Pourquoi des animaux dans les expositions ?

L’être humain, dans la diversité du vivant
Le musée des Confluences expose de nombreux spécimens naturalisés. Mais d’où proviennent-ils ? Et pourquoi faire le choix de les exposer ?

La taxidermie dans les musées

Une des vocations des musées d’Histoire naturelle est de conserver le patrimoine naturel. La taxidermie est une des techniques de conservation des spécimens. Du grec, taxis, arrangement et derma, peau) est l’art de préparer les animaux vertébrés (poissons, reptiles, mammifères et oiseaux) pour les naturaliser.

Ces spécimens naturalisés proviennent d’animaux morts récupérés la plupart du temps dans des zoos. Un spécimen naturalisé spécifiquement destiné au musée devient un objet patrimonial dont la fonction esthétisante a pour but de lui redonner « vie ». Dans son effort de création, le taxidermiste cherche à présenter le spécimen, objet alors inanimé, pour ce qu’il était, un ancien être vivant. La taxidermie vise à établir une relation émotive entre le visiteur et l’objet.

Lorsque le musée récupère ces naturalisations, il devient gardien d’une mémoire matérielle de l’animal en complément du rôle que jouent les zoos et les réserves naturelles. Le rôle de conservation du patrimoine des musées grâce au talent du taxidermiste est de présenter l’animal le plus réaliste possible, rappelant ainsi son aspect vivant.

Quel est l’intérêt de la taxidermie pour les visiteurs ?

Face à l’évolution des technologies de l’image virtuelle, on peut se questionner sur l’intérêt de présenter des spécimens naturalisés, alors qu'il est désormais possible de faire « revivre » ces espèces, sur nos écrans. Il suffit d'observer les réactions des enfants dans la salle Espèces, la maille du vivant pour comprendre que l’image ne remplacera jamais la présence physique de l’animal. Aujourd’hui le visiteur du musée connait déjà bien les animaux par les livres, les films, ou la télévision, mais toujours avec une certaine distance.  Au musée, le visiteur sera confronté à l’animal réel, et peut apprécier sa taille, sa peau et sa fourrure, etc.. Il est tout près, beaucoup plus près que dans la nature. C’est une expérience unique et émotionnelle qui sera mémorisée par les enfants aussi bien que par les adultes, alors que les images, même animées se succèdent, s’accumulent et se remplacent, laissant des souvenirs vagues où le papillon à la même taille que la girafe.

Galerie

Sur la piste des Sioux
© musée des Confluences – Bertrand Stofleth
Exposition Espèces, la maille du vivant
© musée des Confluences - Yannick Saunier
Exposition Espèces, la maille du vivant
© musée des Confluences - Olivier Garcin
L’être humain face à son impact
© musée des Confluences - Olivier Garcin
L’être humain, dans la diversité du vivant
© musée des Confluences - Bertrand Stofleth
Exposition Espèces, la maille du vivant
© musée des Confluences - Laurent Vella
Exposition Espèces, la maille du vivant
© musée des Confluences - Olivier Garcin