Musée des confluences

Coiffe-bonnet, roriro-ri

 

utilisation

Pour les Kayapo, l’utilisation de certains ornements corporels dont des coiffes, est transmise de génération en génération au sein d’une même famille.

Le garçon Kayapo reçoit à sa naissance des « Nêkréx » (privilèges), offerts par les hommes de sa famille, qui lui autorisent à porter ces ornements. Ces « privilèges » correspondent notamment aux différentes combinaisons de plumes qui composent la coiffe du jeune garçon. Les plumes indiquent sa filiation et permettent de le distinguer des autres membres de la communauté. Les plumes proviennent de diverses espèces d’oiseaux et offrent des morphologies et des assemblages de couleurs différentes.

Cette coiffe-bonnet des kayapo mekrãgnoti est appelée roriro-ri. Elle date du 20e siècle et elle est structurée sur une filière en fibres végétales tressées sur laquelle sont fixées des plumes de hocco, de aras rouge, bleu et hyacinthe. La parure est portée lors de rituels appelés mereremex, terme générique pour désigner le moment pendant lequel « les hommes déploient leur beauté ».

exposition

Cette coiffe est actuellement présentée dans l'exposition temporaire Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert (06/06/2019-15/03/2020).

Le filet interne de ce bonnet, une fois retourné, permet d’en protéger les plumes. L’appellation roriro-ri, utilisée pour désigner cette coiffe, est le terme employé par les Karajà, voisins des Kayapó.

This cap has an internal net, which protects the feathers when the cap is turned inside out. The name roriro-ri used to designate this headdress was given to it by the Karaja people, neighbours of the Kayapo.

bibliographie

  • VERSWIJVER Gustaaf, Kaiapó : Amazonie : plumes et peintures corporelles, Tervuren, Musée royal de l'Afrique centrale ; Gent, Snoeck-Ducaju & Zoon, 1992.

 

 

Éditeur : 
Musée des Confluences (Lyon, France)
Modifié le : 
10 Mai 2019
Crédits : 
musée des Confluences (Lyon,France), CC BY-SA