(République Démocratique du Congo)
Exposé à la Fondation Bullukian et la Galerie le Bleu du Ciel
Licencié en Lettre et sciences humaines à l’Université de Lubumbashi, Sammy Baloji
commence par la bande dessinée avant de choisir la photographie et la vidéo. Il réalise
plusieurs reportages photographiques sur la culture du Katanga et sur l’héritage architectural de l’époque coloniale en République Démocratique du Congo.
En mars 2005, il présente à Bruxelles l’exposition conçue en collaboration avec Marie-
Françoise Plissart Vues de Likasi, retenue à la Biennale de Cape Town en mars 2006. Toujours sur l’axe de l’héritage colonial, Sammy expose Mémoire en décembre 2006 à Bruxelles. Dans le cadre de ce projet, il réalise aussi le film expérimental Mémoire avec le danseur Faustin Linyekula, sélectionné au Festival International du Film d’Aubagne en mars 2007. Il participe en tant qu’artiste visuel à la création de la pièce The Dialogue Series : iii Dinozord de Faustin Linyekula, présentée à Vienne, Bruxelles et Utrecht.
Sammy Baloji expose en mars 2007, au Centre Culturel Franco-Mozambicain de Maputo, un projet sur l’Avenue Vladimir Lenine, en collaboration avec Luis Lage, vice-directeur de la Faculté d’Architecture de l’Université Eduardo Mondlane et Mauro Pinto, photographe mozambicain.
Il a exposé lors des 7èmes Rencontres Africaines de la Photographie en 2007 à Bamako. Il est primé et reçoit le prix Afrique en création et le prix de l’image (prix de la Fondation Blachère).
Sammy Baloji restitue les travaux réalisés en mars 2010 à partir des collections du musée : éclairages pertinents et critiques du voyage d’un jeune artiste à l'intérieur des collections du Musée des Confluences.
(Burkina Faso)
Exposé à la Fondation Bullukian
Né en 1982 à Bingerville, en Côte d’Ivoire. C’est un jeune photographe autodidacte qui vit et travaille au Burkina Faso, son pays. Il s’est emparé de la photographie pour la faire sienne et ses oeuvres témoignent de sa force vitale. Il pose sur le monde un regard africain et contemporain. Le caractère maniable et transformable de l’image est sa source d’inspiration, celle qui lui permet de construire son oeuvre, son regard, ses images et celles puisées ici ou là, juxtaposées, confrontées, imbriquées pour en faire une seule ; c´est ainsi qu’il travaille et construit un nouvel univers. Il utilise comme base ses propres photos ou des photos extraites de magazines qu’il retouche avec de la peinture. Les images sont sa matière première pour donner une autre vision de la photo. Ses oeuvres sont très parlantes, suggestives et invitent à décoder la société qui nous entoure, en allant au-delà des apparences. Il assemble, rassemble des fragments de métamorphoses pour faire exister d’étranges familiarités sur papier glacé.
Nestor Da se nourrit de son entourage, du quotidien vécu par les hommes dans les lieux où il passe et où il vit. Il prend toujours des photos de personnes ou de choses sous différents aspects, et y porte un jugement personnel. C’est ce message qu’il veut faire passer aux gens d’ici et d’ailleurs. Vivre et s’arrêter sur l’image, il fixe sur l’image l’histoire d’une vie, une vie à avancer…
(France / Côte d’Ivoire)
Exposé à la Fondation Bullukian
Né en 1978, à Lille, d’une mère française et d’un père ivoirien, il vit et travaille entre Milan et Paris. Après une licence en biochimie, il étudie la photographie à l’École Supérieure des Métiers Artistiques de Montpellier. Diplômé en 2002, il se consacre à l’image en studio et en reportage et assiste des photographes de renommée internationale. Il développe ses propres techniques et son style à travers le portrait, la mode et la nature morte. En 2007, il expose Mascarade au festival des Arts Visuels d'Abidjan. La même année il fonde avec d’autres photographes le studio Pomezia Uno à Milan. Il y accueille en 2008 le festival d’image et de musique Matières sensibles créant ainsi une passerelle culturelle avec Lille. Ses recherches s’orientent ensuite vers une redéfinition de la ville avec Mes Tissages Urbains. Les photographies réalisées en Côte d'Ivoire sont présentées aux 8èmes Rencontres de Bamako.
Depuis 2009, son travail entretient un rapport sensible à la mémoire. D'Israël à Bamako, il s'attache à révéler les traces laissées par le temps dans l'architecture. La série Tracks dévoile des espaces oubliés remplis de souvenirs, de possibles, d’Histoire.
(Congo Brazzaville)
Exposé à la Fondation Bullukian
Photographe congolais, il est membre du Collectif Génération Elili et d’Afrique in visu. Ce
photographe débute la photographie en 1993. Très vite, il chronique pour les journaux locaux
la vie brazzavilloise et se fait surnommé « Photouin ». Il se détourne du conformisme (photo
studio, de famille, photo souvenir, portrait) et pose un regard récriminatoire sur les guerres à
répétition que le Congo a connues avec son travail Les Séquelles de la Guerre.
Élu meilleur photographe par le jury de l'académie de Beaux Arts à Kinshasa et récompensé
récemment au 5ème jeux de la francophonie à Niamey (Niger) où il a représenté le Congo en
2005, Baudouin Mouanda est sélectionné trois fois au concours international pour le grand
prix du photo reportage étudiant Paris Match /SFR, il a fait parti des 30 candidats sélectionnés
parmi 4000. En 2007, il bénéficie d’une résidence à Paris où il suit un stage de
perfectionnement au CFPJ (Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes).
Il en profite pour réaliser un travail personnel sur la société congolaise à Paris et en banlieue
intitulé « la Sapologie ». Il le continu en 2008 à Brazzaville. En 2009-2010, il expose ce
travail sur la SAPE dans le cadre de l’exposition L’art d’être un homme au Musée Dapper à
Paris.
En 2009, Baudouin Mouanda a été exposé dans le cadre des Rencontres Africaines de la Photographie de Bamako où il a obtenu le prix Jeune Talent et un prix de la fondation Blachère. Il vient de réaliser une résidence (Visa pour la création) pendant 3 mois au Gabon, à Libreville pour développer son travail Hip-Hop et Société et suivre les élections présidentielles.
Baudouin Mouanda publie régulièrement dans Afrique magazine, Jeune Afrique, VSD, L’Express Style et Planète Jeune. Son travail fait parti de plusieurs collections en France et à l’étranger.
(Afrique du Sud)
Exposée à la Fondation Bullukian
Zanélé Muholi est née à Umlazi, Durban en 1972 (Afrique du Sud). Elle vit et travaille à Cape
Town. Elle A obtenu, en 2004, un diplôme supérieur de photographie au Market Photo
Workshop de Newtowm. Son travail photographique adopte une attitude militante qui vise à
lutter contre la stigmatisation de la sexualité gay et lesbienne jugée 'non africaine' et exempt
d'amour, cela au travers d'images intimes de lesbiennes noires. L'artiste définit son travail
comme une forme d’activisme visuel : c'est sa réponse au viol et au meurtre d'innocents en
raison de leur sexualité ou appartenance ethnique. Représentant des femmes d'âges et de
cultures divers, elle propose une vision forte des ressemblances et des différences entre les
Hommes. Dernièrement, elle a intégré le groupe In Between en lien avec une résidence
d'artistes à l'Université d'Allegheny à Meaville.
(Nigéria)
Exposé à la Fondation Bullukian
Uche Okpa-Iroha est né en 1972 à Enugu, au sud est du Nigeria. Diplômé en sciences et
technologie de l’alimentation en 1997, il débute la photographie en 2005 avec Uche James
Iroha. L’année suivante, il co-fonde le collectif BlackBox Photography et expose son travail FootballWorls à l’Institut Goethe de Lagos. Il est présent en 2007 à la Biennale de la Havane
à Cuba, en 2008 et 2009 au Africa Photo Contest de Tarifa en Espagne.
Lors des rencontres 2009 de la photographie africaine de Bamako, il reçoit le grand prix Seydou Keita. Son intérêt est basé sur l’humanité. Il aime rendre compte par sa photographie des conditions humaines. Son travail la plus part du temps intervient dans l’espace social, économique et politique de son pays. Il réalise beaucoup de portraits en extérieur et aime placer les sujets dans leurs espaces familiers. Il se voit comme un imposteur de la photographie de confrontation.
(Mali)
Exposé à la Galerie Georges Verney-Carron et à la FNAC Bellecour
Malick Sidibé est né en 1935 à Soloba, à 300 km de Bamako. Il fréquente à partir de 1952
l’école des Artisans Soudanais à Bamako où il obtient le diplôme d’artisan-bijoutier. A la
recherche d’un dessinateur, Gérard Guillat, surnommé ‘Gégé la pellicule’, fait appel à lui pour
décorer la devanture de son studio de photo. Son travail terminé, son nouveau patron lui
demande d’être son premier employé. C’est ainsi que sa carrière de photographe démarre.
Ses premières photos datent de 1956. En 1958, il ouvre le “Studio Malick” à Bamako, rue 30,
angle 19 dans un quartier populaire, Bagadadji.
Il fut le témoin privilégié de la vie bamakoise, fixant les us et coutumes des gens ordinaires. Ce quotidien devenu avec le temps extraordinaire. Il a accumulé les photos de famille, de mariages, de baptêmes, les fêtes nocturnes tout comme les bains sur les rives du Niger… Il retrouve les dates des clichés en fonction des tapis, des motifs géométriques qui marqueront à chaque fois une période. Ils sont répétitifs et participent à l’oeuvre en studio. Le maître ne les a pas choisis par hasard. Il a toujours eu le goût pour les compositions graphiques. Le noir et le blanc lui ont permis d‘exploiter les contrastes. Soucieux du jeu des profondeurs, il a disposé les corps sur des fonds bavards dont les dessins viennent épouser les modèles avec lesquels le dialogue visuel crée une oeuvre.
Malick Sidibé a une grammaire stylistique identifiable entre toutes. Il possède un art très personnel de la mise en scène. Les sentiments de ses sujets transparaissent immortalisés quelques centièmes de seconde, donc vivants à tout jamais. Ils défient le temps, l’entropie… Loin des paillettes et du glamour, il joue de la dignité et de la joie. Sa dramaturgie repose sur l’amour de la vie.
En 1994, il est découvert aux premières Rencontres de la Photographie africaine à Bamako. C’est le début d’une carrière internationale. Ses oeuvres sont visibles dans les plus prestigieuses salles d’exposition du monde telle la Fondation Cartier à Paris en 1995, le musée Guggenheim à New-York, la National Portrait Gallery de Londres. En 1998, André Magnin (curateur de la collection Pigozzi), lui consacre une biographie. Il est officiellement, depuis 2002, Chevalier des Arts et Lettres de l’ordre du mérite français.
Malick Sidibé est le premier photographe africain à recevoir le Prix international de la photographie décerné par la fondation Erna et Victor Hasselblad. Il lui a été remis le 25 octobre 2003 à Göteborg (Suède). Ce prix avait déjà consacré les plus grands photographes de la planète comme Henri Cartier-Bresson, Richard Avedon, Jeff Wall ou encore Cindy Sherman. Cet éminent portraitiste a de même été récompensé d'un Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière, à la 52e Biennale d'art contemporain de Venise en 2007, qui a accueilli une centaine d'artistes internationaux.
(Sénégal)
Exposé au Musée Africain
Commissaire de l’exposition : Madame Frédérique Chapuis, Télérama.
Oumar Ly est né en 1943 à Podor, au Sénégal, où il vit et travaille. Rien ne prédestinait ce fils
de marabout et de commerçant au métier de photographe. C’est au hasard d’une rencontre
avec un militaire français qu’il découvre la photographie. Très vite le jeune Ly acquiert son
premier appareil, un Kodak Brownie Flash. En 1963, il ouvre le studio Thioffy dans le quartier
du marché de Podor, alors prospère petite ville de commerce, frontalière avec la Mauritanie.
Des années 1963 à 1978, il réalise, équipé d’un Rolleiflex, de nombreux portraits dans les
villages bordant les rives du fleuve Sénégal. Aujourd’hui, ses archives constituent une
indéniable richesse patrimoniale. Mis en valeur par l’association Marie-Louise & Fils, les
portraits de brousse sont, pour la première fois, réunis dans un album paru aux éditions
Filigranes et présentés aux Rencontres de Bamako-2009.
(Belgique)
Exposé au Centre Hospitalier Saint Joseph – Saint Luc
Né en 1962, représenté par la Galerie Le Réverbère, Lyon.
Odeurs d’Afrique - Brûleur - Site de Lucy
Il y a quinze ans, Thomas Chable rencontrait l’Afrique pour la première fois. C’est au Sénégal,
Niger, Mali, Burkina Faso, qu’il réalise les premières photographies d’Odeurs d’Afrique où
transparaissent les saveurs subtiles de la rencontre. En 2001, le photographe apporte un
nouveau témoignage sur ces populations en partageant avec elles une autre forme d’intimité,
celle des Brûleurs. Cette longue enquête dure cinq ans durant lesquels Thomas Chable va
accompagner et partager le quotidien des hommes qui abandonnent tout dans l’espoir d’une
vie meilleure en Europe. Aujourd’hui, c’est en Éthiopie, la terre de nos ancêtres à tous, que
Thomas Chable a choisi de réaliser le troisième volet de cet essai photographique
exceptionnel. Il l’a appelé le site de Lucy, comme un souffle de mémoire qui arrive jusqu’à
nous.
Annie-Laure Wanaverbecq
(Togo)
Représenté par la galerie Dettinger-Mayer
Degbava né en 1939 à Salivé au Togo. Il vit et travaille à Lomé. C’est en 1958 chez Clément Fumey (Photo Edekpe) photographe réputé à Lomé que Degbava décide d’effectuer son apprentissage. De 1962 à 1964 il collabore avec Anthony Bright (photo Cacovena) et Bernard Anah (photo Gomina). Grâce à leurs bons conseils et leur enseignement pratique il se familiarise avec la vie professionnelle. Il ouvre en 1964 son premier studio photo rue d’Amoutivé à Lomé. Dès son installation bon nombre de groupes familiaux ; jeunes mariés, sportifs, artistes et autres personnalités vont défiler dans sa boutique-studio. Ses clients souvent très élégamment vêtus, coiffés, muni de leurs accessoires, posent dans son studio décoré de papier peint, de rideaux, de tapis, d’une grille de fer forgé, d’un tabouret, de fleurs artificielles et de colonnes en stuc. En 1969 Degbava prend la décision de se rendre en Europe pour perfectionner son métier. Il va suivre des stages dans plusieurs laboratoires photographiques à Anvers, Leverkusen, Munich. Il rapportera son premier appareil Rolleiflex 6x6. De retour à Lomé en 1970 il aménage un nouveau studio et il devient le photographe attitré de la famille-présidentielle. Il sera fréquemment sollicité pour réaliser des reportages : commémorations, réceptions, cérémonies, organisées lors des visites de chefs d’état et personnalité au Togo. Sa réputation lui permet d’étoffer sa clientèle locale. Il va multiplier les portraits d’identité : les portraits artistiques ainsi que de nombreux reportages sportifs, culturels et festifs. Au début des années 90 la couleur fait son apparition et se profile le déclin du noir et blanc. Avec l’arrivée du numérique Degbava cède la direction de son commerce à son fils. Sa longue pratique professionnelle durant près de 40 ans lègue au Togo des milliers de photographies, comme autant de témoignages esthétiques de la vie sociale et culturelle de ce pays.
(Italie)
Exposé sur les grilles de l’Université Lyon 2
Nicola Lo Calzo est un photographe italien, né à Turin en 1979. Après une formation en
paysagisme, il obtient un master en Arts visuels à l’Université de Turin, ville dans laquelle il
débute sa carrière de photographe. Installé à Paris depuis 2005, il privilégie plus
particulièrement deux genres, le domaine du portrait et la photo de reportage, avec une
attention toute particulière accordée à l’identité et aux caractéristiques sociales et culturelles
propres à chaque sujet photographié.
Tous les portraits réalisés par Lo Calzo, aussi bien en Afrique qu’à Paris, témoignent d’une
humanité singulière et universelle. L’intensité qui se dégage de chacun de ses portraits capte
immédiatement toute l’attention du regardeur, comme pour mieux transcender la réalité
particulière à laquelle ils appartiennent, privilégiant l’être par rapport au paraître, pour en
magnifier l’essence, comme autant de sujets habités au-delà du relativisme de leurs
marqueurs sociaux.
Dans son projet INSIDE NIGER, le sujet photographié est invité à prendre la pose, le décor
environnant étant réduit la plupart du temps à quelques détails ou indices d’un décor naturel
ou de son univers de travail. Face à l’objectif, fier et vulnérable à la fois, ils témoignent d’une
certaine réalité du continent africain. Lo Calzo emprunte au reportage la véracité des images,
de celles qui documentent une réalité et illustrent l’analyse que chacun veut bien en faire.
Dans le même temps, son travail photographique entend s’inscrire dans une réalité
plasticienne, magnifiant le sujet, ennoblissant sa condition de travailleur par l’humanité de
son regard, dressant en filigrane le portrait du photographe lui même.
Actuellement il travaille entre Paris et l’Afrique sur deux projets, les bochimans du Kalahari et
les personnes de petite taille au Cameroun.
Olivier Castaing, Art consultant
(Mali)
Exposé à la Galerie IUFM Confluence(s)
Né à Bamako en 1959, Alioune Bâ est responsable de la section photo du Musée National du
Mali depuis plus de vingt ans. Il travaille à la documentation photographique des collections mais s’intéresse aussi aux cérémonies rituelles et fêtes traditionnelles qu’il photographie à travers tout le pays. Vice président de l’association Seydou Keïta en 2OO1, il la préside ensuite à la mort du photographe. Défenseur de ce patrimoine unique qu’il faut préserver et faire partager, il oeuvre aussi pour la reconnaissance des autres photographes. Il aime montrer l’Afrique en Europe et l’Afrique en Afrique. Il a exposé au Mali mais aussi en Europe (Brême, Copenhague, Rouen, Paris, Amiens) ainsi qu’au Japon. Ses photos ont été publiées.
Les thèmes abordés sont variés : « Détail des pieds et des mains », « Enfant, que deviendras-tu ? », « Femme en milieu rural », « l’orpaillage traditionnel », « Vie quotidienne en milieu rural « , « Fleuve », « Caravane de sel dans le désert », « Architecture de terre au Mali ».
(Mali)
Exposé à la Galerie IUFM Confluence(s)
Emmanuel Bakary Dao, né le 7 décembre 1960, vit et travaille à Bamako. Issu d’une
formation de dessinateur à l’INA, il commence la photographie par la réalisation de portraits qu’il dessine ensuite. Dès les années 1985, il est photographe ambulant et fonde l’association Djaw-Mali pour initier les jeunes générations à l’art dans la photographie. En 1998, il présente aux Rencontres de Bamako un travail sur les idéogrammes de ses ancêtres qu’il continue encore aujourd’hui. Il s’intéresse ainsi aux interprétations et signes des Dogons, des Dafings, des Bambaras ou encore des Bozo. Dans son studio, il réalise des portraits de personnes portant des idéogrammes réalisés en carton. Il reçoit en 1998 le prix Seydou Keita pour le portrait par le ministère de la culture. En Europe, il réalise un travail sur le pèlerinage à Lourdes et la gare Saint Charles notamment.
(Mali)
Exposé à la Galerie IUFM Confluence(s)
Né en 1978 à Tonka, dans la région de Tombouctou, au Mali, Harandane Dicko vit et travaille à Bamako. Après des études de sciences humaines, il intègre le Centre de Formation en Photographie de Bamako (CFP). En 2002, il effectue son premier stage auprès du journal Der Land Bote à Winterthur puis d’autres résidences en 2006 et 2007 en Suisse (Berne et Vevey). En 2008, il effectue une résidence de trois mois à la Cité Internationale des Arts de Paris. Lauréat du programme « visas pour la création » de culturesfrance en 2008 et lauréat du premier prix du premier concours Afrique photo organisée par le Centre Andalous de
photographie et le festival de cinéma Africain de Tarifa en Espagne. Harandane partage
actuellement son temps entre sa passion, la photographie, et son poste de formateur au
Centre de Formation en Photographie de Bamako.
(Espagne)
Exposé à la Galerie IUFM Confluence(s)
Isabel Muñoz commença ses études de photographies au Fotocentro, une école de
photographie privée de Madrid. Pendant un séjour aux États-Unis, elle rencontre de
nombreux professeurs qui l'influencent et elle y retourne plusieurs fois pour améliorer ses
compétences en matière de photographie. C'est le tirage platine qui devint sa spécialité. «Je
prends toutes mes photos en moyen format, 80 x 120 cm. Pour mettre en valeur la sensualité
du sujet, je développe les photos avec du sel de platine pour faire ressortir un ton légèrement
brun et chaud sur les tirages. »
Mais, bien sûr, elle a aussi été influencée par d'autres artistes, dont Ramón Mourelle, Eduardo
Momeñe, Lewis Carroll, Tina Modotti, Robert Doisneau et Robert Mapplethorpe.
Elle connaît depuis le milieu des années quatre-vingt une ascension phénoménale et a fait au moins une exposition par an durant toutes ces années. Elle a aussi publié plusieurs ouvrages. Depuis sa première exposition intitulée « Toques », en 1986, à Madrid, Isabel Muñoz passe la plupart de son temps à voyager et ce, à un tel point, qu'elle ne travaille presque plus qu'à l'étranger.
Toutes les activités de l'événement 'passage' 2010 sont gratuites et libre d'accès dans la limite des places disponibles.
Renseignements :
Tél. 04 72 69 05 00
Courriel