Musée des confluences

Diamond cuts diamond

Dans le cadre de Jazz et transe chamanique de Corée

"Seul un diamant coupe un autre diamant"
Concert le 14 mai à 20h30

Après avoir inauguré la saison dernière, Nguyen Lê, maître incontesté de la guitare et créateur hors norme, revient avec un projet insolite et inédit avec les musiciens du groupe Baraji.

« Selon moi, la musique traditionnelle coréenne est la plus intense et la plus groovy qui soit en Asie de l'Est. La tradition des percussions est totalement excitante -puissante, swingante, complexe, torride, avec de nombreux rythmes en 3/4 et impairs- chose unique de ce côté- là du monde ! Les mélodies chantées sont passionnées, poignantes, enflammées, avec un vibrato très large et caractéristique. L'art du chant Pansori me rappelle un blues primal, un Flamenco ardent et rauque; l'appel à la danse et l'orchestration des percussions m'évoquent le regretté Doudou N'diaye Rose du Sénégal... J'adore cette musique depuis des années. "Million Waves", mon 1er album chez ACT en 1994, était ainsi nommé d'après une ancienne musique de cour de Séoul dont je m'étais inspiré.

"Baraji" est un autre symbole de ce que j'appelle "les musiciens traditionnels d'aujourd'hui", ces virtuoses d'ailleurs qui, parce qu'ils l'ont appris de fond en comble avec des maîtres émérites, portent et incarnent au plus profond d'eux-mêmes la tradition de leur pays. Mais ils sont jeunes aussi, curieux d'apprendre et de partager, ouverts au monde entier. Ils ont appris le monde occidental sans renier leur passé. La modernité ne remplace pas la tradition, elle s'y ajoute et la rend encore plus vivante. »
Nguyên Lê


Nguyên Lê : guitare électrique
Soungjae Cho : ajaeng (cithare à archet)
Kwangyoon Jeong: daegeum (grande flûte traversière en bambou)
Min Su Kang: percussion
Jae Hyuk Lee: piri (hautbois en bambou)
Chonghun Park: percussion
Na Kyung Won: haegeum (vièle à deux cordes)
Yulhee Kim: voix

 

Crédit photo © Baraji