Musée des confluences

Félin à dents de sabre

 

description

Smilodon fatalis californicus fait partie de la famille des Félidés, de la sous-famille des Machairodontinae et et de la tribu des Smilodontini, toutes deux disparues. Cet animal d'environ 300 kg, qui ressemblait à un lion, a vécu du sud des Etats-Unis au Pérou jusqu'au Pléistocène supérieur. Le nom de Smilodon vient du grec et signifie dents en ciseaux. 2 autres espèces ont été identifiées : Smilodon gracilis, plus petit et qui ressemblait à un tigre, et Smilodon neogaeus, le plus grand de tous qui vivait au Brésil.

Le squelette du musée des Confluences provient du site de la Brea en Californie, où plus de 2 000 spécimens de Smilodon et de bien d'autres espèces ont été retrouvés et étudiés. Issu d'un échange en 1955 entre le muséum d'histoire naturelle de Lyon et le professeur Stirton de l'Université de Berkeley en Californie, il date du Pléistocène supérieur : cette période du Quaternaire, comprise entre -126 000 et -11 700 années, correspond à la dernière époque glaciaire qui a vu la disparition de nombreuses espèces, dont ce félin à dents de sabre.

exposition

Le félin est présenté dans l'exposition Origines, les récits du monde, dans la partie consacrée à nos origines de mammifères, et plus spécifiquement à la convergence des formes entre des espèces différentes du fait de l'adaptation au milieu naturel. A ses côtés figure un nimravide à dents de sabre (Hoplophoneus primaevus).

Lorsque les contraintes du milieu sont comparables, des formes semblables émergent par sélection naturelle dans des lignées différentes. C’est le cas des canines en dents de sabre, apparues de manière indépendante dans le groupe éteint des nimravides, puis dans celui des félins.

bibliographie sélective

Baskin Jon A, 1981.- Barbourofelis (Nimravidae) and Nimravides (Felidae), with a Description of Two New Species from the Late Miocene of Florida. Journal of Mammamology, Vol. 62, No. 1 (Feb., 1981), pp. 122-139.

 

Éditeur : 
Musée des Confluences (Lyon, France)
Modifié le : 
18 Mars 2016
Crédits : 
musée des Confluences (Lyon, France)