifiques.

La fossilisation ne conservant, le plus souvent, que les parties dures, elle ne nous renseigne pas sur le reste de l’anatomie : la comparaison entre une espèce actuelle et une espèce fossile est donc parfois trompeuse. L’observation montre qu’au niveau d’une lignées , les différentes structures n’évoluent pas à la même vitesse : la relative stabilité du squelette ne permet donc pas de présupposer un faible taux d’évolution des autres organes.

Il faut noter aussi que la morphologie d’un vertébré n’est contrôlée que par une très petite partie de son génome, ce qui veut dire que la divergence génétique peut s’accumuler sans que l’aspect extérieur ne s’en ressente fortement. Cela ne correspond donc nullement à un arrêt évolutif : il s’agit seulement de la pérennité d’un plan structural.

David Besson

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Crâne de crocodile actuel
Crocodylus sp.
Haute Sangha (Cameroun)
Longueur 79 cm ; largeur 44 cm ;
hauteur 29 cm

Departement du Rhone
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