Musée des confluences

Amulette en pendentif pectoral terewt

 

utilisation

Ce pectoral imposant est l’élément essentiel de la parure des femmes lors des grandes fêtes et des mariages. Cet ornement a également une fonction protectrice, car le triangle est considéré comme un signe prophylactique – ce qui explique d’ailleurs son omniprésence dans les parures touaregs. Les petits pendants triangulaires accrochés au bas des pendentifs se nomment des tishatshatin. Ils cliquettent comme des grelots et leur fonction est de protéger du mauvais œil.

De manière plus générale, les Touaregs associent au métal une charge symbolique de protection.

description

Le pendentif est composé d'un collier en cuir et d'une parure composée d'un triangle central surmonté d'un losange appelé tasral, et de triangles plus petits terminés par des pendentifs. Les matériaux et procédés utilisés sont les suivants :

  • alliage d'argent (martelé, gravé, estampé, repoussé)
  • cuivre (martelé)
  • cuir (fil tressé, teinté)
  • fer-blanc (martelé)
  • laiton (martelé, estampé, incrustation)

Le dos des amulettes est souvent en fer-blanc provenant de la récupération de plusieurs objets.

Ce grand pectoral a été donné au musée des Confluences en 2015 par l’association MASNAT. Pièce unique, elle est l’un des objets phares dans un ensemble de plus de 500 parures et amulettes collectés par Jean Burner auprès des populations touaregs du Niger durant la deuxième moitié du XXe siècle.

expositions

  • Ce grand pectoral est actuellement présenté dans l'exposition permanente Espèces, la maille du vivant dans la vitrine Trouver sa place (Parures africaines) au côté d'autres pièces maîtresses de la collection Jean Burner - Association MASNAT.

De nombreux animaux présentent un caractère social. Celui-ci s’exprime sous des formes très différentes, depuis le simple regroupement jusqu’à des organisations complexes aux systèmes de communication élaborés. Les sociétés de primates, et plus particulièrement les sociétés humaines, se distinguent par leur complexité. La capacité de l’être humain à apprendre plus que toute autre espèce, lui permet de remettre en question jusqu’à son mode de vie et ses structures sociales. Il a inventé un nombre infini de valeurs, de pratiques et d’artefacts régissant ses relations et son identité sociale.

Nos comportements sociaux s’expriment à travers une infinité de pratiques. En témoignent, par exemple, les multiples moments de sociabilité ponctuant nos vies et marquant l’adhésion à la société. Une complexité qui se manifeste aussi dans la diversité des signes exprimant le statut et le rôle de chacun.

Parmi eux, les parures n’ont pas seulement une fonction identitaire. Nombre d’entre elles sont destinées à protéger leur propriétaire de toute atteinte maléfique. Chez les Touaregs par exemple, cette protection est liée au choix de matières spécifiques ou à la présence d’extraits du Coran dans les amulettes.

Many animals are social by nature. This sociability is expressed in many different ways. It may be a simple grouping together or something much more complex, involving elaborate systems of communication. Primate societies and human societies in particular, are distinguished by their complexity. Humans have the capacity to learn more than any other species. This means that they even go as far as questioning their own lifestyle and social structures. They have invented an infinite number of values, practices and artefacts which are used to govern their relationships and place in society.

Our social behaviours are expressed through an endless array of practices. As reflected, for example, by the multiple social moments punctuating our lives that demonstrate our membership in society. This complexity is also reflected in the diversity of signs expressing the status and the role of each member.

Among them, adornments are not uniquely used for purposes of identification. Many are intended to protect their owners from evil. Touareg people, for example, believe that protection comes from specific materials or from extracts of the Koran present in amulets.

  • L'ensemble de parures fera l’objet d’une exposition temporaire au musée des Confluences à l'automne 2017.

bibliographie (par ordre chronologique)

  • BURNER Jean, 2011, Bijoux touaregs, Art des bijoux anciens du Sahel et du Sahara au Niger, L’Argentière-La-Bessée : Ed. du Fournel, p. 158-160.
  • SELIGMAN Thomas, LOUGHRAN Kristyne (eds.), 2006, Art of being Tuareg : Sahara nomads in a Modern World, Los Angeles : Iris & Gerald Cantor Center for Visual Arts at Stanford University, UCLA Flower Museum of Cultural History.
  • GOTTLER Gerhard, 2003, Magische Ornamente, Zurich : Museum Rietberg.
  • CUYPERS Jan.-B., 1994, Touareg, album de photographies et catalogue de l’exposition, Tervuren : Musée royal de Tervuren.
  • BOREL François, 1991, A fleur de peau, bijoux touaregs, Neuchâtel : Musée d’ethnographie de Neuchâtel.
  • GABUS Jean, 1958, Au Sahara arts et symboles, Neuchâtel : mémoire de l’Université.

lien

 

Éditeur : 
Musée des Confluences (Lyon, France)
Modifié le : 
1 Septembre 2016
Crédits : 
musée des Confluences (Lyon,France), CC BY-SA