Films en compétition | 2e rencontres D’Images et de sons

Conférence ou projection
Du vendredi 22 au dimanche 24 avril
Silencio

De la rumba au maloya en passant par le fado, les 8 films en compétition révèlent les richesses musicales populaires à travers le monde.

Résultats des lauréats 2022 le dimanche 24 avril à 16h. 

Vendredi

21h30 - Ann O’aro Danyel Waro - deux voix du Maloya de Guillaume Dero

Ann O’aro Danyel Waro - deux voix du Maloya de Guillaume Dero (2020, France, 1h)

Le Maloya réunionnais est descendu des champs de cannes à sucre et des rituels religieux afro-malgaches comme un chant revendicatif pour les peuples opprimés. Après la départementalisation de la Réunion en 1946, cette musique contestataire et cathartique est perçue comme le symbole de la révolte contre l'ordre établi : ce blues insulaire des anciens esclaves a été interdit par les autorités françaises jusqu’en 1981. Ann O’aro et Danyel Waro se sont reconnus dans ce chant traditionnel, comme un cri pour clamer l’injustice de la colonisation ou l’abjection de l’inceste et du viol. 

Projection réalisée lors de la cérémonie d'ouverture des rencontres d'Images et de sons

© La Huit

Samedi

10h - Tamburreddhu - Resistenza sonora Salentina de Claudio "Cavallo" Giagnotti

Tamburreddhu - Resistenza sonora Salentina de Claudio "Cavallo" Giagnotti (Italie, 2020, VOST, 51 min)

Surplombant la Méditerranée, dans la région du Salento, est née la pizzica, une danse et un chant traditionnels menés par le tambour, le tamburreddhu. Le documentaire dépeint la lutte pour maintenir en vie le tamburreddhu du Salento et pour marquer sa différence avec le tamburello, un faux objet touristique sans histoire. Le film présente plusieurs des musiciens les plus importants du Salento, jouant dans le style traditionnel «uce e tamburreddhu» (voix et tambour), rappelant les mélodies des années 1950.

© OriginalMascarimiri
11h30 - Chez eux de Norbert Aboudarham

Chez eux de Norbert Aboudarham (France, 2021, VF, 1h35)

Le film est un road movie en France présentant douze musiciens improvisateurs qui nous reçoivent chez eux. Chaque rencontre est prétexte à un duo entre l'accordina (petit accordéon à bouche) de Norbert Aboudarham et un autre instrument (guitare, harpe, violon, serpent...).

© SR Socially Relevant Film Festival New York
15h - Silêncio, voix de Lisbonne de Judit Kalmár et Céline Coste Carlisle

Silêncio, voix de Lisbonne de Judit Kalmár et Céline Coste Carlisle (Portugal, 2020, VOSTFR, 1h27)

Silêncio est un documentaire qui se déroule dans le contexte d'une Lisbonne embourgeoisée. Nous suivons Ivone Dias et Marta Miranda, deux femmes artistes de générations différentes qui se battent pour la survie de leur art et de leur communauté. Leur langue commune est le fado, un style de musique traditionnelle qui parle de la lutte quotidienne de la vie. Avec son histoire tissée de paroles, le film explore la relation entre les chanteurs de fado et le monde en constante évolution qui les entoure.

© Jorge Leitão Ramos
17h - The Rumba Kings d'Alan Brain

The Rumba Kings d'Alan Brain (USA / Pérou, 2021, VF, 1h34)

L’histoire qui nous est contée est celle d’un voyage entre l’Afrique et les Caraïbes. Elle débute au 17e siècle quand des millions d’hommes et de femmes, arrachés au continent africain deviennent alors la main d’œuvre des colons européens (et bordelais.). Dès le début des années 1930, d’autres bateaux ramèneront de façon plus pacifique les rythmes cubains vers le fleuve Congo sur des disques 78 tours. La réappropriation sera d’autant plus évidente et rapide que les langues régionales remplaceront vite l’espagnol pour y conter les scènes de la vie. Les luttes pour l’indépendance des années 60 en feront la bande son de la résistance à la colonisation.

© The Rumba Kings
20h - Sing My Sister d'Alzira Guetsa, André Bahule et Karen Boswall

Sing My Sister d'Alzira Guetsa, André Bahule et Karen Boswall (Mozambique / UK, 2021, Portugais, Yawa, Changana avec sous-titres anglais, 1h23)

S'appuyant sur un riche corpus de recherches ethnographiques et musicales, cette trilogie emmène le spectateur dans un voyage à travers la musique et la danse des femmes et des filles dans trois régions du Mozambique. Chaque genre musical exploré représente des moments idéologiques sexués dans le progrès progressif de leur pays vers les droits humains des femmes et des filles : chants traditionnels de travail, de rituel et de maternité ; xingomana, qui reflète la politique de libération de l'après-guerre civile ; et une version féminisée du xigubu, une danse guerrière masculine, exécutée par des jeunes femmes en réponse à la violence sexiste.

 

21h30 - Rhythms of Lost Time d'Anisa Sabiri

Rhythms of Lost Time d'Anisa Sabiri (Tadjikistan, 2021,  anglais, persan, avec sous-titres anglais, 45 min)

La mondialisation, la politique et la religion anéantissent impitoyablement les derniers vestiges de la culture traditionnelle au Tadjikistan. Aujourd'hui, bon nombre de ces anciennes traditions ne survivent que dans les montagnes, où la musique et la danse accompagnent encore les gens dans la joie et la peine, tout comme il y a mille ans. Après avoir entendu un enregistrement d'un instrument tadjik appelé le maddoh il y a de nombreuses années, le musicien britannique Leo Abrahams a été frappé par sa beauté inhabituelle et s'est rendu au Tadjikistan pour tenter d'entendre la musique en personne.

Dans Rhythms of Lost Time, Leo parcourt le pays et rencontre les habitants locaux, qui lui font découvrir la culture hospitalière et riche du Tadjikistan. Ensemble, ils lèvent le rideau sur les défis auxquels la culture traditionnelle et le peuple tadjik ont été confrontés à la fois dans le passé et de nos jours.

© Anisa Sabiri

Dimanche

10h - The Journey of Askavlos de Yorgos Arvanitis

The Journey of Askavlos de Yorgos Arvanitis (Grèce, 2020, VOSTEN, 52 min)

La cornemuse grecque, l'askavlos, est relancée entre les mains de musiciens dédiés à la restauration et au maintien de cette ancienne tradition. Lentement mais sûrement, l'instrument trouve son chemin vers la ville, où des musiciens modernes l'introduisent sur la scène musicale contemporaine. Le spectateur devient témoin de ce renouveau et, aux côtés des protagonistes, découvre une chose presque perdue : les coutumes et l'éthos d'un peuple d'une autre époque, et une tradition orale qui fut autrefois un mode de vie, préservé au fil des siècles.

© LOS ANGELES GREEK FILM FESTIVAL
Infos pratiques

Fermeture exceptionnelle de l'exposition Origines, les récits du monde jusqu'au 14 octobre inclus.

Le parcours permanent