Retrouvez ci-dessous les réponses aux questions les plus fréquemment posées par les internautes, organisées par thème. Vous pouvez consulter les réponses une par une ou toutes les afficher.
En France, quand un musée bénéficie du label Musée de France (c'est le cas du Muséum), ses collections sont par définition inaliénables. Cela signifie qu'une fois inscrites à l'inventaire, elles le demeurent indéfiniment et ne peuvent être ni vendues, ni échangées
Les activités du Muséum se transférant au musée des Confluences, toutes ses collections deviennent intégralement celles du musée des Confluences.
Pour permettre aux équipes de se consacrer à 100% à la préparation des expositions et des équipements du musée des Confluences, imaginer les nouvelles formes de rendez-vous avec le public, les différents types de parcours, etc.
L'intérieur du Muséum accueille désormais le Chantier des collections.
Une fois les objets sélectionnés, il s'agit en effet de s’assurer qu'ils soient parfaitement présentables et documentés. C'est la mission du chantier des collections qui désigne toutes les opérations de vérification et d'actualisation des données, de prise de vue numérique et d'informatisation des collections.
Construit à la demande d’Emile Guimet en 1879, remanié et développé au fil des années et des besoins, le bâtiment est inscrit partiellement à l'inventaire des monuments historiques et appartient à la Ville de Lyon. Il ne peut être ni démoli, ni converti en immeuble d'habitation.
Sa vocation est de rester un équipement public, au service des citoyens.
C'est avec cette détermination que le Département du Rhône, en concertation avec la Ville de Lyon, conduit aujourd'hui sa réflexion sur l'avenir et la destination du bâtiment.
Depuis novembre 2002, les collections sciences de la terre et sciences de la vie sont conservées dans le Centre de Conservation et d’Etude des Collections (CCEC), un bâtiment rénové répondant aux normes internationales de conservation préventive : l’air y est filtré, la température constante, etc.
Situé dans le 7° arrondissement de Lyon, le CCEC n’est pas ouvert au grand public. Il accueille des scientifiques et des chercheurs. A terme toutes les collections du musée des Confluences, qui ne comporte pas de surfaces affectées aux réserves d'objets, seront regroupées au Centre de Conservation et d'Etude des Collections.
Tout d’abord, il s’agit bien d’un musée, c’est-à-dire une institution dont la mission est de conserver, mettre en valeur, développer et diffuser des collections.
Confluences s’est ensuite imposé par la situation du bâtiment au confluent du Rhône et de la Saône, par le projet culturel associant les sciences et les sociétés, par les objectifs du musée faisant se rencontrer les visiteurs et les savoirs.
En 2000, après analyse et comparaison avec d’autres lieux par un comité d’experts présidé par le Maire de Lyon, cet espace est apparu comme le plus adapté au projet. Très visible, le musée, entouré d’un parc, est un signal fort à l’entrée sud de la ville et dans un quartier en devenir.
Le musée développe une superficie de 22 000 m2, dont 6 500 sont consacrés aux expositions, soit 3 fois plus qu’au Muséum.
Le budget d’investissement total sera chiffré prochainement.
Le Département du Rhône assume la charge financière de cette opération, qui, grâce à la vente d’actifs, ne donnera lieu à aucune mobilisation fiscale supplémentaire.
Coop Himmelb(l)au : la coopérative bleu ciel
Fondée en 1968 à Vienne (Autriche) par Wolf D. Prix et Helmut Swiczinsky, Coop Himmelb(l)au intervient partout dans le monde.
Le nom de cette agence est un jeu de mots qui, en allemand, fait un double clin d’œil au bleu (blau) et à la construction (bau), tous deux ancrés dans le ciel (Himmel).
Couronnés par de nombreux prix, les travaux de Coop Himmelb(l)au illustrent une grande diversité d’interventions (centres commerciaux, institutions culturelles, bâtiments du tertiaire ou résidentiels…). La Banque Européenne vient récemment de leur confier la réalisation de son siège à Francfort (Allemagne).
En 2001, après un concours international, un jury de 18 membres composé d’élus, de représentants des collectivités locales, de personnalités compétentes et d’architectes a examiné l’ensemble des dossiers pour en retenir 7 en pré-sélection.
Face au projet architectural qui répondait idéalement au projet culturel, la conception du musée des Confluences a été confiée à l’agence autrichienne Coop Himmelb(l)au. La composition du musée combine le cristal et le nuage, symboles respectifs du connu et de l’inconnu, clarté de l’environnement familier d’aujourd’hui et flou incertain de demain.
Le maître d’ouvrage est le Département du Rhône, qui a mandaté la SERL (Société d’Equipement du Rhône et de Lyon) pour la construction du musée, l’aménagement du jardin et la préparation de la mise en exploitation.
Un parking, de capacité réduite, équipe le bâtiment et des aires de stationnement sont prévues à proximité immédiate du musée.
L’accès au musée des Confluences a été étudié pour répondre au mieux à la demande dans un environnement particulièrement contraint.
Bus, vélov’v (location de vélo), taxis et haltes fluviales desservent le bâtiment.
La ligne de tramway, fonctionnant actuellement jusqu’à Montrochet, est techniquement prévue pour arriver devant le parvis du musée.
Outre les places réservées dans le parking du musée et les aires de stationnement, ils disposent d’une dépose minute au niveau du parvis. A l’intérieur du musée, l’accessibilité est optimale.
La transparence du verre marque l’entrée du musée au nord, évoquant un signal d’appel envoyé vers la ville.
La Haute Qualité Environnementale (HQE) n’est ni une réglementation, ni un label, mais une démarche volontaire qui témoigne de l’engagement du Département du Rhône. Elle repose sur la mise en place d’un système de management spécifique et l’intégration d’exigences procédant de 14 cibles relatives à l’environnement extérieur et intérieur.
Le musée des Confluences a d’ores et déjà pris des mesures en direction de 4 de ces cibles :
Le musée est entouré d’un jardin en pente douce (escaliers-gradins) jusqu’aux rives des deux fleuves.
Cet espace, en plein air et libre accès, sert d’aire de repos et de pique-nique et accueille occasionnellement certaines formes de rendez-vous culturels.
L’espace Cristal (verrière d’entrée dans le musée) est conçu comme un espace de vie.
En accès libre et gratuit, indépendant de l’accès payant aux salles d’exposition, il comporte une boutique, une librairie et une cafétéria. Une brasserie, située sous le musée et ouverte sur le jardin, complète l’offre d’espaces loisirs.
L’ouverture est prévue au printemps 2014
L’amplitude horaire est actuellement en cours d’étude et inclurait une ouverture hebdomadaire en nocturne.
Le tarif d’entrée au musée des Confluences sera calqué sur celui des autres musées de l’agglomération. Des formules de visites partielles, d’abonnements mensuel ou annuel, de cartes fidélité et les réductions accordées habituellement aux bénéficiaires rendent l’accès aux expositions très attractif.
Tous les musées gérés par le Département du Rhône sont gratuits le jeudi.
La prévision pour le musée des Confluences se situe entre 13 et 15 millions d’€ (intégrant les frais de personnels, d’entretien et de maintenance, d’expositions et d’activités culturelles, de communication et d’administration) qu’il convient de mettre en comparaison avec le coût de fonctionnement annuel, et actuel, du Muséum (6,5 millions d’€).
Le montant des recettes de billetterie et de location des différents espaces du musée des Confluences, devraient être en forte augmentation par rapport aux chiffres du Muséum aujourd’hui et infléchir cette prévision de dépenses.
Le Département du Rhône mène actuellement une étude pour déterminer les axes de fonctionnement et de gestion qui seront les plus adaptés au futur musée. Cette analyse, dont dépendra l’effectif du musée des Confluences, a pour objectif d’affiner la répartition entre les missions assurées par le service public et celles qui seront confiées à d'autres prestataires.
En régime de croisière, le musée propose plusieurs expositions simultanées : une exposition permanente composée de 3 espaces distincts et 4 expositions temporaires. A cela s’ajoutent 3 espaces découvertes, un Muséoloab et 2 auditoriums.
Héritier du Muséum, le musée des Confluences en accueille toutes les collections. Réparties en quatre grands domaines : sciences de la Terre, sciences de la Vie et sciences de l’Homme, sciences et techniques, elles sont déployées selon les différentes expositions, avec de nouvelles scénographies.
Comme dans la plupart des autres musées, les expositions du Muséum ne dévoilaient au public qu’une infime partie des collections.
Au musée des Confluences, la surface réservée aux expositions (3 fois plus grande qu’au Muséum) permettra réellement d’exploiter la richesse des collections et de montrer des objets rarement (ou pour certains même jamais !) exposés au Muséum.
Le musée des Confluences s’appuie sur le travail des chercheurs et conservateurs précédents et entend préserver, étudier et faire connaître ce riche patrimoine.
L’évolution de son projet culturel nécessitant de développer les collections, le musée s’est aussi doté d’une politique d’acquisition ambitieuse. Il s’agit de compléter des collections historiques existantes en sciences de la Vie et de la Terre, d’actualiser les champs d’expertise en sciences de l’Homme (par exemple en art contemporain autochtone inuit et aborigène) ou d’ouvrir de nouveaux axes, notamment en Sciences et Techniques.
Les collections seront présentées dans une muséographie entièrement nouvelle, associant les objets aux sons, aux images, aux dispositifs interactifs en bénéficiant de l’apport des technologies actuelles.
Qui sommes-nous ?, d’où venons-nous ?, que faisons-nous ?… Ces grandes questions structurent le cœur du contenu du musée des Confluences, à travers trois expositions permanentes, déployées sur 3000 m². Elles traitent des origines et de l’avenir de l’Homme, ainsi que de son identité par rapport aux espèces vivantes, de sa capacité à construire, à innover, à échanger. Évolutives, elles reflètent l’avancement des connaissances dans le respect de la plus grande rigueur scientifique.
Au fil de son parcours tour à tour interactif, ludique ou didactique, le visiteur découvre une grande richesse de thèmes : la question des origines de l’univers ; l’astronomie ; le Big Bang ; la vision de la mort selon les différentes cultures ; la biodiversité et sa transformation par l’homme ; la biologie ; le cerveau humain ; les manipulations génétiques ; l’identité sociale familiale et culturelle ; l’innovation technologique…
L’exposition permanente est construite à partir des collections du musée, mais aussi de dons, de prêts, de dépôts…
Simultanément aux expositions de synthèse et de référence (expositions permanentes), 6 expositions de déclinaison (expositions temporaires) se tiennent sur 3 000 m2. D’ampleur et de durée différentes, elles approfondissent certains thèmes en relation avec l’actualité ou valorisent une collection. A l’instar des expositions de synthèse et de référence, elles font appel à différents modes de présentation, et utilisent des technologies de pointe.
Elles s’organisent autour d’axes thématiques tels que : Sons et musiques, l’Art et la machine, Déserts, Femmes et Hommes, Aborigènes et Inuit, Lumières, etc.
Et pour bien faire comprendre la filiation du musée des Confluences, une exposition retrace l’histoire des collections du Muséum, tandis qu’au niveau des ateliers en sous-sol, une autre simule les réserves d’un musée et se visite sur rendez-vous.
Le musée a mis sur pied un certain nombres d’instances pour l’accompagner dans sa démarche.
Un comité scientifique international encadre la réflexion et les orientations.
Des comités scientifiques pluridisciplinaires travaillent aussi sur les expositions de synthèse et de référence et sur les expositions de déclinaison, sur les espaces découvertes, sur les orientations des activités culturelles et pédagogiques…
Les choix thématiques des expositions développées par le musée des Confluences offrent parfois l’occasion de partenariats avec d’autres institutions culturelles dans le cadre de co-productions d’expositions qui limitent les coûts et permettent un rayonnement à plus grande échelle des programmations.
Ces établissements culturels partenaires sont soit français soit internationaux.
Les collections du Muséum comportent des pièces phares (squelettes de mammouth, de dodo, de baleine, etc.) qui ont leur place dans les expositions du musée des Confluences. A ceux-là, s’ajoute un squelette de dinosaure (Camarasaurus) que le Département du Rhône vient d’acquérir aux Etats Unis. Ce spécimen, complet à 80%, est unique en Europe…
Les règles de conservation et de préservation des objets demandent de grandes précautions pour les manipuler et les installer dans les expositions. Sauf cas exceptionnel lié à la nature même de l’objet (une pierre par exemple), il n’est pas possible d’autoriser le public à toucher les collections exposées.
En matière de technologies, la présence virtuelle permettra de renforcer et de développer la diffusion culturelle (expositions virtuelles, actions culturelles interactives…).
Ils sont de tailles différentes (350 et 120 places) pour accueillir conférences, colloques et débats, mais aussi spectacles, projections, art vivant, etc.
Le musée des Confluences fait appel à l’ensemble des disciplines et des modes de communication pour multiplier les regards et les discours. Le musée est un véritable lieu culturel où musiques, danses, théâtre, conférences, débats… sont appelés à nourrir l’imaginaire et la réflexion.
Le musée des Confluences reconnaît la diversité et le caractère pluriel des publics. S’adresser à un public jeune n’est pas nécessairement la même chose que s’adresser à un public touristique ou à un public d’experts. Prendre en compte les profils socio-économiques, mais aussi les divers modes d’apprentissage, fait partie de la responsabilité de l’institution. En conséquence le musée développe une programmation adaptée permettant d’atteindre ses objectifs de diffusion des connaissances, de réflexion et d’enchantement et propose différents niveaux de lecture, formes de médiation et accompagnement…
Même si le musée n’est pas l’école, il demeure un outil et un acteur important dans une politique d’éveil et d’apprentissage. Des maintenant, des ‘enseignants relais’ élaborent avec le musée les programmes de formation et d’action pour les publics scolaires.
L’ambition du musée des Confluences est de proposer à tous les publics l’accessibilité la plus large possible à l’ensemble de ses programmes et activités.
Pour être adaptés au plus grand nombre, textes et commentaires seront lisibles, visibles ou audibles dans les langues les plus couramment pratiquées.
Le musée croit à l’importance de la présence humaine dans ses activités et entend développer une importante programmation d’animation et d’activités culturelles (dans les salles, mais aussi hors des salles) pour encourager un véritable dialogue avec le public.
Lieu de savoir, le musée des Confluences est également un espace de vie et de rassemblement, conçu pour accueillir toutes les catégories de publics : scolaires, adultes, familles, spécialistes… Une attention particulière a été accordée aux visiteurs en situation de handicap : l’ensemble du musée leur sera accessible et compréhensible. Chacun pourra faire le parcours qu’il souhaite, selon ses centres d’intérêt et sa curiosité. Ici, on viendra pour découvrir, explorer, s’émerveiller. La culture ne sera plus une barrière, mais une passerelle jetée entre les visiteurs de tous horizons, donnant ainsi un nouveau sens à la notion de cohésion sociale.
Le musée des Confluences est ancré à Lyon et entend développer une politique de partenariat avec l’ensemble des milieux scientifiques, industriels, universitaires régionaux et également montrer les particularités du patrimoine scientifique et industriel local.
Le musée s’inscrit aussi dans un réseau national et international d’institutions culturelles.
Le musée des Confluences représente une offre culturelle nouvelle, mais complémentaire de l’existant. Son souhait n’est pas de concurrencer les propositions actuelles, mais plutôt d’amplifier l’attrait du Département du Rhône en convainquant de nouveaux visiteurs.