La venue au musée de Walter Littlemoon

Walter Littlemoon
Pour la première fois au musée des Confluences, la langue lakota a résonné dans le Cristal.

Une enfance marquée par les "Indians Residential Schools"

Descendant direct d'une famille de Lakotas ayant participé à la tournée européenne des spectacles de Buffalo Bill au début du 20e siècle : Walter Littlemoon, est né à Wounded Knee, dans le Dakota du Sud.

Son histoire est d’abord marquée en 1950 par les Indians Residential Schools, qu’il fréquenta pendant plusieurs années. Sur le modèle des écoles missionnaires, ces institutions s’inscrivent dans une démarche de destruction des identités culturelles autochtones. Elles imposent des règles strictes comme l’interdiction de pratiquer sa langue d’origine ou de porter des tenues traditionnelles.

Sortir du silence

Tout comme de nombreux Indiens ayant vécu ce traumatisme Walter sombre à l’âge adulte dans une longue dépression.

À 58 ans, il décide d'écrire et de publier ses mémoires. Dans They Called Me Uncivilized publié en 2009, Walter raconte les horreurs des Indian Residential Schools et l’histoire de sa famille. Depuis cette publication, Walter milite pour les droits des nations Indiennes et la reconnaissance de la véritable culture Lakota.

Un film documentaire lui est consacré en 2011, The Thick Dark Fog, relatant là encore son histoire et son combat pour sortir du silence.

© Vision Maker Media

La venue au musée de Walter

La vie de Walter est intimement liée au propos de l’exposition, qui vise à déconstruire l’image européenne de la culture indienne, véhiculée très largement par les Wild West Shows de Buffalo Bill. Le soir de l’inauguration de l’exposition, Walter Littlemoon s’est exprimé en langue Lakota. Il a pris la parole au nom de ces amérindiens qui se sont produits en Europe au début du 20e siècle dans de grands spectacles itinérants, dont nous avons voulu raconter l’histoire. 

Discours de Walter, inauguration de l'exposition Sur la piste des Sioux, 21 octobre 2021

James and Rosa Littlemoon were my parents. I am their youngest son. My father was killed by lightening when I was one year old. Seeing his clothes uplifts me. I feel an increase in strength and confidence.

There have been so many negative memories for our people, beginning in the mid-1800’s, during my grandparents’ lives, and continuing on through mine. So much of who we are has been lost and destroyed. Wars and broken treaties have greatly reduced our land base. Living under restrictive laws on reservation lands and being subjected as children to cultural genocide in Indian boarding schools destroyed much of our identity and our understanding of what it means to be tribal people. There are days in which I fear we are on the verge of extinction. The Elders used to say, “It’s hard to be Lakota.” The life we have been born into has been confusing, and it has been know who we are.

Preservation by caring individuals is so important for the survival of all tribal people because those acts of kindness remind us and encourage us during hard-times that we are human beings. We are a part of the brotherhood of life.

 
L'émotion prise sur le vif

© Musée des Confluences

Galerie

Photocopie du contrat de travail de Joe Little Moon
© musée des Confluences
Walter Littlemoon
© musée des Confluences – Bertrand Stofleth
Walter Littlemoon
© musée des Confluences – Bertrand Stofleth
Walter Littlemoon
© musée des Confluences – Bertrand Stofleth
Walter Littlemoon
© musée des Confluences – Bertrand Stofleth
Infos pratiques

Le musée est ouvert jeudi 26 mai de 10h30 à 18h30.

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