les accélérateurs de particules

la convention de recherche avec le musée des Confluences

Entre fin 2012 et janvier 2016, le musée des Confluences a accueilli pour trois ans Séverine Derolez dans le cadre d'une convention de recherche CIFRE : il s'agit de la première convention de ce type au musée.

Spécialiste de la didactique et de l'histoire de la physique-chimie, la doctorante fait partie du laboratoire S2HEP (Sciences, Société, Historicité, Éducation et Pratiques) de l'Université Claude-Bernard Lyon 1. Ses travaux portent sur la patrimonialisation des instruments scientifiques contemporains et leurs contextes de valorisation, avec un développement important autour d'un des instruments de la Big Science des années 1950 : l'accélérateur de particules Cockcroft-Walton, dont un exemplaire a été déposé au musée des Confluences par Universcience. Elle étudie plus particulièrement l'instrument conservé par l'Institut de physique nucléaire de Lyon (IPNL), aux côtés d'autres accélateurs en fonctionnement.

la mission PATSTEC

Séverine Derolez a été recrutée par le musée dans le cadre de la Mission nationale de sauvegarde et valorisation du patrimoine scientifique et technique contemporain (PATSTEC), pilotée par le Musée des Arts et Métiers - CNAM sous l'autorité du ministère de la Recherche. Avec la création en 2005 d'une collection sciences et techniques, le musée des Confluences souhaitait en effet s'impliquer dans cette mission sur le territoire de l'Académie de Lyon. Cette mission s'insérait également dans le cadre d'une convention-cadre signée en décembre 2010 entre le département du Rhône et l'Université de Lyon (PRES puis COMUE).

Dans la convention signée en avril 2012 avec la mission PATSTEC, deux thématiques importantes pour l'histoire locale sont privilégiées : la chimie et la santé. Avec la responsable des collections sciences et techniques, Séverine Derolez commence donc à référencer des instruments scientifiques du patrimoine de santé, particulièrement exceptionnel à Lyon : musée d'histoire de la médecine et de la pharmacie, musée d'anatomie et des sciences médicales, musée dentaire, musée des sciences biologiques du docteur Mérieux, musée de tératologie de Vet'Agro Sup, collection de radiologie d'Albert Renaud aux Hospices civils de Lyon, etc. Des instruments de l'IPNL et de laboratoires de chimie sont également référencés ou repérés, et des contacts sont noués avec Lyonbiopôle. Au total, 133 objets sont référencés au cours des premiers mois et sont décrits dans la base de données du musée. Cette mission est actuellement suspendue au musée des Confluences, mais se poursuit dans l'Académie de Grenoble avec l'association ACONIT.

les accélérateurs de particules Cockcroft et Walton

La thèse de la chercheuse se concentre donc davantage sur le type d'accélérateurs qu'elle étudie, dont elle recense des exemplaires à travers le monde et analyse les dispositifs de médiation. Peu à peu s'établit une véritable biographie de l'instrument de l'IPNL, qui bénéficie d'un projet de valorisation : le laboratoire et le département de physique de l'Université Claude-Bernard Lyon 1 souhaiteraient le remonter à l'extérieur, comme objet-emblème sur le campus. Ce projet rencontre l'intérêt d'un étudiant en restauration de l'Ecole Supérieure d'Art d'Avignon (ESAA), Rémi Geindreau, qui a réalisé une étude de conservation-restauration dans le cadre de son diplôme de fin d'études. Un projet de reconstitution 3D est également en cours.

En parallèle, Séverine Derolez a présenté plusieurs communications dans des colloques nationaux et internationaux, portant notamment sur le patrimoine contemporain, la didactique et la médiation des sciences. Elle a également publié des articles sur ces mêmes sujets.

Son projet a été présenté sur le site de Sciences pour tous. Elle a soutenu sa thèse le 8 décembre 2016.