du sam. 17 oct. au dim. 1er nov.
Le musée est ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30.
Pour éviter la file d’attente, achetez votre billet en ligne.
Dans une grande partie de l’Afrique subsaharienne, devenir sculpteur relève très souvent d’un choix et d’une vocation. Le métier s’apprend chez un maître sculpteur. Bois, métal, ivoire, raphia… les matériaux employés ont été prélevés dans l’environnement, donnés, achetés, troqués.
La sculpture africaine représente rarement la nature ou le réel. Elle cherche plutôt à matérialiser des idées et des croyances destinées à favoriser des actions. S’inspirant de son environnement, le sculpteur associe souvent des images, concrètes ou abstraites, des éléments humains ou non humains.
L’usage de l’objet va déterminer son statut et son traitement. Une parure peut, à la mort de son propriétaire, être transformée en objet d’autel ; un objet rituel peut être considéré sous un angle esthétique puis devenir une simple marchandise. Complexe et changeant, le contexte d’usage originel est souvent oublié.
La plupart des objets déplacés vers l’Europe ont intégré des collections privées ou publiques. Acquis sur place auprès de leurs propriétaires et d’intermédiaires, ou hors d’Afrique auprès de marchands, ces biens sélectionnés pour leurs qualités esthétiques ou scientifiques ont souvent suivi des trajectoires complexes, changeant régulièrement de mains, de statuts et d’usages.
L’entrée des objets au musée est une nouvelle étape dans leur vie : leur patrimonialisation. Celle-ci consiste à les identifier, les photographier, les numéroter, les étudier, les restaurer afin de les conserver et de les protéger. Les objets quittent leur réserve à l’occasion d’une exposition ou d’un prêt à un autre musée, ils sont valorisés lors d’une publication et voyagent à nouveau dans les imaginaires.
du sam. 17 oct. au dim. 1er nov.
Le musée est ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30.
Pour éviter la file d’attente, achetez votre billet en ligne.